[L'Aînée - Théâtre contemporain] En attendant de pouvoir y aller, pourquoi ne pas en lire ?  

  • De l'histoire de ses grands-parents échappés aux rafles du Vel d'Hiv aux voix enregistrées dans le métro, en passant par un cadeau de Noël décevant, ou par les femmes qu'il n'a pas réussi à aimer, Scali Delpeyrat, dans ce récit à la première personne, drôle et tendre, se raconte en toute intimité. Et si tout cela n'était que l'histoire d'un père qu'on a aimé bien plus qu'on ne l'avait pensé ?

    1 homme / 1 h 30

  • À son retour de la guerre de Troie, Agamemnon, roi des Grecs, est assassiné par sa femme Clytemnestre et son amant, Égisthe. Pour asseoir leur domination, le couple ordonne l'assassinat d'Oreste, le fils d'Agamemnon. La plus jeune fille du roi, Chrysothémis, fait le choix de rester auprès de sa mère et de supporter la concupiscence d'Égisthe. Électre, l'aînée, a trouvé refuge chez les prostituées d'Argos et se consume dans son désir de vengeance. Aveuglée par la haine, refusant l'appel à la raison et au pardon de sa jeune soeur, elle la laisse sacrifier sa virginité à Égisthe et reste sourde aux justifications de sa mère qui a tué Agamemnon pour venger la mort de sa fille, Iphigénie. Son seul espoir se nomme Oreste, frère exilé qui, travesti en femme, revient à Argos pour exaucer les prières de sa soeur. Dans la scène finale, lui, le fils qui répugne à verser le sang, exhorté par sa soeur assoiffée de vengeance, commet un matricide, prolongeant ainsi la malédiction des Atrides.

    Personnages : 12 femmes, 4 hommes, 3 musiciens et un choeur / durée estimée : 2 h.

  • Cinq courts textes réunis par le même regard cynique d'Alan Ball qui aborde ici des situations banales du quotidien en en tirant les fils du ridicule et de la cruauté. La vanité, la solitude, le langage ou la psychanalyse sont autant de thèmes que le célèbre auteur américain choisit ici de mettre à mal avec une ironie mordante.

  • Deux pièces engagées sur le rôle des femmes. «La Visite» questionne l'instinct maternel et le rôle de la mère dans sa confrontation avec la société. Les «Filles de nos filles »évoque le rôle des femmes dans la création.

  • «Succession :» Une "jeune personne" décide d'empoigner sa liberté face à une famille autoritaire lors d'un repas de famille. Une pièce sur le déterminisme social et familial. «Sérénades :» Un texte sur la furie amoureuse et sur la solitude de celui qui aime sans être aimé en retour.

  • Héritiers

    Nasser Djemaï

    Julie, comme Nadir, se retrouve face à son héritage, dans un monde en pleine mutation. Sa mère à la retraite sur le point de mourir, son frère Jimmy déconnecté de la réalité car il vit dans un film, la vieille tante Mireille qui réclame son dû, et son mari Franck à qui elle cache toute la vérité. Julie joue les contorsionnistes et glisse peu à peu vers une autre dimension. Enfin, l'Homme du lac est là. Il attend. Son spectre rôde autour de la famille, sans doute a-t-il la clé pour échapper à ce labyrinthe mental ? Sa barque est prête pour la traversée... Une fable drôle et sans concession sur le temps qui passe et l'érosion de ces bâtiments des certitudes définitives.

  • Alors voilà, j'aimerais vous inviter à participer à un travail, qui n'a rien de psychanalytique, qui n'aura aucune vertu apaisante - j'en ai conscience -, à nous revoir pour réfléchir à la notion suspecte de « deuil ». Je ne connaissais pas vos enfants, je ne crois pas les avoir croisés, en tout cas je ne m'en souviens pas. J'aimerais que vous puissiez me parler d'eux, de leur disparition de votre vie.

