[L'Aînée - Sciences Humaines] Nourriture et éthique...

  • Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils dans le plus grand secret des méthodes pour "fabriquer" de la "matière" à partir d'êtres vivants et sensibles ? Comment peut-on accepter la barbarie de l'élevage industriel ? Pourquoi laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d'antibiotiques et d'hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et la crise climatique ? L'industrie de la viande menace le monde, et personne ne semble s'en préoccuper.
    En s'appuyant sur de nombreuses études ainsi que sur les témoignages d'éleveurs, d'ouvriers d'abattoirs ou de responsables de grandes firmes internationales, Fabrice Nicolino détaille le fonctionnement de cet univers mal connu et dresse un bilan alarmant. Une enquête coup de poing qui fera considérer d'un autre oeil le poulet rôti ou le rosbif du dimanche midi !

  • Nous avons vidé la mer d'une partie de ses poissons et perturbé le fonctionnement des écosystèmes marins en profondeur. La mer est malade, mais les premières victimes sont les hommes eux-mêmes. Voici le seul livre qui fasse le point sur la crise de la pêche en mer et qui propose des pistes pour mettre sur pied une pêche réellement durable.

  • Le pouvoir est dans notre assiette.

    Ce livre est une mine d'informations et un encouragement à passer à l'action. Face à l'urgence climatique, Hugo Clément a décidé de devenir végétarien et revient sur les trois axes qui ont guidé sa décision : l'élevage et la pêche industriels sont un fléau pour la planète ; les animaux sont des êtres sensibles que nous traitons de manière ignoble ; nous n'avons pas besoin de viande et de poisson pour être en bonne santé. Une révolution écologique est en marche. Il ne tient qu'à nous d'y prendre part.

  • Ce livre est une enquête sur l'agriculture cellulaire. Le terme relève de la novlangue en ce qu'il annonce comme relevant de l'agriculture la production d'aliments - plus particulièrement des produits animaux - à partir de cellules souches. Viandes, oeufs, laitages, gélatines, cuirs, soie sont (ou seront) fabriqués industriellement sans passer par la ferme. L'enquête s'attache aux start-up de cette nourriture artificielle ; aux financeurs des fondations qu'ils alimentent et aux mouvements que ces fondations soutiennent par ailleurs, notamment les végans ; l'enquête va aussi explorer les liens - discrets mais réels - d'une part avec une agence de la sécurité intérieure américaine, d'autre part avec les transhumanistes.

  • Trophées, nourriture, sujets d'expérimentation, ressources, souffre-douleurs, jouets, vêtements... Depuis l'époque néolithique au moins, les hommes considèrent les animaux comme des moyens. Pourtant, cette hégémonie de notre espèce, dont la chasse et l'élevage industriel sont les manifestations les plus évidentes, ignore volontairement les implications éthiques de la révolution darwinienne. C'est ce suprémacisme humain que l'antispécisme entend critiquer.
    Or, profitant de l'essor, depuis le milieu des années 2010, du végétarisme et du véganisme, le discours indigné des antispéciste rencontre de plus en plus d'échos, bien qu'il soit souvent accueilli de façon amusée ou hostile. Dans ce court essai, Valéry Giroux bat en brèche les caricatures, et montre que l'antispécisme est avant tout une base de réflexion éthique et politique. En affirmant que l'humanité doit renoncer à certains des privilèges qu'elle s'est injustement octroyés aux dépens des animaux, elle défend l'idée qu'un monde délivré du spécisme serait non pas encore parfait, mais incontestablement plus juste.

  • La cause animale est aujourd'hui à un tournant de son histoire car la science économique porte désormais un intérêt croissant à la question animale et s'interroge particulièrement sur le rapport paradoxal que nous entretenons avec les animaux : alors que le bien-être animal n'a jamais été aussi consensuel, plus de 3 milliards d'animaux sont tués tous les ans en raison de nos choix alimentaires. Cet ouvrage fournit de multiples éclairages sur les raisons d'un tel paradoxe et revient sur les plus importantes théories pouvant expliquer ce conflit entre nos valeurs et nos actions (dissonance cognitive, bien public, heuristiques, warm-glow, licence morale, réactance, empathie cognitive, apprentissage social).
    Il propose également une lecture pratique de ces théories et analyse l'efficacité des actions menées en faveur des animaux par les associations de défense animale et l'Etat. Il montre également comment les récents développements technologiques (aliments simili-carnés et viande de culture) pourront également permettre de résoudre ce paradoxe.

  • Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'alimentation s'est largement internationalisée, faisant de la matière première de nos assiettes un festival de va-et-vient entre famines, impacts climatiques, problèmes de santé publique, dérives agricoles et mal ou sous-nutrition affectant des milliards de personnes. L'ordre alimentaire mondial est devenu un grand désordre permanent.

