Jean-Paul Desprat

  • Versailles, 1683. Louis XIV hausse les épaules lorsque son jeune cousin, Eugène de Savoie-Carignan, demande de pouvoir le servir dans ses armées. Eugène n'a rien d'un guerrier : il vient à peine de quitter le petit collet qui faisait de lui un ecclésiastique, il n'a jamais porté l'épée, il est de plus bossu et rachitique. Quant à sa mère, Olympe Mancini, elle a été gravement compromise dans l'« affaire des poisons ».
    Le Roi-Soleil vient pourtant de commettre l'une des plus funestes erreurs de son règne. Deux mois plus tard, Eugène est en Autriche. Il se met au service de l'empereur Léopold au moment où Vienne est assiégée par les Turcs. C'est le début d'une prodigieuse carrière d'un demi-siècle qui va faire de lui le généralissime des troupes impériales, le chef du Conseil de guerre, le gouverneur des Flandres et du Milanais et, surtout, le principal ennemi de Louis XIV. Toutes les pires défaites de la France jusqu'en 1710 seront le fruit de son génie tactique.
    Eugène, qui n'aura pas de descendance, est par ailleurs un intellectuel, aussi bien philosophe que théologien, lié aux principaux artistes de son temps, constructeur de palais gigantesques et magnifiques, tels le Belvédère de Vienne ou, aux frontières de la Hongrie, le Schloss Hof qui évoque Versailles.
    Une destinée éblouissante... mal connue en France pour cette simple et triviale raison qu'il fut notre ennemi et que nous n'aimons pas nous rappeler nos défaites, surtout lorsqu'elles nous sont infligées par un homme qui, comme Eugène, est né à Paris, en plein quartier des Halles.

  • Louis XV, adroitement inspiré par Mme de Pompadour devient, en 1760, l'unique actionnaire de la Manufacture de Sèvres. Afin de percer le secret de la porcelaine dure, fabriquée en Saxe, il engage deux frères chimistes. Mais les coups bas se multiplient et des espions sortent de l'ombre. Écrit avec fougue et talent, voici la passionnante aventure d'une des premières affaires d'espionnage industriel.

    Historien et romancier, Jean-Paul Desprat est né en 1947. Il est l'auteur la trilogie composée de Bleu de Sèvres, Jaune de Naples et Rouge de Paris, disponible en Points.

  • - En 1770, Marie-Antoinette devient dauphine de France. De Versailles, elle écrit régulièrement à sa soeur Marie-Caroline, reine des Deux-Siciles. Les deux soeurs se lancent un défi : " Ma porcelaine sera plus délicate que la vôtre ! " Marie-Antoinette tente alors de voler le savoir italien à sa soeur par l'intermédiaire d'un homme de la manufacture de Sèvres tandis que Charles III, le beau-père de Marie-Caroline, tente de faire interdire la production de porcelaine dans le royaume italien...

    - Historien et romancier, Jean-Paul Desprat est né en 1947. Il est l'auteur d'ouvrages sur Henri IV, Mme de Maintenon, Mirabeau, et de Bleu de Sèvres, disponible en Points.

  • Au coeur de la Révolution française, la manufacture de Sèvres est menacée de faillite. La jeune Adèle Masson, qui s'est fait une spécialité de la peinture d'oiseaux sur porcelaine, se laisse emporter dans le tourbillon d'idées nouvelles dont Paris est le centre. Elle fait la connaissance de Mirabeau, dont elle tombe éperdument amoureuse. Mais la fabrique continue à s'enfoncer dans la crise... Parviendra-t-elle à sauver Sèvres du naufrage ?