    Mohamed El Khatib, auteur et metteur en scène, s'astreint à confronter le théâtre à d'autres médiums (cinéma, installations, journaux) et à observer le produit de ces frictions. Après des études de Lettres (Khâgne), un passage à Sciences Po, puis au CADAC (Centre d'art dramatique de Mexico) et une thèse de sociologie sur « la critique dans la presse française » (dir. Nicolas Pélissier), il cofonde à Orléans en 2006 le collectif Zirlib autour d'un postulat simple : l'esthétique n'est pas dépourvue de sens politique.
    Zirlib est le fruit d'une rencontre entre auteurs, acteurs, chercheurs, danseurs, vidéastes et musiciens de formations et d'horizons divers. Ce collectif envisage la création contemporaine comme une expérience, un geste sensible/social dont la dimension esthétique la plus exigeante doit se confronter au quotidien le plus banal.

  • Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine.
    Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et à leurs craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière. Cette version augmentée, parue aux Etats-Unis en 2018 à l'occasion des 20 ans de la publication des Monologues, comprend onze nouveaux monologues et des poèmes.

  • Deux jeunes filles, encore au lycée, sont les « meilleures amies ». L'une ne pense qu'aux garçons, l'autre non.
    La première tombe amoureuse d'un musicien anglais avec lequel elle communique sur les réseaux sociaux, la seconde la conseille. Elles se parlent, elles soliloquent, elles rêvent, elles se piègent dans leurs propres sentiments, leurs aspirations, leurs propres troubles.

    L'amour se nourrit de déclarations. Le désir, le manque, l'attente sont exaltés par les mots. Et les réseaux sociaux les véhiculent si facilement, si rapidement. La tentation est grande de jouer avec, de se laisser aller à la manipulation. Mais n'est-ce pas un piège terrible que l'on fabrique à soi-même ?

  • Jean-Marie Gourio recueille avec soin depuis des années ces perles surgies du gosier des piliers de bistrot. Il les adapte régulièrement au théâtre avec Jean-Michel Ribes. Ce volume regroupe les trois volumes existants, parus en 2010.

  • Monologue écrit pour le théâtre, après un succès retentissant à Bruxelles, il est joué au Festival d'Avignon tout l'été avant d'entamer une tournée en Belgique et en France.
    Un père raconte sa propre adolescence à son ftls de 7 ans. Comment ça s'est mal passé et comment il a fini par trouver sa place. La scène de La fureur du dragon, célèbre fùm de Bruce Lee des années 1970, qui donne son titre à la pièce, est le socle de l'histoire du père qui raconte à son enfant son adolescence de gosse introverti et mal dans sa peau qui a appris à prendre conscience du monde et à l'affronter en regardant des filins de série B qui ont changé son existence.
    L'histoire universelle d'un enfant qui trouve dans le cinéma de genre ce qui organise sa construction identitaire et son rapport à la vie.

  • à vif

    Kery James

    Du 12 Septembre au 1er Octobre 2017 au théâtre du Rond-Point (Paris). Kery James, rappeur et poète humaniste, écrit une joute en phase avec le monde : deux avocats s'affrontent, les voix de « deux France » opposées, nantis et délaissés. Une agora passionnée pour un théâtre politique, radical.

  • Colosses aux pieds d'argile, les dictatures arabes ont été balayées par la vindicte populaire. « Qu'est-ce qui transforme une foule, en peuple ? », s'interroge l'auteur. Voici un texte sur la Révolution : « Pour parler de cet élan, de cet appétit, de cette irrévérence tantôt joueuse, tantôt enragée de la jeunesse. » Un récit collectif à voix multiples.

