[L'Aînée - Fête de la Musique] Musique, Et que chacun se mette à chanter, Et que chacun se laisse emporter...

  • Les arpèges envoûtants du célèbre Cavalli emplissent l'atelier de maître Nicolas, luthier à Crémone. Antoine, le cadet des fils Stradivarius, est émerveillé. C'est donc cela le violon ? Cet apprenti qui n'avait que peu d'attrait pour la lutherie voit soudain sa vie basculer. Ainsi naît une passion nouvelle et, avec elle, une légende : celle du célèbre Antonio Stradivarius.

  • Barbara Il était un piano noir...

    Plus jamais je ne rentrerai en scène.
    Je ne chanterai jamais plus...

    Sur cet aveu de désespoir de celle qui disait à son public « Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous » s'ouvrent ces Mémoires, que la mort - survenue en novembre 1997 - ne lui laissa pas le temps d'achever.
    Nous y rencontrons la petite fille des Batignolles, qu'une enfance vagabonde, sur fond d'Occupation, amènera notamment à Marseille, à Tarbes, à Saint-Marcellin, avant le retour à Paris. Puis la jeune fille qui, bravant la misère et les déceptions, poursuivra obstinément son rêve : chanter, devant un piano noir, jusqu'aux débuts à L'écluse, aux premiers succès, aux tournées...
    Témoignage sensible et vrai sur un métier, la chanson, ce livre est aussi et avant tout l'autoportrait d'une femme rebelle, artiste, solitaire malgré l'adulation de ses fans, et qui aura retenu jusqu'au bout quelques aveux déchirants, livrés dans ces pages.

    Au-delà de ce qu'elle dit et de ce qu'elle tait ici de sa vie, c'est cela que l'on retient, cette voix qui, à nouveau, offre et dérobe ses mystères et ses sortilèges.
    Anne-Marie Paquotte, Télérama.

    Voici une femme qui était - qui est - « belle à l'intérieur ».
    Josyane Savigneau, Le Monde.

  • La journée, il erre dans les rues et s'arrête parfois pour écrire des chansons, voyant à peine ceux qui sillonnent la ville d'un pas pressé. Ses soirées, il les passe à jouer du blues dans les cafés, habité par sa musique. La nuit, il rejoint son hôtel miteux pour dormir, pour rêver à Alicia, celle avec qui il y a quinze ans il partageait la scène, celle qui est partie et lui a brisé le coeur. Et justement Alicia est en ville pour y chanter. L'apparition de ce fantôme va pousser l'homme à replonger dans son passé, dans son enfance et ses mystères.
    Errant sur les traces de ce vagabond, Franck Bouysse nous entraîne sur une trajectoire incertaine, guidés par une voix littéraire profonde et puissante, dans une mélopée poétique qui côtoie autant l'ombre que la lumière.Franck Bouysse est l'un des meilleurs stylistes français actuels. Le Monde.

  • Les variations Goldberg

    Nancy Huston

    "Si tu invitais trente personnes chez toi, des êtres que tu as aimés et que tu aimes, pour t'écouter jouer au clavecin, pendant une heure et demie, Les Variations Goldberg de Bach, et si ce concert se déroulait comme un songe d'une nuit d'été, c'est-à-dire si toi, Liliane, tu parvenais à faire vibrer ces trente personnes comme autant de Variations, chacune à un diapason différent - (il te faudrait pour cela osciller entre le souvenir et la spéculation ; il te faudrait surtout maîtriser tes peurs) - peut-être alors tous tes fragments de musique s'animeraient-ils enfin dans une même coulée, et cela s'appellerait Les Variations Goldberg, romance".
    C'est ainsi que Nancy Huston caractérise elle-même son premier roman, sa première romance, une suite narrative adaptée à la structure des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.

  • François Vallier, jeune pianiste célèbre, découvre un jour que Sophie, qu'il a aimée passionnément puis abandonnée dans des circonstances dramatiques, est internée depuis plusieurs années. Il quitte tout pour la retrouver. Confronté à un univers inconnu, il va devoir se dépouiller de son personnage, se regarder en face. La musique de nos vies parfois nous échappe. Comment la retrouver ?

