[L'Aînée - Bande dessinée] Oui, on peut en parler !

Pour ne pas se sentir seul, ou en rire pour conjurer le sort, parlons-en ! Focus sur les sujets tabous...

  • Betty Boob

    ,

    Le parcours d'une reconstruction tout en tendresse et chargé d'espoir.

  • « Il faut en parler, nécessairement ».
    Sur une île inconnue où vivent des humains qui nous ressemblent, une sorte d'usine géante oeuvre depuis toujours. Cette étrange usine a pour mission d'avaler les cris rendus muets des enfants.
    Elle s'appelle Grand Silence...
    Dans un conte pour adultes aussi beau que son sujet est délicat, Théa Rojzman et Sandrine Revel livrent un roman graphique puissant qui explore sans brutalité ni complaisance un fléau que l'on préfère ignorer : celui des violences sexuelles commises sur les enfants.

  • Enfances perdues : premières enquêtes Nouv.

    Agnès Naudin, l'autrice de ce troublant roman graphique fut, il y a peu, capitaine de police au sein de la brigade territoriale de protection de la famille. Forte de son expérience, elle nous livre un récit haletant qui nous plonge en immersion dans le monde des pédophiles et de ceux qui les combattent.

  • Lettres perdues

    Jim Bishop

    • Glenat
    • 15 Septembre 2021

    Les aventures corrosives d'Iode à la recherche de sa mère.Comme tous les matins, Iode attend impatiemment cette lettre que le facteur tarde à lui apporter. Surement une blague de ce farceur de poisson-clown qui s'amuse à livrer son courrier aux voisins... Ou peut-être a-t-il simplement été égaré? Il n'y a qu'un seul moyen d'en avoir le coeur net: se rendre en ville. Embarqué dans sa petite auto vert pomme, Iode fait la rencontre de Frangine, une autostoppeuse au caractère bien trempé qui effectue une livraison pour le compte du mystérieux groupe mafieux «la pieuvre». Seulement, lorsque cette dernière décide de lui fausser compagnie, le jeune garçon s'inquiète et décide naïvement de partir à sa recherche. Sans le savoir, Iode vient de mettre les pieds dans une affaire qui le placera au coeur d'un terrible drame.Sur l'île du soleil où poissons et humains cohabitent, mafieux sans vergognes et policiers incompétents sont monnaie courante. Une cavalcade absurde naviguant entre humour, douceur et drame mélancolique. Un premier roman graphique réalisé par un prodige du dessin nourri au travail de Hayao Miyazaki. Un récit où la rondeur du dessin et la beauté irradiante des couleurs forment paradoxalement une oeuvre tragique qui perturbera les âmes les plus sensibles.

  • 2016, alors qu'il est en pleine procédure pour l'obtention de la garde alternée de sa fille Lise, Thomas découvre par hasard le « drame de Cestas » (1969), qui fut l'un des premiers faits divers médiatisés à outrance. Au terme d'une véritable enquête, il reconstitue le puzzle de cette tragédie.

  • Très attendue, C'est comme ça que je disparais est la première fiction de Mirion Malle, bien connue pour ses BD didactiques féministes, engagées et aussi percutantes qu'hilarantes. C'est comme ça que je disparais est une tranche de vie douce-amère, pop et très « nouvelle vague ». Mirion Malle nous entraîne au plus près des personnages et de leurs émotions, au plus près aussi du mal-être et de la dépression vécue par l'héroïne, Clara, dans laquelle nombre de jeunes adultes se reconnaîtront.

    Cette BD aborde en effet des sujets graves, tels que les violences sexuelles, la santé mentale, la dépression. Et Mirion Malle, avec le talent qui est le sien, le fait avec énormément de sensibilité et de pudeur (avec humour aussi, bien sûr !), par petites touches impressionnistes et sensibles composant un tableau particulièrement touchant.

    On y retrouve par ailleurs l'univers et les thèmes de prédilection de Mirion Malle (le féminisme, la sororité, le soutien, l'écoute, le karaoké, les chansons des années 2000, la communication et les réseaux sociaux) et l'on y découvre la vie à Montréal (et le parler québécois qui va avec !).

  • Sylvain Nouv.

    Sylvain

    Lucie Albrecht

    Le second roman graphique de Lucie Albrecht raconte le quotidien de la jeune « youtubeuse » Charlotte et de sa grande soeur Romane, amenées à vivre les enthousiasmes et les épreuves de l'adolescence sans leur mère, emportée prématurément par un cancer du sein.

