[La Cadette - Beaux-Arts] En attendant la Palme d'or...

Pour les amoureux du septième art, et pour tous les curieux, découvrez notre sélection de beaux livres, romans et documents autour des réalisateurs, des films cultes et du cinéma en général !

  • « Il y a les films, les événements, les palmarès. Il y a l'air du temps.
    Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait - personnel, artistique, réel, rêvé.
    Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les écoles, les genres. La presse. Les photos.
    Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi.
    Il y a la Palme d'or.
    Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités.
    Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et auquel chacun voudrait appartenir.
    Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au monde, et en révèle quelques secrets.
    J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes. »

  • Catherine Deneuve et François Truffaut, Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, Isabelle Adjani et Jean-Paul Belmondo, Alain Resnais et Romy Schneider, Sophie Marceau et Vincent Lindon... : tous et toutes ont été les clients d'Artmedia, l'une des plus prestigieuses agences artistiques, qui a inspiré à Dominique Besnehard - son agent vedette - la série à succès Dix pour cent. Agence mythique, Artmedia a révolutionné le métier d'impresario, celui d'acteur et le septième art, composant au plus haut de sa gloire 80 % des génériques français.
    Mais plus qu'une agence, Artmedia est à la fois la pierre angulaire et l'âme du cinéma. Créée par Gérard Lebovici en 1970, elle est rapidement devenue incontournable. Ce que l'on connait moins, c'est le destin incroyablement romanesque de cette institution, qui est indissociable de celui de ses dirigeants : le "roi Lebo" , son fondateur, fils de déportés sans qui aucun film n'était possible ou presque dans les décennies 1970 et 1980, et dont le meurtre mystérieux, en 1984, ne fut jamais élucidé.
    Jean-Louis Livi, enfant d'ouvrier immigré, ami et agent des plus grands devenu un producteur français majeur. Et Bertrand de Labbey, descendant d'aristocrate peu fortuné, comptant parmi les plus puissants entrepreneurs de la musique et du cinéma, avec à ses côtés Julien Clerc, Jamel Debbouze, ou aujourd'hui Jean Dujardin. Trois destins qui retracent l'histoire du cinéma, et nous offre un ticket d'entrée inédit dans ses coulisses, au-delà des projecteurs, là où tout se décide et se joue.
    Plus de cinquante ans après sa création, Jean-Louis Livi et Bertrand de Labbey ont accepté de se livrer sur ces années pour raconter leur Artmedia, au côté d'une quinzaine d'agents, sortis de l'ombre pour l'occasion, et des grands noms du métier : Fanny Ardant, Nathalie Baye, Francis Huster, François Ozon, Thierry Frémaux, Francis Veber, Xavier Beauvois ou Kad Merad, et plus encore.

  • "C'est compliqué de programmer des réalisatrices... Des films de femmes, il y en a peu. Nous choisissons les oeuvres de talent." Halte à cette litanie que l'on entend encore beaucoup trop souvent de la part des programmateurs ! Des films de femmes il y en a, des très bons films aussi et bien plus que cent !
    La date de naissance officielle du cinéma est le 28 décembre 1895. Dès mars 1896, une femme, secrétaire de Léon Gaumont, imaginait son futur en tournant la toute première fiction de l'histoire : La Fée aux choux. Mais comme Alice Guy était très inspirée et très douée, elle a également inventé des effets spéciaux, le ralenti, l'accéléré, les surimpressions, la superproduction et même le gros plan. Quasiment toute la grammaire du cinéma actuel. Elle fut la première cinéaste à tourner des films sonores, des opéras, elle savait faire rire ou pleurer, filmer la guerre ou la vie du Christ, et même fonder et diriger un studio de production américain. Elle reste méconnue, son oeuvre est pourtant extraordinaire.
    A voir comment a été traitée la pionnière la plus prolixe et à la carrière la plus longue (elle tourne jusqu'en 1920), il n'est pas étonnant que toutes celles qui ont suivi ne jouissent pas de la même notoriété que les confrères masculins.
    Il est donc temps de réhabiliter leur place !

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, un tel guide qui recense les meilleurs films réalisés par des femmes depuis les débuts du cinéma n'existe pas encore. Arte éditions et Gründ ont la volonté de publier ce guide précieux pour rendre visibles toutes les femmes de cinéma à tous les cinéphiles.

