[L'Aînée - Littérature étrangère] So british !

  • « Le passé est un pays étranger... » Ainsi s'ouvre ce classique aussi troublant que profond sur ces instants de l'enfance qui façonnent toute une vie. Publié en Angleterre en 1953 et en France deux ans plus tard, un roman tout en finesse porté par une langue précieuse, où Léon Colston, vieux monsieur, explore ses souvenirs et se replonge dans l'été 1900. Un été tragique et brûlant.

    Adapté au cinéma par Joseph Losey et mis en musique par Michel Legrand, Palme d'or du festival de Cannes en 1971, un chef-d'oeuvre à redécouvrir au plus vite !

  • Quand Edith Lavery, jeune roturière pleine d'ambition, conquiert le coeur du comte Charles Broughton, l'un des célibataires les plus convoités de l'aristocratie anglaise, elle et sa mère ne se tiennent plus de joie. Une fois devenue comtesse, Edith ne tarde pas à se lasser des interminables parties de chasse et des thés de bienfaisance chapeautés par sa terrible belle-mère, Googie. C'est alors qu'elle tombe dans les bras de Simon Russel, un acteur de seconde zone, s'attirant ainsi les foudres du monde qu'elle a eu tant de mal à intégrer...
    D'une intrigue digne de Jane Austen, Julian Fellowes tire une satire réjouissante des moeurs de l'aristocratie anglaise.

  • Duncan Edgeworth est un homme de soixante-six ans qui règne en despote - nous sommes dans l'Angleterre victorienne de 1885 - sur sa famille composée de sa femme Ellen, de ses deux filles Nance et Sibyl, et de son neveu Grant. La fille du pasteur du village, Cassie, vit aussi sous le toit de Duncan, faisant fonction de gouvernante auprès de ses deux filles. Commence alors une extraordinaire série d'événements qui mettent les personnages aux prises les uns avec les autres : décès, mariages ratés, trahisons, soupçons d'assassinat...
    Une des moindres originalités d'Ivy Compton-Burnett est d'écrire ses romans presque entièrement en dialogues. Mais ces dialogues sont des pièges tendus au lecteur. Le combat se déroule à l'intérieur même du langage. Il est fait des efforts désespérés qu'accomplissent les personnages pour se tromper eux-mêmes et se préserver des autres.

  • Dans l'Angleterre victorienne du milieu du 19e siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l'Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l'Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité. Au contact des ouvriers, la conscience sociale de la jeune fille va s'éveiller et la transformer radicalement.

  • L'Angleterre rurale, fin des années 1820. Molly Gibson vit à la campagne avec son père, un médecin qui l'a élevée seul. Dans ce coin perdu des Midlands, les aristocrates locaux règnent en maîtres absolus depuis l'imposant château de Cumnor Towers. L'existence de Molly est bouleversée lorsque son père lui annonce son remariage. La jeune fille se lie d'amitié avec Cynthia, sa demi-soeur, mais les rivalités ne tarderont pas à apparaître, surtout lorsque l'amour secret de Molly, le beau Roger Hamley, demandera la main de Cynthia.
    Sur fond de scandales et d'intrigues, avec un humour, une sensualité envoûtante et un art de la subversion qui lui sont propres, Elizabeth Gaskell peint la nature humaine dans la toute-puissance de ses pulsions et de ses désirs, si impitoyablement réprimés par la société victorienne. La délicatesse de son ton et sa subtilité psychologique élèvent la romancière au rang des plus grands écrivains et nous rendent son oeuvre incroyablement proche.Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Béatrice Vierne.

  • Tout commence en 1913, dans le jardin de la maison de campagne des Sawle dans le Middlesex. Etudiant à Cambridge, le timide George Sawle a invité aux Deux Arpents un de ses camarades, l'aristocratique et énigmatique Cecil Valance. Ces jours dans la maison familiale et le poème qu'ils inspirent à Cecil vont changer leur destin. Et plus encore celui de Daphné, la soeur de George. En ce printemps où rien n'annonce les proches bouleversements de l'Histoire, un pacte se noue secrètement entre les trois jeunes gens, point de départ d'une fresque saisissante à travers le XXe siècle, par l'un des plus grands romanciers anglais contemporains.