  • Au coeur de la violence conjugale...Pour tout le monde, c'est un couple ordinaire. Lui est perçu comme le mari idéal, elle comme la femme réservée. Pourtant, une fois la porte de leur appartement fermée, les visages changent. Des bruits sourds, des bleus masqués, les regards du voisinage ou des amis niant la réalité par facilité... Les humiliations et les coups constituent le quotidien de cette jeune mère de famille. Jusqu'à quand ?À travers ce récit bouleversant sur une question de société trop peu abordée, Loïc Dauvillier nous confronte au drame de la domination physique et morale d'un homme sur une femme, que le dessin sobre et sensible de Jérome D'Aviau rend particulièrement poignant. Cette nouvelle édition, augmentée d'une couverture inédite, se voit également complétée d'un dossier rédigé par Pauline Delage, sociologue spécialiste des violences conjugales.

  • Quand Sophie rencontre Marcus, elle tombe amoureuse en 48h. Elle qui était si cynique en amour, cette fois, elle y croit. Sauf qu'il se révèle vite étrange. Sophie a alors besoin de comprendre ce qui ne va pas. Confronté à ses mensonges et ses incohérences, il a des réactions violentes, des excuses pour tout et arrive à se sortir de chaque impasse. Mais jusqu'à quand ? Sophie aime un manipulateur narcissique.

  • La rencontre de la dessinatrice Aude Mermilliod et du romancier Martin Winckler. Deux voix pour rompre le silence sur un sujet encore tabou, l'IVG.
    Si elle donne le choix, l'IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d'autant plus douloureux qu'on le garde pour soi, qu'on ne sait pas dire l'ambivalence des sentiments et des représentations qui l'accompagnent. L'angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l'impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé.

  • "Le coup de cafard est une autobiographie qui raconte la petite enfance d´une survivante d´un abus sexuel intrafamilial. Son nom est Lucía, elle est l´alterego de l´auteur: Cécilia ""Gato"" Fernández. Dans cette histoire, Lucía raconte sa vie quotidienne en tant que petite fille à`Buenos Aires en Argentine. Elle évoque sa relation avec sa mère et son frère, mais aussi avec Alberto, son père qui abuse d´elle.Le Coup de Cafard aborde donc une thématique forte et complexe de facon subtile, racontée de la main de la victime sans pour autant recourir au récit autobiographique. Le choix narratif laisse ainsi la part belle à la métaphore narrative et à des séquences oniriques qui viennent s´imbriquer dans l´histoire pour raconter l´impossible."

  • "Thérapie de Groupe" met en scène de façon éblouissante un auteur de bande dessinée à la recherche de l'inspiration. Dans une quête inlassable il parcourt l'univers de la création. Il remonte l'Histoire, fait appel aux plus grands peintres, interpelle Boileau, Nietzsche ou Dieu Lui-même.

    Faire rimer humour et désarroi n'est pas à la portée de tous les poètes. Avec cet album drôle et émouvant, cultivé et percutant, c'est pourtant l'exploit que réalise l'auteur.

    Ce voyage aux sources de la création est l'occasion pour le lecteur de constater l'extraordinaire talent graphique de Larcenet et l'ampleur de sa palette. Mais aussi d'entrevoir la douleur d'un artiste se cognant aux murs de l'incompréhension et de la solitude. Au bout du voyage, à chaque fois, l'impasse de la souffrance.

    Avec une lucidité féroce, l'auteur ne s'épargne jamais et dépeint de façon poignante un artiste à la dérive. Sauf que cet artiste, Manu Larcenet, est aussi le maître de l'autodérision. Et qu'il réussit à rendre chaque dessin, chaque page, chaque échec, aussi hilarants que bouleversants.

    Face à l'angoisse de la création, sans artifice ni dissimulation, il se met à nu dans une exploration d'une richesse et d'une profondeur rare et d'une vérité souvent déchirante. Et d'une drôlerie surprenante.

    Dialogues ciselés, mise en scène au cordeau, dessin incroyablement abouti, le dernier avatar d'une oeuvre originale et dense, "Thérapie de Groupe" enchantera évidemment la cohorte des fidèles de Larcenet. Et sera un vrai choc pour ceux qui le découvrent.