    Dans ce contexte, comment être acteur d'un changement de modèle ? Quelles solutions imaginer afin de mettre en place un nouveau contrat social, durable, efficace et bienveillant avec l'ensemble des citoyens et des êtres vivants de notre planète ? François Collart Dutilleul donne une définition inédite de cette démocratie alimentaire et explore les grands enjeux de l'alimen­tation : droit à l'alimentation pour tous, préservation des ressources naturelles, garantie des besoins alimentaires, relocali­sation des approvisionnements, souveraineté et exception agricoles.

    Cet ouvrage en appelle à une révolution audacieuse du système alimentaire mondial, et invite à découvrir de nouvelles idées, de nouvelles trajectoires déjà en cours d'expérimentation sur de nombreux territoires.

    Nourrir et manger sont des actes hautement politiques et, plus que jamais, il revient aux citoyens et aux États de parvenir à faire coexister une pluralité de mondes alimentaires.

  • Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé... Steak Machine est le récit d'une infiltration de quarante jours dans un abattoir industriel. Dans ce reportage glaçant, le journaliste Geoffrey Le Guilcher partage et raconte le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Car dans une usine qui abat deux millions d'animaux par an, le traitement indigne réservé aux bêtes s'accompagne toujours d'une violence exercée sur les hommes.

  • Base traditionnelle et fondamentale de l'alimentation française, le pain a une image de produit naturel et authentique qui dissimule pourtant des filières diverses et mal connues. Depuis une vingtaine d'années se développe une industrialisation accélérée, sous la double pression des moulins et de la grande distribution, dans un contexte d'agro-industrie standardisée, où propreté et éthique passent après rapidité et rentabilité.

    Alors que les boulangers occupent une place de choix dans le quotidien des français et que les artisans tentent de remettre la qualité au centre du métier, l'écart entre bons et mauvais pains se creuse. Cette enquête au long cours invite à s'interroger sur un produit courant aux vices insoupçonnés et offre un panorama inattendu sur les techniques d'élaboration industrielles, les manipulations des farines et des levures, la question du gluten, mais aussi sur les modes de productions alternatifs.

  • Jacques Attali nous raconte ici les modes de production de nos aliments, les arts de la table, la cuisine moléculaire, la manière de nourrir 9 milliards d'hommes demain - autant de perspectives économiques, politiques, culturelles, sociologiques, démographiques pour comprendre l'avenir.
    « Que mangeaient les hommes il y a dix mille ans ? Comment et où sont apparus le feu, l'agriculture, l'élevage ? Que mangeaient les rois ? Comment mangeaient leurs peuples ? Comment s'expliquent les interdits alimentaires de chaque religion ? Qui mange des insectes ? Pourra-t-on nourrir sainement dix milliards d'humains ?

    Cette vaste fresque révèle comment nous sommes passés d'une nourriture variée, naturelle et abondante à des produits alimentaires industriels, poisons pour l'homme et la nature. Elle nous dévoile la puissance immense de l'industrie agroalimentaire. Elle nous raconte aussi les liens méconnus entre la nourriture et la conversation, entre l'alimentation et le pouvoir, entre ce que nous mangeons et la géopolitique.

    Comprendre cette histoire est fondamental, si l'on veut prendre en main sa propre alimentation, manger sain et bon ; et sauver la nature, dont dépend la survie de l'humanité. ».
    J. A.

  • « Des millions de gens vont mourir à cause du réchauffement climatique. Des centaines de millions de gens vont devenir des réfugiés climatiques. Ces chiffres comptent, parce que ce ne sont pas seulement des chiffres - il s'agit d'individus, avec chacun une famille, des habitudes, des phobies, des allergies, des aliments préférés, des rêves récurrents, une chanson qui lui est restée dans la tête, des empreintes uniques et un rire particulier. [...] Il est difficile de prendre en charge des millions de vies. Mais il est impossible de ne pas prendre soin d'une seule. Cependant, peut-être n'avons-nous pas besoin de nous soucier de ces millions de gens. Il nous suffit de les sauver ».

    Après l'immense succès de Faut-il manger les animaux ?, Jonathan Safran Foer revient à la charge : l'élevage intensif des animaux est responsable du dérèglement climatique. L'extinction de la planète aura lieu parce que nous mangeons trop de viande. Avec empathie, avec humour, l'auteur analyse les défis auxquels nous devons faire face. Parce qu'il n'est pas trop tard pour inverser la tendance. Et que l'avenir de la planète commence maintenant, dans notre assiette.

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