  • Un artisan luthier au XVII? siècle consacre sa vie et son talent à un célèbre atelier italien quand un drame le force à passer la main ; un tzigane orphelin vit de sa musique et sillonne les routes de France dans les années 1930 en rêvant d'Amérique ; une jeune femme bohème enchaîne les petits boulots et espère voir un jour ses toiles exposées dans le Paris contemporain ; un P-DG infatigable, dont le coeur n'est touché que par les airs classiques qui résonnent dans son bureau new-yorkais, fait une rencontre qui réenchante sa vie...

    Si différentes soient-elles, ces quatre destinées sont liées par un violon singulier dont l'âme traverse le temps et l'espace.

  • Joseph travaille au service des objets trouvés de la gare de l'Est. Plutôt taiseux et renfermé, il occupe ses journées à rêver la vie des autres à travers les merveilles qu'il garde précieusement pour eux, et à ne pas vivre la sienne. Un soir, tandis qu'il fait la tournée des trains arrê-tés, il est attiré par des bruits inhabituels... et découvre sous un siège un bébé abandonné dans un couffin. Touché plus qu'il ne le voudrait, il se résout à le ramener chez lui. Juste pour la nuit. Le lendemain, il s'apprête à confier l'enfant aux services sociaux lorsque l'émotion l'envahit. C'est une évidence: il ne peut pas le leur laisser.
    Pour la première fois, une histoire entre dans la vie de Joseph...

  • Nina Simone

    Gilles Leroy

    J'étais célèbre, on me reconnaissait dans la rue, on m'offrait des concerts dans tout le pays, mes disques sortaient en Europe... Les télévisions me demandaient, les stars de cinéma aussi me réclamaient à leur table, Lauren Bacall, Frank Sinatra, la minuscule Natalie Wood... Mes amis étaient écrivains, Langston Hughes, James Baldwin, Lorraine Hansberry. Ma vie pourrait-elle jamais être plus belle? J'étais la coqueluche du moment et une petite voix en moi susurrait : Profite, Eunice, ça n'aura peut-être qu'un temps. Eunice, c'était mon vrai nom. Maintenant je l'ai oublié. Cinquante années passées dans la peau de Nina Simone m'ont fait oublier mon nom. Et c'est une drôle de chose, à la fin, que de devoir porter un nom qui n'a jamais été le sien. Pour vivre un destin qui n'était pas le sien.

    Comment Eunice Kathleen Waymon, la petite fille noire née dans une famille pauvre à Tryon, Caroline du Nord, en 1933, est-elle devenue l'immense Nina Simone, la diva à la voix unique et au toucher de piano inoubliable?
    Le destin de Nina Simone ressemble à un roman : c'est ce roman que Gilles Leroy recompose, livrant avec tendresse l'histoire totalement vraie et totalement romancée d'une artiste adulée dans le monde entier ? mais si seule dans la vie.
    Avec cet émouvant portrait d'une femme blessée, Gilles Leroy nous offre, après Alabama Song et Zola Jackson, le troisième volet de sa trilogie américaine.

  • «Chacun dans sa vie, homme ou femme, a sa chanson, et si vous avez un peu de chance, vous ne l'oubliez pas. La chanson de votre mariage, la chanson de votre premier amour, la chanson de votre enfance. Pour nous, les Africains-Américains, la chanson de notre vie, la chanson de toute une histoire, s'incarne dans l'existence et l'époque de James Brown». Mais qui était James Brown et quelle était cette époque ?
    Pourquoi, surtout, est-il devenu une part de l'âme de l'Amérique au même titre que Martin Luther King ou Mohamed Ali ? Une enquête virtuose pour percer le secret du génie de la soul, complexe et intense.