    Un immense roman dans lequel il faut se laisser glisser. On en sort ébloui comme rarement. Alexandre Fillon, Livres-hebdo. Bienvenue dans le vertige du temps et des caprices de la mémoire. Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

  • Très chers lecteurs, quelle saison !
    Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu'à l'épilogue d'un romantisme échevelé.
    Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu'Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l'élue a une soeur odieuse qui s'oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte.
    Cela nous promet bien des péripéties.
    Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer !
    Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1814

  • Angleterre, 30 mars 1924. C'est le dimanche des mères, durant lequel les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils rendent visite à leur mère. Jane, une jeune femme de chambre orpheline, le passera en compagnie de Paul Sheringham, son amant de longue date.
    Elle le rejoint dans sa demeure désertée, pour un dernier rendez-vous secret car Paul va épouser une riche héritière. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison qu'elle parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu. Ce dimanche changera à jamais le cours de la vie de Jane.
    Un court roman d'une rare intensité.

  • 15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d'une famille d'intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l'évènement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l'annonce d'une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l'aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite...

  • La Californie, par un été caniculaire. Les grandes et les petites histoires d'un club singulier qui compte six membres. Soit un pour chaque livre de Jane Austen. Car, comme d'autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'oeuvre de la plus grande romancière anglaise. S'ensuit une sublime chronique sur l'air du temps où la voix de Jane Austen vient éclairer l'éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d'épreuves, de séductions et de jeux entre l'impossible et le possible que seul peut dénouer l'amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n'est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies.

  • Une invitation de Damian Baxter ? Voilà qui est inattendu ! Cela fait près de quarante qu'ils sont fâchés ! Inséparables durant leurs études à Cambridge, leur indéfectible amitié s'est muée en une haine féroce, suite à de mystérieux événements survenus lors de vacances au Portugal en 1970. Après de déconcertantes retrouvailles, la révélation tombe : riche, à l'article de la mort, Damian charge le narrateur, sur la foi d'une lettre anonyme, de retrouver parmi ses ex-conquêtes - six jeunes filles huppées qu'ils fréquentaient alors - la mère de son enfant. Un voyage vers le passé plein de fantômes et de stupéfiantes révélations... Avec une verve élégante, le créateur de la série Downton Abbey signe un portrait au vitriol de l'aristocratie anglaise bousculée par les sixties.

  • Septembre 1939. L'espoir d'échapper à la guerre sur lequel se concluait Étés anglais est révolu.
    La Pologne est envahie et la famille Cazalet apprend l'entrée en guerre de l'Angleterre. À Home Place, les adultes tentent de maintenir la routine quotidienne, régulièrement bousculée par les raids allemands.
    Louise, la fille d'Edward et de Villy, a 18 ans et rêve toujours de jouer Hamlet. Elle devra d'abord passer par une école de cuisine, où elle fera la rencontre de Stella Rose, jeune fille d'origine juive à l'esprit mordant. Au grand dam de sa famille, Louise fume, porte des pantalons, et c'est avec un mélange de curiosité et de mépris que ses cousines l'observent rejoindre le monde des adultes.
    Clary, dont le père Rupert est porté disparu quelque part sur les côtes françaises, renseigne scrupuleusement chaque parcelle de sa vie dans des carnets. Convaincue que son père est encore vivant, elle élabore mille scénarios expliquant son silence, allant jusqu'à envoyer une lettre au général de Gaulle.
    Polly, sa meilleure amie, est tourmentée par son manque de vocation comme par la vie de couple de ses parents.
    Sa mère souffre depuis des mois d'un mystérieux mal de dos. Les discours pacifistes et la sensibilité du cousin de Louise, Christopher, font naître chez elle les premiers sentiments amoureux.
    Sur fond de conflit mondial, l'auteure explore la difficile transition entre l'enfance et l'âge adulte et le changement des mentalités amorcé dans les années 1940. Elle touche aux angoisses et aux secrets les plus enfouis en chacun, l'infidélité au sein du couple, la rivalité mère-fille, le deuil. De Home Place à Londres, la guerre et la terreur d'une possible défaite ne semblent jamais loin, et c'est toujours avec la même modernité, la même remarquable psychologie des personnages, qu'Elizabeth Jane Howard nous fait mesurer l'impact de la Seconde guerre mondiale sur un pays qui n'a pas encore digéré la première.

