[La Cadette - Tourisme/Voyage]  Montagne - Les 200 ans de la Compagnie des guides de Chamonix

  • Un livre anniversaire pour raconter la Compagnie des guides de Chamonix en célébrant 200 ans d'histoires de guides, d'amitiés et de rencontres à explorer le versant sauvage de nos montagnes. Tout commence en 1821, suite à un accident au mont Blanc où trois guides perdent la vie. Un fonds de solidarité est mis en place afin d'aider les familles endeuillées et un principe de répartition équitable du travail est établi : la caisse de secours et le tour de rôle sont nés et avec cela la Compagnie des guides de Chamonix.

    La période qui suit voit grandir un véritable engouement de la bourgeoisie pour la haute montagne : c'est l'âge d'or de l'alpinisme. La compagnie joue pleinement son rôle et ces années seront pour l'organisation les plus prolifiques : en réalisant des premières ascensions tout en menant des clients au bout de leur corde, les guides réalisent des doubles exploits. Aujourd'hui l'organisation compte plus de 200 actifs.

    Depuis sa création, la Compagnie des guides de Chamonix a toujours été précurseur. Ses membres ont participé activement à écrire l'histoire des sports de montagne en faisant preuve d'engagement, d'imagination et d'innovation. Au fil du temps, elle s'est transformée pour répondre aux enjeux de chaque époque avec comme vocation constante de toujours faire vivre à ses clients une aventure humaine et sportive dans un " monde au-dessus du monde ".

    Structuré autour de neuf thèmes, le livre, illustré de documents inédits, retrace à travers une centaines d'anecdotes l'histoire hors du commun d'une organisation et de fortes personnalités qui ont gravi les montagnes, ont cassé les codes pour aller où leur regard s'est un jour arrêté. Si les techniques, le matériel et l'ouverture d'esprit ont évolué avec le temps, le lien unique entre les guides, acteurs et les porteurs de messages cruciaux ainsi que de valeurs puissantes, et leurs clients est lui resté intact.

    C'est de cela dont vous, lecteurs, serez aussi les témoins.

  • Le roman des guides

    Gilles Chappaz

    • Guerin
    • 22 Avril 2021

    À l'été 1821, après la mort de trois de ses guides près du sommet du mont Blanc, Chamonix décide de rompre avec l'anarchie qui mine la profession et crée une Compagnie des guides bientôt célèbre. Depuis deux siècles, ses membres hauts en couleur sont restés à la pointe des exploits et des évolutions de l'alpinisme, exportant leur savoir-faire dans le monde entier. Fils de guide, Gilles Chappaz raconte cette histoire en 30 dates clés, à la fois de l'intérieur et avec le recul de l'écrivain.

  • Quand, au XIXe siècle, ceux que l'on n'appelait pas encore alpinistes se sont mis en tête de gravir des sommets, les artisans qui fabriquaient des sonnettes pour les vaches ont commencé à leur ­forger des outils. C'est leur histoire que raconte pour la première fois Denis Pivot, témoin et acteur de l'évolution du matériel, depuis le premier bâton de montagne de presque trois mètres jusqu'aux piolets techniques issus de la haute technologie.

    L'histoire des dynasties familiales d'artisans de la vallée de Chamonix, ces « forgerons de l'inutile », pionniers d'une aventure industrielle qui accompagne toujours les rêves des amoureux de la montagne.

  • Julien Lacroix est photographe. Mathéo Jacquemoud est guide de haute montagne. Depuis leur premier jour ensemble en altitude, Julien photographie Mathéo, son guide. Mathéo Jacquemoud a trente ans et, plusieurs fois champion du monde, il possède l'un des grands palmarès français en ski-alpinisme. Accrochées à un noir et blanc minéral, les photos de Julien Lacroix ne romantisent pas de grands exploits inaccessibles. Ce sont les images d'un vertige poétique, le récit visuel d'une amitié simple et entière, forgée dans les Alpes, sur les cimes et les glaciers.