  • La musique d'une vie

    Andreï Makine

    C'est un roman bref et vigoureux, tout l'opposé des amples orchestrations des livres précédents.
    Un Makine nouveau, en quelque sorte. Qui a su resserrer son style et son inspiration autour d'un message intellectuel. Tout commence par un extraordinaire tableau, lourd de significations : celui d'une gare perdue dans le fouillis blanc de la tempête, au milieu de l'Oural. Des dizaines de voyageurs crottés de neige, résignés, blottis contre les radiateurs, attendent depuis on ne sait quand un train pour Moscou. Apparaît alors un vieux pianiste, Alexeï Berg, émanation de cette foule obscure dont il révélera l'intériorité. Alexeï Berg qui, pour sauver sa vie et son âme, a dû prendre le nom d'un autre, celui d'un soldat mort, et qui de bout en bout a su rester fidèle à une certaine musique intérieure, car ce " roman-destin " est un éloge de l'indomptable force de l'esprit. Et par conséquent une réhabilitation toute en nuances de l'homme russe, de sa capacité de résistance mentale. Et c'est aussi une histoire pleine d'un charme très profond, qu'on lira et relira, un vrai joyau.
    Plus que jamais, l'auteur se situe dans le fil de la grande tradition russe. On pense aux romans courts de Tolstoï, La Mort d'Ivan Illitch, Maîtres et serviteurs.

  • Un soir au club

    Christian Gailly

    Sait-il, vraiment, Simon Nardis, qu'il rate son train pour ne pas laisser passer sa chance ? Une chance double, celle de retrouver la musique qu'il avait perdue et la femme qu'il n'espérait plus. Seulement voilà, qui dit train dit horaire, qui dit horaire dit morale, qui dit morale dit vie conjugale. Simon Nardis était déjà marié.

  • À travers les destinées entrelacées de Johannes Brahms et de Clara et Robert Schumann, l'auteur de La Double Vie de Vermeer pénètre le secret d'une relation à trois hantée par la musique et la maladie mentale.

  • Jazz

    Toni Morrison

    En 1926, le coeur d'Harlem est en pleine ébullition. Le Jazz Age incarne la liberté d'une nouvelle génération de Noirs américains et sème sur la ville un air de folie. J?, en proie au délire, assassine sa jeune maîtresse devant sa femme. Dans un dernier accès de rage, celle-ci se jette à son tour sur la défunte pour lui taillader le visage. Bouleversé par sa propre violence, le couple va chercher dans son passé les traces de son présent ravagé. De l'esclavage à l'exil, Jazz fait entendre la voix exsangue d'un démon intérieur nourri par l'oppression. Prix Nobel de littérature en 1993 pour l'ensemble de son oeuvre, Toni Morrison compose avec son sixième roman une symphonie pour trio infernal.

  • Itinéraire d'une véritable enfant du rock, l'autobiographie de Viv Albertine revient sur sa carrière de guitariste dans l'un des tout premiers groupes de punk exclusivement féminin outre-Manche, The Slits. Évocation candide et franche d'un mouvement musical et social qui allait changer l'histoire de la musique, De fringues, de musique et de mecs retrace sans tabou son parcours de gamine de la classe moyenne anglaise des années 1970 fascinée par la scène musicale, puis de jeune femme embarquée dans un mouvement aux excès et au nihilisme affichés, et enfin de femme confrontée au grand vide post-punk qui tente de survivre à l'ennui d'une vie rangée.

  • Au piano

    Jean Echenoz

    A pratique professionnelle du piano suppose une discipline stricte. Elle exclut tout divertissement susceptible d'éloigner l'artiste de son clavier. Pourtant il aimerait, lui aussi, jouir de la lumière du monde, de la douceur de vivre, de la tiédeur de l'air et de l'amour des femmes.
    Eh bien non : mort ou vif, le pianiste se doit d'abord à son public.

    TOUT Y EST. Il y a le noir de son costume et le blanc de ses cheveux, les boutons de son imperméable prêts à se détacher un par un, son visage livide et ses yeux vides à force de peur. Max Delmarc, pianiste d'une cinquantaine d'années, va bientôt mourir. Jean Echenoz, dès les premières lignes, campe le décor.
    La lutte entre la vie et la mort symbolisée par le contraste des couleurs, les traits du visage comme coulés dans du marbre, le compte à rebours égrené par la perte des boutons. Au piano, qui commence et se termine aux alentours de la rue de Rome dans le 17 e arrondissement de Paris, raconte un voyage. On y retrouve les thèmes de la fuite, de l'aller-retour, de l'ennui. Une impression de cataclysme maîtrisée par la tenue d'une langue infrangible.
    Au piano n'est pas seulement le plus beau livre de Jean Echenoz. C'est le plus personnel. Le plus risque- tout. On y parle de l'approche de la mort, de la vie mal pesée, de la fuite en avant, de la femme inaccessible. Du non-sens perpétuel dans lequel il faut quand même trouver ses marques. On y voit un homme croiser le fer avec son destin.
    Marie-Laure Delorme (Le J.D.D., 12 janvier 2003)