  • Juillet 1937. À Home Place, propriété familiale au coeur du Sussex, la Duche orchestre le ballet des domestiques avant l'arrivée de la famille au grand complet. Ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, dont deux sont revenus indemnes - ou presque - de la dernière guerre, sont en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes, pour un séjour de plusieurs semaines. Jardiniers, femmes de chambre, cuisinière et aides cuisinières sont sur le pont pour répartir les pots de chambre, tailler les haies, établir le menu de chaque repas et faire briller les services à thé. Où dormira Clary, la fille de Rupert, pré-adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle mère ? Quelle robe portera Villy, la femme d'Edward, ancienne ballerine en manque d'occupation malgré ses trois enfants ? Réussira-t-on à apaiser Polly, la fille de Hugh, terrorisée à l'idée qu'une guerre éclate ? Sa cousine Louise, qui rêve de devenir actrice et d'incarner le roi Lear, un rôle interdit aux filles, apporterat- elle toute sa bibliothèque ? Et Rachel, la seule fille de la Duche, restée auprès de ses parents, trouvera-t-elle un moment au milieu de ce branle-bas de combat pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid ?
    Si l'été regorge encore d'incertitudes, on entend sans l'ombre d'un doute approcher le grondement d'une nouvelle guerre. Les après-midi dans le jardin, parties de tennis, balades à cheval, pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone se succèdent. Les non-dits, chamailleries, chagrins et profonds bouleversements s'entrecroisent.
    Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu'elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute puissance, ou l'impuissance, des hommes. Mais chacun garde un oeil, inquiet ou insouciant, sur la tempête dévastatrice qui s'annonce.

  • Il s'agit de l'un des plus grands classiques du roman anglais. Le XIXe siècle britannique est divisé entre Dickens et Thackeray comme le nôtre entre Balzac et Stendhal. Thackeray (1811-1863) est l'égal de Stendhal et La Foire aux Vanités (1848), son chef-d'oeuvre. Il y utilise un style humoristique ou ironiquement épique pour donner l'un des plus grands romans de satire sociale en langue anglaise. La thèse fondamentale du livre est que, dans la société occidentale, le seul moyen d'arriver, si l'on est sans naissance ni fortune, est de violer tous les principes moraux que la société fait semblant de respecter. La question qu'il pose donc est : qui faut-il blâmer, ces aventuriers, ou le système qui les rend nécessaires ? Le personnage principal est une femme hypocrite, ambitieuse et sans scrupules : on assiste à son ascension au sommet de la société et à sa chute. Autour d'elle s'agite, dans une immense fresque, la «Foire aux Vanités».

  • Deux jeunes Londonniennes, Mrs Wilkins et Mrs Arbuthnot, décident, un jour de pluie trop saleet d'autobus trop bondés, de répondre à une petite annonce du Times proposant un château à louerpour le mois d'avril sur la Riviera. En cachette de leurs maris, elles cassent leurs tirelires et trouventdeux autres partenaires pour partager les frais du séjour : l'aristocratique et très belle Lady CarolineDester, qui veut fuir ses trop nombreux soupirants, et la vieille Mrs Fisher, à la recherche d'un lieupaisible. Les brillants dialogues, la drôlerie constante des situations et des personnages qui rappellent Noel Coward ou le meilleur Wodehouse, réussissent par une sorte de pudeur à faire presque oublier que ce roman exempt de gravité est aussi un des plus beaux textes que la littérature du XXe siècle ait consacrés à l'Italie.

  • Orgueil et préjugé

    Jane Austen

    Un très grand roman d'amour.
    Un chef-d'oeuvre. Orgueil et préjugé est un classique universel. Ce roman comique, d'une féroce cruauté, raconte l'histoire d'un " beau " mariage dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle. Celui d'Elisabeth Bennet, l'une des plus spirituelles et délicieuses héroïnes de l'histoire de la littérature, qui malgré son caractère indépendant, ses aspirations très en avance sur son époque, sa forte personnalité et son désir d'émancipation, a bien du mal à forcer le destin pour voir clair en elle-même et trouver enfin la voie de l'amour et du mariage auxquels elle aspire.
    Dans ce roman au féminisme prémonitoire, Jane Austen recrée avec une précision diabolique et un humour ravageur la vie de ces provinciaux anglais aisés au milieu desquels elle évoluait et qu'elle connaissait si bien. Un roman dont l'héroïne vous laisse un souvenir enchanteur après sa lecture. Benjamin Disraeli ne se vantait-il pas de l'avoir lu dix-sept fois ?

empty