  • Que signifie l'expression "cinéma noir" ? Ce livre explore cette notion en se concentrant principalement sur les cinémas américain et européen, à travers des films relevant des genres les plus divers, et qui tous contribuent à redéfinir la représentation des Noirs et à bouleverser les idées préconçues. Les films des grands cinéastes noirs (d'Oscar Micheaux à Spike Lee), les "race movies" des années 20-30, la Blaxploitation des années 70, mais aussi les oeuvres de cinéastes blancs qui ont marqué un tournant dans cette histoire (de Jean Rouch à Tarantino) sont abordés, au fil d'un long essai signé par Michael Gillespie, de notules critiques sur une vingtaine de films importants, et de témoignages d'écrivains, acteurs et cinéastes livrant leur regard sur cette question.

  • Une séance de cinéma secrète une veille d'école, un premier coup de terreur face à un film d'horreur ou un trajet en bus à côté d'une inconnue qui nous donne l'impression d'être dans une comédie romantique... le cinéma est partout dans nos vies, et y laisse une trace plus profonde qu'on ne pourrait le croire.

    Dans ce livre, Jean-Baptiste Toussaint dresse une liste des 100 films qui l'ont marqué, en livrant des anecdotes de tournage méconnues, mais également les souvenirs qu'ils lui évoquent. Parce que parfois la situation dans laquelle on la découvre est aussi importante que l'oeuvre elle-même.

  • Bénéficiant de la nouvelle maquette intérieure inaugurée en 2013, plus aérée et plus illustrée, voici la onzième édition d'une ouvrage désormais bien identifié qui s'est imposé comme le classique grand public en matière de cinéma. Rédigées par une équipe d'une soixantaine de critiques du monde entier, les 1 001 entrées qui composent cet ouvrage sont classées par ordre chronologique, du Voyage dans la Lune de Méliès (1903) à Black Panther (2018) de Ryan Coogler. Ce classement permet de suivre l'histoire d'un art né au début du XXe siècle : la naissance du parlant (Le Joueur de jazz, 1927), l'apparition de la couleur (Le Magicien d'Oz, 1939), l'évolution de genres tels que le western, l'horreur ou le fantastique, ainsi que les grands mouvements esthétiques.comme le néoréalisme italien, la Nouvelle Vague française, les superproductions américaines autant que des films d'avant-garde.
    L'édition française de 1001 films est enrichie de films ayant particulièrement marqué le cinéma français, parmi lesquels Drôle de drame (Carné), La Grande Vadrouille (Oury), Les Tontons flingueurs (Lautner) ou encore Le Roi et l'oiseau (Grimault & Prévert).

  • Quand la cérémonie des Oscars a-t-elle été créée ?
    En quoi le passage au cinéma parlant a-t-il bouleversé le cinéma ?
    Quels sont les 10 films les plus cultes ?
    Qu'est-ce qu'un chefopérateur ?
    Pourquoi le Dernier Tango à Paris a-t-il fait scandale ?
    Quelles sont les scènes les plus emblématiques du cinéma d'Almodóvar ?
    Quels sont les 10 plus grands cinéastes de la Nouvelle Vague ?
    Qui fut le premier grand critique de cinéma ?
    Quels sont les chefsd'oeuvre majeurs du cinéma asiatique ?
    En quoi le cinéma français a-t-il révolutionné le film d'horreur ?

    Entre western et mélodrame, pionniers du cinéma hollywoodien et pin-up, le Zapping du cinéma vous offre une balade à travers les plus grands chefs-d'oeuvre d'Alfred Hitchcock, de Federico Fellini et de Martin Scorsese. Des gros plans sur le cinéma asiatique aux éclairages sur les stars du fantastique, cet ouvrage redécouvre des légendes du cinéma, dévoile des pépites moins connues, et vous emmène sur les traces de Charlie Chaplin, de Luc Besson, des frères Coen ou de Jane Campion... Au fil des pages, passez derrière la caméra et arpentez les coulisses du cinéma. Voyagez à travers son histoire, ses genres et ses festivals. Rencontrez ses stars, ses cinéastes, ses studios et ses producteurs. Action !

    - Des textes percutants et fourmillant d'informations.
    - Plus de 500 photographies.
    - Un panorama complet de l'histoire du cinéma.

  • De l'invention des frères Lumières jusqu'à nos jours, cet ouvrage propose, à travers près de 140 rétrospectives consacrées aux différentes facettes de l'histoire du cinéma, des débuts du muet jusqu'à la concurrence des nouveaux écrans en passant par les mutations d'Hollywood, un panorama complet du 7e art : films, réalisateurs, acteurs, mouvements et écoles, genres, studios et producteurs.