  • Cette nouvelle biographie du plus populaire des rois de France, qui met à profit les avancées les plus récentes de la recherche, fait une large part à la marche au pouvoir (une bonne trentaine d'années...) et s'attache à connaître l'homme avec certes des faiblesses (les femmes, le jeu...) mais aussi et surtout avec des dons et des atouts éclatants (charisme personnel, culture humaniste, habileté voire ruse politique). Les réussites de son règne sont toutes issues de ces incroyables coups d'audace qu'ont été coup sur coup, en deux mois, en 1598, aboutissement de vingt ans d'effort, l'édit de Nantes et la paix des armes au-dedans et au-dehors.
    Henri IV, né en 1553, était encore enfant lorsque les premiers protestants furent assassinés et c'est dans la force de l'âge, quarante ans plus tard, qu'il allait rétablir la concorde, permettre au royaume de revivre. Sa vie entière aura donc été dédiée à dénouer l'écheveau des haines politico-religieuses, un destin dont il sera l'acteur et le martyr en 1610.
    « Seul de nos monarques dont le peuple ait gardé la mémoire » (Michelet), guerrier intrépide, doué d'un sens politique rare, orateur d'exception, aussi à l'aise dans la cabane d'un bûcheron que devant une assemblée houleuse, il est ce que nous appellerions de nos jours un « as en communication ». Ce sont ces aptitudes qui lui permettront, après la pacification, d'engager la monarchie vers l'absolutisme, autrement dit vers la toute-puissance royale et du coup vers le rayonnement français sur l'Europe.
    La clef du succès providentiel d'Henri IV réside enfin dans sa propension, fort rare en son temps, à la miséricorde et au refus de la vengeance. Il est l'homme qui pardonne. Profondément croyant mais animé depuis l'enfance de l'idée qu'on peut se sauver dans une religion comme dans l'autre, il pulvérise le mobile même du conflit et panse les plaies.

  • Les soeurs de Nemours, joyaux de la cour de Louis XIV, convolent avec les plus beaux partis d'Europe mais leurs rêves de bonheur ne survivent pas longtemps à leurs mariages : Jeanne-Baptiste, devenue duchesse de Savoie, découvre un mari cruel ; Marie-Françoise, reine du Portugal, un véritable fou. Isolées dans des cours hostiles, elles sont prêtes à tout pour sauvegarder leur indépendance et s'emparer du pouvoir...

  • Issus des amours de Gabrielle d'Estrées et d'Henri IV, trois couples de frères - César et Alexandre, Louis et François, Louis-Joseph et Philippe - accompagnent la montée de l'absolutisme, déchirés par leur passion fraternelle.
    Adorés par Henri IV, persécutés et exilés par Louis XIII et Richelieu, remis en selle par Mazarin qui les unit à sa famille pour mêler son sang à celui des rois, les Vendômes dominent leur temps, admirés pour leur génie militaire, comme pour leurs vices.
    Avec érudition et liberté de ton, Jean-Paul Desprat restitue l'histoire des Vendômes, dont l'épopée tient à la fois de la chanson de geste, du récit chevaleresque et du conte libertin.

  • Mirabeau, rejeton dévoyé d'une vieille famille provençale, réunit en lui tous les contraires : laideur et séduction, vice et vertu, plume et épée, monarchie et révolution. Jean-Paul Desprat, par un travail savant et un vrai bonheur d'écriture, restitue à cet « Hercule » (Goethe) de la politique et de la vie, toutes deux placées sous le signe de la liberté, l'extraordinaire foisonnement de son génie.

    Depuis trente ans, Jean-Paul Desprat, historien, publie alternativement biographies (tels Les Bâtards d'Henri IV ; Le Cardinal de Bernis ; Madame de Maintenon) et romans (tels La Fougère et les Lys ; Bleu de Sèvres ; Jaune de Naples ; Rouge de Paris ; Les Princesses assassines).