  • Le premier tome de "Thérapie de Groupe", "L'Étoile qui danse" (1), mettait en scène un auteur de bande dessinée en plein désarroi à la recherche de l'inspiration.
    Dans le second tome de cette trilogie, "Ce qui se conçoit bien" (2), l'auteur, toujours en panne, poursuit sa quête de l'idée du siècle afin de redevenir l'auteur à succès qu'il était.
    Après ses échecs répétés il est désormais hébergé par la Clinique des Petits Oiseaux Joyeux (« Clinique Psychiatrique pour fous, gros et demi-gros. »).
    Il y expérimente la vie en communauté et va donc participer, ou non, aux animations proposées : sport (« De vous à moi, c'est pas pour critiquer, mais on ne fait pas une équipe de foot potable avec des sociopathes. »), atelier de dessin, rencontre avec le psychiatre (« J'aime bien les psychiatres, ce sont les seuls à écouter sérieusement les fous... », distribution de médicaments («la drogue y est gratuite et en plus - et je n'ai jamais vu ça ailleurs - il y a toujours quelqu'un pour s'assurer qu'on prenne bien toute notre drogue. C'est bien simple, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde.»).
    En décrivant un Manu Larcenet en manque d'idées, l'auteur ouvre des dizaines de pistes qu'il explore avant de les refermer et démontre paradoxalement une imagination débordante.
    Il continue d'explorer l'histoire de l'Art, fréquente Jérôme Bosch et Brueghel l'Ancien, convoque Boileau et Nietzche à un débat télévisé, dialogue avec Baudelaire et réinvente le western.
    Le séjour à la clinique porte ses fruits et l'auteur, pas forcément guéri mais apaisé, retrouve sa famille. Une happy end provisoire en quelque sorte : « Aux Petits Oiseaux Joyeux, si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien . » Un album dense d'une originalité absolues. C'est riche, débridé, foisonnant, intelligent, drôle, décalé et désespéré.
    Mais l'auteur est aussi un artiste et, en revisitant les grands maîtres, il démontre une incroyable virtuosité graphique.
    Manu Larcenet, le dessinateur, peut tout dessiner, jongler avec les couleurs, le noir ou le sépia, adopter tous les styles ; c'est un créateur torturé et complet.
    Les lecteurs familiers de l'auteur ont évidemment déjà lu le premier tome de cette série hors-norme. Pour ceux qui sont en première année de Larcenet, il est recommandé de le découvrir en commençant par lire le sensationnel "Combat Ordinaire", son premier très grand succès.
    (1) « Il faut du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse ». (Frédéric Nietzche) « Le problème avec le chaos en soi, c'est que c'est pas marrant tous les jours. » (Thérapie de Groupe tome 1) (2) « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau) « Je découvre que, si je veux trouver les mots pour dire mon chaos, il faudrait que je le conçoive bien. Or par définition si je le concevais bien ce ne serait plus du chaos... » (Thérapie de Groupe, tome 2)

  • Le récit poignant de la relation entre une mère alcoolique et son fils.
    Raphaël Terrier raconte son parcours, de l'amour le plus pur à la coupure sans retour, depuis dix ans. Sans faux-semblants, sans effets larmoyants, sans apitoiements. Avec une franchise, une force brute - tant dans la narration que dans les dessins - qui frappent et captivent.

  • Lucille T.1

    Ludovic Debeurme

    En choisissant de construire sa narration sur 500 pages, Ludovic Debeurme cherche à nous immerger totalement dans l'intimité de ses personnages comme jamais encore un récit de bande dessinée ne l'avait fait auparavant.
    Page après page, l'auteur nous invite à suivre au quotidien Lucille et Arthur, deux adolescents pour qui la vie n'est ni facile, ni douce. C'est avec justesse, émotion et pudeur qu'il va faire de nous des témoins, jamais des voyeurs, de ces deux vies chahutées.
    À travers ce récit âpre, rigoureux et sans concession, Ludovic Debeurme ne joue pas le jeu du pathos ou du désespoir, au contraire il sait avec grand talent mettre en lumière la subtilité des sentiments de ses personnages, faire surgir l'énergie, la tendresse et l'amour qui pourront permettre à ces deux êtres en perdition de renaître.
    En laissant au lecteur le temps d'appréhender ces personnages, en s'attachant à toutes les complexités de leur deux personnalités, Ludovic Debeurme réussit à nous amener à un troublant sentiment de proximité avec ceux-ci.
    Le livre refermé, Lucille et Arthur ne seront plus de simples personnages de papier mais bien des êtres qu'il vous semblera connaître.

  • Olivier, élevé dans une ambiance baba cool, est sans histoires et peu farouche. A 12 ans, il part en colonie de vacances où il se lie d'amitié avec Pierre, un curé. Celui-ci lui demande de toucher son corps. Olivier ne sera pas abusé, mais cet événement marquera à jamais son existence... Récit autobiographique d'une enfance trahie et ses conséquences. Prix du public Festival BD d'Angoulême 2007.

  • Alors qu'il enlève son pull lors d'une chaude journée d'été à l'école, un jeune garçon laisse voir aux yeux de tous les taches de peinture sur son tshirt. Un beau camaïeu de bleus. La maîtresse lui demande alors pourquoi il est barbouillé ainsi. Une histoire sensible sur la violence domestique, dont l'apparente innocence intensifie la brutalité.

  • Mia vit sous emprise.Sous emprise de rêves normés.Sous emprise de Jérémie son compagnon manipulateur.Un jour, sa route croise celle d'Aurore, une fille libre de toute influence et solaire...

empty