    L'iconographie d'une grande richesse (plus de 400 documents d'archives, affiches, portraits ou photos de films), un glossaire technique, les palmarès complets des festivals internationaux, les filmographies des grands réalisateurs et des acteurs majeurs, permettent de construire une véritable mémoire du cinéma du monde entier.

  • Poursuivant leur série sur les principaux paramètres nécessaires à la réalisation d'un film, les Petits Cahiers abordent cette année le décor. C'est souvent par les décorateurs que le cinéma s'est ouvert aux influences artistiques de son temps : la peinture, l'architecture... Si l'âge d'or du décor coïncide avec celui des grands studios, et contrairement aux idées reçues, le travail des décorateurs a continué à se renouveler quand le cinéma est sorti dans les rues. Il connaît aujourd'hui un renouveau plein de nouvelles promesses, à l'ère du cinéma numérique.

  • Arrivant à la mise en scène après une intense et véhémente activité de critique dans les pages des "Cahiers du Cinéma", François Truffaut réalise en 1959 son premier long métrage : Les 400 Coups. Ce film ouvre la voie au mouvement de la "Nouvelle Vague" et marque la consécration internationale de son auteur.

    Tout sur François Truffaut retrace intégralement l'oeuvre du réalisateur à travers la combinaison originale de perspectives offertes par deux auteurs de nationalités différentes. Film par film, le Français Jean Collet et l'Italien Oreste De Fornari reconstituent les thèmes et le style de l'oeuvre de Truffaut, des histoires romanesques d'amour et de mort (Jules et Jim, Les Deux Anglaises, La Femme d'à côté, L'Histoire d'Adèle H.) aux films noirs marbrés de rose (La Mariée était en noir, Vivement dimanche !) ; de l'hommage au métier de cinéaste (La Nuit américaine) au cycle des "Antoine Doinel", alter ego du cinéaste (Les 400 Coups, Baisers volés...). Le commentaire des auteurs est contrebalancé non seulement par les opinions des critiques internationaux exprimées au moment de la sortie en salle, mais aussi par la voix de Truffaut lui-même : ses mots, sélectionnés et recueillis à partir des nombreuses interviews données au fil des ans, éclairent chaque film de sa lumière la plus authentique, révélant ses inspirations et ses intentions d'auteur.

    La présentation des films est accompagnée d'une large section de textes d'introduction et de contributions finales (dont un rare article de Truffaut à ses débuts, jusqu'alors jamais publié dans un ouvrage), et est enrichie d'un catalogue iconographique inédit avec des centaines de photogrammes tirés des films.

    Pour l'ensemble de ces raisons, le livre de Collet et De Fornari constitue une extraordinaire porte d'entrée sur l'oeuvre du réalisateur français, qui est, encore aujourd'hui, le plus apprécié et le plus étudié au monde.

  • Ce catalogue de l'exposition à la Cinémathèque française à partir du 5 mars 2012, après le Moma à New York en 2009, permet de découvrir les talents de dessinateur, peintre, vidéaste, photographe, inventeur de sculptures bigarrées et stupéfiantes du réalisateur culte Tim Burton.

  • Francis Ford Coppola. Stéphane Delorme. Réalisateur et scénariste américain (7 avril 1939-Detroit). Actuellement directeur du studio américain Zoetrope, sa compagnie de production fondée en 1969 avec George Lucas et établie à San Francisco. Tonight for sure (1961), Dementia 13 (1962), Big boy (1966), La Vallée du bonheur (1967), Les Gens de la pluie (1969), Le Parrain (1972), Conversation secrète (1974), Le Parrain 2 (1974), Apocalypse now (1979), Coup de coeur, Outsiders, Rusty James (1982), Cotton club (1983), Peggy Sue s'est mariée (1986), Jardins de pierre (1987), Tucker (1988), La vie sans Zoé (1989), Le Parrain 3 (1990) , Dracula (1992), Jack (1996), The rainmaker (1997).

    Stéphane Delorme est critique aux Cahiers du cinéma et enseigne le cinéma à l'Université.
    />

  • Stanley Kubrick. Bill Krohn (trad. Émilie Saada). Cinéaste américain (New York 1928 - Londres 1999), il fut d'abord journaliste à Look et il tourna des films d'amateurs en 16 mm. C'est avec Les Sentiers de la gloire (1957) qu'il se fit connaître. Il réalisa ensuite Spartacus (1960), Lolita (1962), Le Docteur Folamour (1964), Barry Lyndon (1974), 2001 : l'Odyssée de l'espace (1968), Orange mécanique (1971), Shining (1980), Full Metal Jacket (1987), Eyes Wide Shut (1999, film à titre posthume). Critique et historien du cinéma, Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Co-auteur et co-producteur de It's All True, : Based on an Unfinished Film by Orson Welles. Il a aussi dirigé l'ouvrage collectif Joe Dante et les Gremlins d'Hollywood coédité par Les Cahiers du cinéma et le Festival international du Film de Locarno, et écrit un ouvrage Alfred Hitchcock au travail (Cahiers du cinéma).