  • Après le succès du livre de Françoise Chandernagor, la «vraie» biographie de Mme de Maintenon.
    Mme de Maintenon, c'est d'abord une destinée exceptionnelle : cette petite-fille du poète Agrippa d'Aubigné naît dans la cour d'une prison, épouse à 17 ans le poète Scarron et devient l'hôtesse du plus brillant salon littéraire de Paris. Cela lui ouvre - une fois devenue veuve en 1669 -, les portes de Versailles, où elle sera chargée de l'éducation des princes bâtards ; puis l'attention du roi, et enfin son coeur puisqu'elle l'épouse secrètement en 1683. Mme de Maintenon, c'est aussi un caractère complexe et contradictoire où se mêlent l'ambition, l'autorité, la dévotion, le goût du pouvoir et de l'éducation, la «tendresse et la sécheresse» qu'analyse en elle Fénelon. Mme de Maintenon, c'est encore une femme engagée dans le mouvement des Précieuses. Le combat qu'elle mène notamment dans l'oeuvre de Saint-Cyr offre aux jeunes filles de cette institution un accès à l'empire de la raison si longtemps refusé par les hommes. Femme sans appui, elle sait que le prix à payer est celui d'une réputation intacte et pratiquement d'un renoncement à l'amour. Or, Mme de Maintenon «. ne met point de bornes à ses désirs». Elle veut tout à la fois : la gloire, le salut chrétien et l'amour. D'où des échecs cinglants qu'elle ne masque qu'en reconstruisant pour les générations futures son personnage. «Je suis née franche, il m'a fallu dissimuler.» Pour la postérité, «. elle s'est peinte de dos». Ce livre est écrit «en face d'elle».

  • En cet automne 1702, Victor, fils du comte de Gironde, fuit la demeure de son père, resté protestant malgré l'injonction du roi. En route vers Paris, le jeune voyageur, ingénu autant qu'impétueux, a soif d'aventures. Sa rencontre avec le libertin chevalier de Carresse bouleverse bientôt sa vie de provincial : le voilà précipité au coeur des affaires royales et des intrigues politiques de la capitale...

  • Les enfarinés

    Jean-Paul Desprat

    Jusqu'à ce début d'automne 1793, rien n'avait véritablement altéré la félicité des Fourcous. Le tumulte de la Révolution bouleversa soudain leur existence avec l'arrivée de l'abbé Lazuech, prêtre réfractaire fuyant les persécutions. Les Fourcous vont alors se retrancher de leur communauté pendant plus d'un siècle. À travers la vie d'une famille, l'histoire d'un schisme, celui des «enfarinés», ces catholiques qui choisirent l'isolement d'une religion sans prêtre et sans sacrement.

  • Mme de Maintenon, c'est d'abord une destinée exceptionnelle : cette petite-fille du poète Agrippa d'Aubigné naît dans la cour d'une prison, épouse à 17 ans le poète Scarron et devient l'hôtesse du plus brillant salon littéraire de Paris.
    Cela lui ouvre - une fois devenue veuve en 1660 - les portes de Versailles, où elle sera chargée de l'éducation des princes bâtards ; puis l'attention du roi, et enfin son coeur puisqu'elle l'épouse secrètement en 1683. Mme de Maintenon, c'est aussi un caractère complexe et contradictoire où se mêlent l'ambition, l'autorité, la dévotion, le goût du pouvoir et de l'éducation, la " tendresse et la sécheresse " qu'analyse en elle Fénelon.
    Mme de Maintenon, c'est encore une femme engagée dans le mouvement des Précieuses. Le combat qu'elle mène notamment dans l'oeuvre de Saint-Cyr offre aux jeunes filles de cette institution un accès à l'empire de la raison si longtemps refusé par les hommes. Femme sans appui, elle sait que le prix à payer est celui d'une réputation intacte et pratiquement d'un renoncement à l'amour. Or, Mme de Maintenon " ne met point de bornes à ses désirs ".
    Elle veut tout à la fois : la gloire, le salut chrétien et l'amour. D'où des échecs cinglants qu'elle masque en reconstruisant son personnage pour les générations futures. " Je suis née franche, il m'a fallu dissimuler... " Pour la postérité, " elle s'est peinte de dos ". Ce livre est écrit " en face d'elle ".