  • J'aurais préféré ne rien voir. Je me souvenais suffisamment. Et rester là, comme une cousine pauvre...
    Ce que je voudrais que vous sachiez : je craignais de gêner par ma présence, vous ne m'avez jamais beaucoup aimée, Hélène et vous ; et lui, près de vous, il m'aime moins, je préfère ne pas le constater. Un peu exclue par avance, inopportune, là à m'extasier sans fin sur le jardin, l'air de la campagne -je ne vous ai pas dit ? Je n'aime pas beaucoup la campagne et nous ne souhaitons pas prendre votre place ; venir s'y reposer, le barbecue, la tondeuse à gazon pour l'herbe haute, nous ne sommes pas fatigués...

  • Naître, ce n'est pas compliqué. Mourir, c'est très facile. Vivre, entre ces deux événements, ce n'est pas nécessairement impossible. Il n'est question que de suivre les règles et d'appliquer les principes pour s'en accommoder, il suffit de savoir qu'en toutes circonstances, il existe une solution, un moyen de réagir et de se comporter, une explication aux problèmes, car la vie n'est qu'une longue suite d'infimes problèmes, qui, chacun, appelle et doit connaître une réponse.
    Appuyé sur le livre des convenances, des usages et des bonnes manières, faisant toujours référence, sans jamais rien laisser passer de sa propre nature intime, cette bête incontrôlable qui ne laisse parler que son coeur, c'est bien risible, faisant toujours référence et ne voulant pas en démordre, à la bienséance, l'étiquette, les recommandations, le bon assortiment des objets et des personnes, le ton et l'ordre, on se tiendra toujours bien, on sera comme il faut, on ne risquera rien, on n'aura jamais peur.

    Si l'on en croit la baronne, tout est simple sur terre, pour peu que l'on respecte les règles d'un savoir-vivre, où de la naissance à la mort, rien n'échappe aux canons du bon goût officiel.
    Le Monde Un implacable et fort drôle manuel de sauvetage, sinon de survie, au fil des rites qui régissent la vie, de la naissance à la mort.
    Le Nouvel Observateur Lagarce passe insensiblement de la chambre nuptiale à la chambre mortuaire et, partant, raconte l'histoire d'une vie réglée comme du papier à musique et qui, sous la partition tatillonne, pousse par mégarde les pions de sa mélodie.
    Libération.

  • Pourquoi Gaston Monnerville n'est-il pas devenu président de la République française ? Pourquoi cet homme politique, président du Sénat de 1959 à 1968, est-il si mal connu dans son propre pays ?
    Et pourquoi, pour les femmes noires dans la France d'aujourd'hui, tout va très bien, tout sauf les relations avec la gent masculine au travail, tout sauf les tensions sourdes avec les collègues femmes, et pourquoi ça ne marche pas et pourquoi ça ne va pas s'améliorer ?
    Léonora Miano consacre son premier texte pour le théâtre à la présence noire dans la France d'aujourd'hui. En partant d'une série d'histoires personnelles, In-tranquilles - la première partie du recueil - nous plonge dans l'intimité de ces personnages afropéens. D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Ces voix, parfois ces cris, on les retrouve dans Femme in a city - la seconde partie - où elle rapporte les tribulations de femmes noires et françaises en quête de justice, d'égalité et d'amour.
    Pour Léonora Miano, on écrit " en raison d'une certaine tournure d'esprit et parce qu'on y est poussé ". C'est la nécessité de faire entendre des cris étouffés, de rendre audibles des paroles proscrites, qui la pousse aujourd'hui à nous livrer ces Écrits pour la parole. Léonora Miano nous tend un miroir qui avait perdu son tain et qui, par elle, le retrouve. Elle est l'auteur de six romans édités chez Plon, récompensés par de nombreux prix.

  • Inflammation du verbe vivre est la sixième pièce du cycle que consacre Wajdi Mouawad aux sept tragédies intégralement conservées de Sophocle.
    Souffrant terriblement d'une morsure de serpent pestilentielle, le Philoctète de Sophocle est abandonné par Ulysse et ses compagnons sur l'île de Lemnos. Or, selon l'oracle, seules les flèches qu'il possède pourront gagner la guerre. Ulysse envoie alors Néoptolème récupérer, par la ruse, les armes légendaires. Mais Néoptolème, honteux de la duperie qu'il doit mettre en oeuvre, prend le parti de Philoctète.