  • Michael Cimino a été l'un des noms les plus célèbres du cinéma américain entre les années soixante-dix et quatre-vingts. Mais, à une ascension fulgurante, a succédé une chute tout aussi soudaine, tout cela en l'espace de quelques années, faisant de lui un miraculé, puis un paria. Voyage au bout de l'enfer a attiré l'attention du grand public et celui de l'Academy. qui l'a récompensé avec 5 Oscars, tandis que l'échec commercial de La Porte du paradis a été tellement considérable qu'il a servi à sanctionner symboliquement la fin d'une époque, valant à son auteur un ostracisme inflexible de la part des producteurs et accélérant la fin de sa carrière.

    Et pourtant Cimino incarnait une figure d'artiste très particulier, cultivé et visionnaire, perfectionniste jusqu'à la paranoïa, partisan d'un cinéma résultant d'une synthèse extrême entre l'emphase spectaculaire du Hollywood classique et une conception personnelle d'une très grande originalité. Excentrique et têtu. Cimino a failli parce que différent des grands noms de Hollywood : isolé et ambitieux, arrogant parce qu'orgueilleusement convaincu de ses propres capacités, obsessionnel jusqu'à friser la pathologie. Son cinéma, anachronique avec candeur, fait d'amples structures narratives et d'une direction maniaque des acteurs et des figurants, n'a jamais laissé indifférent mais a toujours provoqué d'âpres débats et polémiques, même pendant les quelques années de son grand succès international.

    Ce livre, enrichi de nombreuses illustrations et se terminant par une interview du réalisateur, jamais publiée, n'a pas pour objectif de revaloriser l'oeuvre d'un auteur qui aurait pu devenir immortel, mais qui a fini tristement aux oubliettes. Il tente, au contraire, une analyse soignée de son travail pour aller au-delà de l'anecdote et du scandale qui. à partir de La Porte du paradis, ont influencé l'objectivité de nombreux juges sur son cinéma et sur sa vie.

  • À la fois roman et enquête, THE BIG GOODBYE raconte la fin de l´époque glorieuse du cinéma américain. Un merveilleux requiem. CHINATOWN est le sacré graal du cinéma des années 70. Voici pour la 1ère fois l´incroyable vraie histoire de sa fabrication. Sam Wasson, auteur du très bon livre 5è AVENUE, 5 HEURES DU MATIN (Audrey Hepburn et DIAMANTS SUR CANAPE) raconte l´histoire définitive de personnages hauts en couleurs et de cette époque de cet âge d´or d´Hollywood des années 70.

  • OSS 117, le dico Nouv.

    Né en 1949 sous la plume de Jean Bruce, Hubert Bonisseur de La Bath déjouait déjà des complots internationaux quand James Bond n'en était qu'à ses premiers pas. Impitoyable à la tâche comme en amour, OSS 117 - pour les intimes, et elles sont nombreuses - est un héros-né. Virevoltant dans plus de 250 romans et une dizaine de films, il s'est imposé comme un expert dans tous les domaines. Incroyable, inégalable, incontrôlable.
    Personnages, gadgets, anecdotes, secrets de tournage... Truffé d'illustrations et d'informations inédites, ce dictionnaire détaille en 200 entrées l'univers de ce champion de la fraternité qu'est OSS 117, dernier rempart contre la barbarie et la bêtise humaine.

  • Le monde de Miyazaki

    Susan Napier

    Une jungle toxique du 30e siècle, un bain public pour les dieux fatigués, une fille aux poissons aux cheveux roux et un esprit de forêt poilu - qu'est-ce qu'ils ont en commun? Ils jaillissent tous de l'esprit de Hayao Miyazaki, l'un des plus grands animateurs vivants, connu dans le monde entier pour des films tels que Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro et Le vent se lève.
    Un portrait inoubliable d'un homme dont l'art a défié la domination hollywoodienne et a inauguré un nouveau chapitre de la culture populaire mondiale.