  • «L'île à moitié oubliée de Céphalonie s'élève imprudemment de la mer Ionienne. Elle est tellement chargée d'antiquité que les pierres elles-mêmes exhalent la nostalgie et que la terre rouge reste hébétée non seulement par le soleil mais aussi par le poids insupportable de la mémoire.» Sur cette île en apparence bénie des dieux, des ouragans vont pourtant se déchaîner dès 1939 ; à l'occupation italienne va succéder l'invasion allemande et son cortège d'exactions. Puis, à partir de 1945, les maquis rouges feront régner leur terrible loi. Et quand enfin la paix semble revenue, le meurtrier tremblement de terre de 1953 dévaste Céphalonie à son tour.
    Que deviennent les destins individuels au coeur de tant de drames ? Un amour aussi fragile que celui de Pélagia, la jolie petite Grecque, et du séduisant capitaine Corelli peut-il leur résister ? Car comment résiste-t-on à la haine, la peur, la faim, la folie, la mort ? Est-il possible de continuer à vivre quand il ne reste plus que le souvenir, la tendresse, la musique - ah, la musique d'une certaine mandoline... - à leur opposer ?

  • Tous les matins du monde

    Pascal Quignard

    « Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.
    Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura :
    - Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids. »

  • Comme le portrait d'un jeune homme inquiet qui lui ressemble. Dominique A livre des premières fois et des découvertes fondatrices. Il dit toutes les rencontres : avec la musique, les amis, les filles. Il rend compte des chagrins, des colères et des peurs. Le chanteur se construit dans sa relation singulière aux mots et à la voix, celle qu'il redonne à l'enfant et à l'adolescent qu'il a été.

  • Be bop

    Christian Gailly

    Début août, dans un site montagneux, près d'un lac, deux hommes, un jeune et un vieux, s'ignorent.
    L'un cherche du travail. l'autre a trouvé une maison pour les vacances, il emménage. ils ne peuvent donc pas se rencontrer. sauf si le jeune trouve du travail, c'est la première condition. la seconde, ce serait que le vieux ait besoin des services du jeune. en vacances, normalement, non. c'est pourtant ce qui va se passer. comme si c'était écrit. ça l'est, mais ce n'est pas aussi simple. il y a des femmes dans cette histoire.

  • La note sensible

    Valentine Goby

    «Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. À vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois.
    Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour.»

  • Splendeur et misère de la vie d'un pionnier du be-bop, le pianiste blanc Joe Albany, compagnon de Charlie Parker, prisonnier des échecs, des drogues et d'amitiés croisées avec la Beat Generation, qui mourut en 1988, « le corps ravagé par un demi-siècle de dépendances et de tristesse ». Un texte sec et lyrique, qui passe de l'humour au sordide, de la naïveté à la crudité, et qui a la force d'un roman noir.

  • Journal

    Kurt Cobain

    En 1994, Kurt Cobain, leader du groupe « grunge » Nirvana et porte-parole malgré lui de toute une génération, mettait fin à ses jours. Ses notes, dessins, lettres, paroles de chansons, retrouvés dans plus de vingt carnets, dévoilent le parcours du jeune musicien d'Aberdeen, pour qui le succès fut un poison mortel, une descente aux enfers en compagnie des drogues et de la dépression. Plongée dans l'esprit souffrant d'un adolescent maniaco-dépressif, cet ouvrage dessine aussi le portrait touchant d'un être lucide et révolté lorsqu'il observe l'industrie du disque et la société dans laquelle il vit, sensible et tendre lorsqu'il parle de sa fille Frances. De l'enthousiasme des débuts à la rage impuissante des dernières années, ces documents brossent le tableau intime d'un homme en quête de vérité.

empty