  • Le 11 juillet 1961, le calme estival est perturbé par une tempête que personne n'a vu venir. La France entière est touchée. Les pins se couchent dans les Landes tandis que les bateaux font naufrage en Bretagne. Dans le massif du Mont-Blanc, sept alpinistes, persuadés qu'il s'agit là d'un orage passager bivouaquent à quelques mètres du sommet du Pilier du Frêney, en attendant une accalmie qui ne viendra pas. Parmi eux : Pierre Mazeaud et Walter Bonatti. Mais la tempête ne se calmera pas, la foudre tombera et seuls trois des compagnons s'en sortiront. Ils seront récupérés dans un état de fatigue extrême. C'est le récit de cette lutte pour la vie que raconte Virginie Troussier à partir du témoignage des survivants.

  • Pour ramener à bon port le corps de son père, foudroyé en pleine ascension, Pierre est prêt à braver tous les dangers. À Chamonix, les guides se mobilisent : Servettaz était le meilleur d'entre eux. La montagne est une redoutable tueuse, elle sélectionne impitoyablement ses victimes. Celles-ci le savent bien, elles qui la consomment comme une drogue et la portent dans leur sang. Une histoire qui parle de passion, de courage et de la solidarité des hommes.

  • 1) Témoignage historique de première main, délivré par celui qui deviendra le père de l'alpinisme français.

    2) Récit d'une expédition scientifique aux allures d'épopée, où la conquête des cimes montagneuses n'a pu se faire qu'au prix de multiples tentatives, du dépassement de soi jusqu'aux frontières du respirable.

    3) Regard ethnologique passionnant sur les divers habitants autour du mont Blanc : bergers de la Môle, habitants de Chamonix..., et la faune et la flore spécifiques.

  • Walter Bonatti a marqué les esprits par ses ascensions incroyables. En 1996, il publie pour la première fois ses Mémoires. Chaque chapitre est consacré à l'une des montagnes qui ont forgé son caractère et son expérience : le Grand Capucin, le K2, les Grandes Jorasses, le Cervin, les sommets de Patagonie, ou encore le massif du Mont-Blanc, où il frôla la mort et sauva des vies.
    La carrière exceptionnelle de ce pionnier de l'alpinisme extrême prendra fin en 1965, après une performance sans précédent.

  • Elles ne sont aujourd'hui qu'une trentaine en France, elle fut la toute première... Toute première femme guide de haute montagne, Martine Rolland est vraiment ce que l'on peut appeler une première de cordée. Voici son histoire. Si elle a grandi à Grenoble, Martine Rolland n'est pas issue d'une famille de montagnards. A vingt ans, l'intrépide jeune femme qui pratique alors la natation et le parachutisme rencontre celui qui va devenir son mari, Jean-Jacques Rolland.
    Le guide dauphinois la convainc de grimper plutôt que de sauter et ne se contente pas de l'initier aux joies de la montagne : il partage avec Martine sa passion, ses connaissances, son temps. En 1976, deux ans après la naissance de leur premier fils, elle est admise au GHM (Groupe de haute montagne), qui rassemble l'élite de l'alpinisme international. En 1983, Martine Rolland devient la première femme guide de haute montagne en Europe.
    " Je me suis simplement dit que j'avais le niveau et qu'il n'y avait pas de raison que je ne réussisse pas. " Elle suscite l'intérêt de la presse, qu'elle tâche alors de garder à distance, et le mépris de certains de ses collègues masculins qui lui prédisent l'échec : aucun client sensé ne voudra confier sa vie à une femme ! Erreur, Martine n'aura pas de difficulté à exercer son métier de guide dans le Briançonnais, ni à partir en expédition et atteindre par exemple le sommet du Broad Peak (8 047 mètres).
    Cette histoire, c'est aussi celle d'un couple, épris de montagne et de liberté, qui parviendra à concilier passion et vie de famille, en élevant leurs deux garçons devenus à leur tour alpinistes...

  • Patiente, moi ?? Jamais ?! Pas question de me couler dans la peau d'une malade à vie, handicapée condamnée à la chaise roulante. Patiente, je ne l'ai jamais été, je ne le serai jamais. Impatiente, oui ?! Quand je me réveille d'une semaine de coma après un grave accident de moto, le médecin m'annonce que je suis paraplégique et que je ne remarcherai plus. Je n'hésite pas un instant ?:
    Je ne croirai pas les médecins. Je marcherai et je retournerai là-haut, jusqu'au sommet du mont Blanc.
    J'ai voulu témoigner. Pour les proches qui m'ont aidée, qui ont cru en moi, pour les moins proches que ma volonté et mon optimisme ont impressionné. Impatiente est mon premier livre.