  • Mon voisin Totoro, Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoke, Le Château ambulant, Nausicaä de la vallée du vent, ... La création du mythique studio Ghibli... Avec l'invention de personnages aussi emblématiques que Totoro, Nausicaä, Princesse Mononoke ou Chihiro, Hayao Miyazaki est l'un des derniers maîtres vivants de l'animation japonaise. Cofondateur et âme vive du studio Ghibli, il fait partie de ceux qui ont donné au film d'animation ses lettres de noblesse, le sortant définitivement d'une niche purement enfantine ou réservée au circuit des courts métrages.
    Capable de s'adresser à un public de tout-petits comme à des adultes, de faire rêver sur grand écran tout en abordant des thèmes comme la préservation de notre environnement ou le pacifisme, Hayao Miyazaki mêle les influences occidentales et la mythologie asiatique comme personne ne l'avait fait avant lui. Féministe, profondément engagé, passionné d'aviation et de mécanique, il réussit à nous entraîner dans ses univers film après film.
    De surprises en émerveillements, ils nous deviennent tous familiers. Monument de l'animation japonaise, il a ouvert la voie à une nouvelle génération de cinéastes, au Japon comme en France, capables de créer comme lui leurs propres univers graphiques et de faire entendre leurs propres voix, leur valeurs. Scénariste, dessinateur, producteur, réalisateur, Hayao Miyazaki est avant tout un créateur de mondes, et le coeur du studio Ghibli.
    Un coeur... à l'ouvrage.

  • Acteur incontournable, reconnaissable à sa voix chaude, à son rire et à sa moustache gauloise, Jean Rochefort est ici raconté par lui-même au fil de quinze entretiens accordés tout au long de sa carrière. Il parle ainsi de ses débuts au théâtre dans le magazine de l'ORTF en 1965, revient sur son César pour Le Crabe-Tambour au micro de Jacques Pradel en 1980, se raconte éleveur de chevaux pour L'Équipe en 2003, s'attarde sur sa moustache pour Le Soir en 2010 ou s'évoque "Boloss des Belles Lettres" sur Europe 1. De 1965 à 2016, c'est en suivant sa voix singulière que l'on peut rencontrer ou redécouvrir un Jean Rochefort original, au charme indéfinissable, entre profond sérieux et humour décalé.
      Interviews & conversations extraites de: archives de l'Ina, France Inter, France Culture, Le Figaro, L'Équipe, Le Parisien, Le Soir, GQ, Libération, L'Express, Première, Europe 1, Le JDD.

  • Avant même le succès international (7 prix aux Golden Globes, 6 Oscars et plus de 400 millions de dollars de recette), La La Land a tout de suite été accueilli comme un grand hommage au cinéma classique hollywoodien. Hommage rendu non pas par un réalisateur âgé sur le déclin mais bel et bien par un cinéaste d'à peine trente deux ans qui a insufflé à ce film un souffle coloré de modernité. Ce livre analyse le film sans renoncer pour autant à porter un regard sur les deux long-métrages précédents de Damien Chazelle et sur celui plus récent, First Man : Le Premier homme sur la Lune. Cette vision d'ensemble permet au lecteur de rentrer dans l'univers de ce réalisateur et de comprendre cette cinéphilie sans limite qui le caractérise.

  • Dans son quatrième long métrage et demi, après six ans de silence, Quentin Tarantino dirige à sa façon, c'est-à-dire en rendant hommage à des dizaines et des dizaines de films d'autres réalisateurs qu'il cite, surtout de série B et surtout italiens et orientaux, une classique histoire de vengeance : presque un western, mais au féminin.

    Uma Thurman, qu'il a lui-même lancée dans Pulp Fiction, héroïne hautement spécialisée en arts martiaux, domine Le film, entourée de rivales très belles et très méchantes (Vivica A. Fox, Lucy Liu, Daryl Hannah) ; David Carradine est l'homme quelle poursuit, pas vraiment pour des raisons sentimentales. Le sang coule à flots, mais ce que tous, Les bons comme les méchants, essaient d'éviter, ce sont les armes à feu, inélégantes et peu sportives. Post-moderne, dangereux, violent, étouffant, mais très prenant, Kill Bill est un film double, dans tous les sens du terme, sur la prolifération de doubles, de simulacres, de rites de réappropriation, une oeuvre d'auteur déguisée en film de genre ; une bande dessinée que, peu à peu, on prend au sérieux, ou presque. Une chose est sûre, c'est désormais un film culte, et l'un des rares films de Tarantino que même Les non tarantiniens apprécient. Ce livre cherche passionnément à le raconter, à le montrer (grâce aussi à une riche iconographie), à le commenter, à l'expliquer.

empty