  • « Reda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre.

    Reda.
    Tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale.

    Édouard, voix intérieure.
    Voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà. »

  • Joël Pommerat en se frottant au thème de l'amour nous donne ici à voir des situations jamais évidentes, toujours pleines de complexités, comme une ronde éternelle.

  • "Lui" est en dépression. Il a renoncé à un bonheur fragile, a des pensées suicidaires, cherche à se diminuer par le châtiment physique et les situations humiliantes. «Point d'orgue» présente le parcours intérieur de ce personnage en trois étapes. «Le Purgatoire »: 2 hommes, 1 femme / 1 h «L'Enfer» : 2 hommes / 1 h «Le Paradis» : 2 hommes / 1 h

  • Je disais l'amour de ma vie et je te regardais / je te regarde et je pense je ne te reconnais plus / ton corps je le connais / les attaches les os tout ça je connais / mais dessous il y a quoi / dessous sous l'enveloppe il y a quoi ? / une sorte de nouveau toi et moi qui n'a rien à voir rien à voir je suis désolé / Un couple clôture son amour en deux monologues qui vont au bout de leur pensée, deux longues phrases qui ne sauraient s'interrompre, manière de solder les vieux comptes et marquer dans une langue poussée à bloc le territoire des corps.

    Clôture de l'amour, écrit pour les acteurs Audrey Bonnet et Stanislas Nordey, a été créé lors du Festival d'Avignon 2011 dans une mise en scène de l'auteur et a reçu un accueil enthousiaste auprès du public et de la critique. La pièce obtient, en 2012, le Prix de la Meilleure création d'une pièce en langue française du Syndicat de la critique et le Grand Prix de Littérature dramatique du Centre national du Théâtre. En 2013, le Prix de l'Auteur sera décerné à Pascal Rambert et celui de la Comédienne à Audrey Bonnet lors du premier Palmarès du théâtre.
    Traduit en dix-huit langues et joué dans une vingtaine de pays ce texte peut désormais être considéré comme un incontournable du théâtre français de ce début du XXIe siècle.

  • Sulki et Sulku sont amis depuis longtemps, Sulki et Sulku se prennent pour des oeuvres d'art, ils ont des opinions et sont souvent d'accord. Mais Sulki et Sulku parlent souvent pour ne rien dire.
    Voici une pièce qui, sous ses airs absurdes, aborde un sujet essentiel : la construction de la pensée contemporaine, par souvent peu profonde.

  • On commence enfin à comprendre le sens de cette accusation. Ce roman est considéré comme une menace à l'État. C'est pour cela qu'il est immoral, monsieur Pinard ? C'est pour cela que vous voulez l'interdire ? Mais les lois de l'État ne sont pas les lois de l'art. On ne peut pas jeter en prison tous les personnages qui ont commis des crimes. Si l'art ne montre que ce qui est bon, il n'y a pas de distinction entre le bien et le mal. Un art qui ne montre que ce qui est bon, voilà ce qui est véritablement immoral.

    Cette pièce s'inspire du réquisitoire et de la plaidoirie du procès intenté à Gustave Flaubert en 1857, ainsi que du roman Madame Bovary : moeurs de province, et de la correspondance de son auteur avec Élisa Schlésinger.

  • La pièce est un parcours initiatique. Girafe est une petite fille de 9 ans. C'est sa mère qui lui a donné ce nom, car elle est grande. Un peu sur le modèle de Candide, elle va de rencontre en rencontre, en traversant une Lisbonne dévastée par la crise économique. Elle est accompagnée par son ours en peluche suicidaire : Judy Garland.

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