  • « La montagne est devenue mon véritable topos : je m'y sens à l'aise et parfaitement libre, ce qui est paradoxal, car c'est par nature un monde de contraintes. Je m'y sens chez moi et, qui plus est, en sécurité, ce qui constitue un autre paradoxe ».

    Depuis un séjour à Chamonix, à vingt ans, où il a ressenti « l'aspiration par le mouvement vertical des cimes » chère à Gaston Bachelard, Étienne Klein nourrit une passion profonde pour la montagne. De la Corse à l'Annapurna, en passant par le Hoggar et les Alpes, il a pratiqué randonnée, alpinisme et, depuis quelques années, s'adonne au trail. Espace de beauté et de liberté, la montagne est pour lui un révélateur des êtres, de l'amitié et de la solidarité.
    Les questions jaillissent alors chez l'homme de sciences : quelles sont les ressources du corps, quels sont ses liens avec l'esprit ? Gravir les parois est une manière d'étudier une notion physique, mais aussi métaphysique : le vide.

  • Alpicimes

    ,

    • Glenat
    • 7 Octobre 2020

    Une fois encore, les DiVertiCimes nous emmènent déambuler au sein des cathédrales minérales qui encadrent le bassin grenoblois, parfois même un peu plus loin !

    De l'autre côté des pas et des cols, et surtout au-delà des nuages, s'exécute une partition qu'il est impossible de ne pas écouter. Entre les crescendo et les decrescendo des levers et couchers de soleil, ce sont toutes les nuances de la musique qui sont célébrées par la montagne, tantôt allegro ma non troppo, tantôt dolcissimo... Une musique qu'on ne se lasse pas d'entendre quand on s'appelle Géraldine Le Duc, Sébastien Liot, Alain Herrault, Denis Testemale et Laurent Picard, les cinq membres du quintette de photographes DiVertiCimes. Pour l'occasion, c'est Jean-Michel Asselin, soliste au long cours de la musique des sommets, qui compose les textes de cet ouvrage photographique.

    « DiVertiCimes raconte la montagne, comme Giono disait la Provence, comme Soulage perçoit le noir ou Beethoven, sourd, écoutait des symphonies qu'il ne pouvait entendre. DiVertiCimes semble s'effacer derrière le paysage, ce qu'il contient, mais une petite musique nous répète avec insistance l'éphémère de la beauté, la fragilité de l'existence. Je ne sais si les photos qu'ils nous donnent sont optimistes ou pessimistes, je sais en revanche qu'elles portent la belle mélancolie de l'espoir.
    Que sera demain ? Que seront ces lacs, ces rocs gelés, ces bouquetins impassibles et ces chamois tremblotants ? Que seront ces nuages bouleversants, ces à-plats de neige, et ces personnages qui se protègent parfois d'un parapluie dérisoire ? »

  • 200 ans de reportages sur la montagne. Entre les hommes et la montagne, c'est une longue histoire, vieille de plusieurs siècles - et certainement bien plus vieille que celle de la presse, voire de l'imprimerie. Sans doute nos ancêtres ont-ils raconté leurs exploits. Mais la tradition orale s'est perdue dans la nuit des temps, et il ne nous reste aujourd'hui que les écrits - manuscrits, livres et journaux - pour retracer l'histoire de l'alpinisme.
    Et la comparaison entre ces différentes formes d'expression - qui constituent autant de prismes - n'est pas sans intérêt. Dans la presse, l'événement est traité à chaud, de façon directe, parfois brutale. Dans les livres, la forme est plus policée, le propos plus mature, l'actualité prend la pose - elle devient " présentable ". Pourtant, il s'agit de la même montagne. Le modèle est resté quasi intact, à quelques éboulements près, et nonobstant une inexorable décrépitude de sa couverture glaciaire.
    On peut donc apprécier à loisir les " interprétations " des générations successives, et mesurer leur évolution. Yves Ballu, grand collectionneur de livres, journaux, photos de montagne, nous en fait la démonstration dans cet ouvrage.

empty