  • Issus des amours de Gabrielle d'Estrées et d'Henri IV, contemporains du Grand Siècle (1589-1715), trois couples de frères - César et Alexandre, Louis et François, Louis-Joseph et Philippe - accompagnent la montée de l'absolutisme, tantôt ravalés aux tréfonds de la disgrâce, un autre jour élevés au pinacle, déchirés par leur passion fraternelle. Henri IV les a portés très loin dans son affection, comme les fruits d'une passion dévorante. César et Alexandre n'avaient-ils pas hérité des qualités de coeur du Vert-Galant, de sa verve et de sa bravoure ? Persécutés par Louis XIII et Richelieu, exilés, puis remis en selle par Mazarin qui les unit à sa famille pour mêler son sang à celui des rois, les Vendômes dominent leur temps, admirés pour leur génie militaire, comme pour leurs vices. Avec l'érudition, la liberté de ton et l'insolence qui sied aux bâtards, Jean-Paul Desprat restitue l'histoire des Vendômes, ces princes de la main gauche dont l'épopée tient à la fois de la chanson de geste, du récit chevaleresque et du conte libertin.

  • Le Grand Siècle est l'une des périodes les plus riches de l'histoire de France : de l'avènement d'Henri IV (1589) à la mort de Louis XIV (1715). Il est appelé ainsi car pendant cette période la France domine l'Europe, et même le monde, grâce à sa puissante armée mais aussi et surtout par son influence culturelle très importante. Si l'on vous dit Grand Siècle, vous pensez donc immédiatement à l'assassinat d'Henri IV, la vie à la cour du Roi Soleil, à Richelieu et Mazarin, à la guerre de Trente ans.
    Peut-être aussi au Discours de la méthode de Descartes, au Cid de Corneille. Mais savez-vous que l'ancêtre de notre Loto a été institué par François Ier en 1539 ? Qui connaît le chef d'oeuvre des Caquets de l'accouchée ? Que savez-vous des origines de l'institution de Saint-Cyr fondée alors par Madame de Maintenon comme une véritable usine à mariages ? Des lettres pleines d'une drôlerie et d'un ton de familiarité charmante que la princesse Palatine adressait à tout son vaste cousinage européen ? De la généralisation des livres de cuisine qui plaident pour le goût et s'adressent désormais " aux ménages de dépense modérée " ? Ou encore de l'usage de la canne par les précieuses et les frondeuses de la cour de Louis XIII ? Et enfin, de la longue liste des inventions de Denis Papin, l'un des plus grands inventeurs de son siècle ? En abordant le Grand Siècle par des entrées aussi variées qu'inattendues, des " asperges " à la " verve d'Henri IV " en passant par les " crimes affreux ", les " fauteuils de l'Académie Française " ou les premières " gazettes ", mêlant le culturel, le militaire, le politique et le religieux, dosant savamment l'anecdote croustillante, les événements majeurs et la recherche historiographique la plus pointue, ce Dictionnaire de curiosités nous offre un kaléidoscope haut en couleur, qui restitue la complexité et la richesse d'une époque majeure de l'histoire de France.

  • Mirabeau unit en lui la Révolution, l'érotisme et la corruption ; il incarne au plus haut point la lutte du tempérament et du génie, dans laquelle le tempérament finit toujours par venir à bout du génie, sauf chez lui où c'est le tempérament qui sans cesse vient soutenir un génie aux prises avec les événements fabuleux de la Révolution.
    Mirabeau, c'est un révolutionnaire qui travaille à réconcilier le roi et la Révolution ; il publie des dizaines de livres censés contribuer au bonheur des Français et se soucie d'abord de sa gloire ; il pétrifie l'auditoire de sa voix et arrache des applaudissements même à ses ennemis, mais il suscite aussi la haine de ceux dont il défend les droits ; " laid comme Satan ", il séduit tous les parterres, en particulier par sa plume, souvent tenue par des nègres.

    Après plusieurs années de recherche - notamment dans les correspondances échangées par Mirabeau -, Jean-Paul Desprat suit les pérégrinations de celui-ci en Angleterre, en Prusse et en Hollande. Il montre comment se façonne la grande tête politique de 1789 et combien ces bouleversements sont le fait d'une société corsetée, ici incarnée par un père qui le prive d'argent avant de le faire expédier à Vincennes.
    En dissipant toutes les ambiguïtés, encore accrues par la mort qui, en avril 1791, le fauche en pleine gloire, Jean-Paul Desprat brosse avec chaleur et talent la biographie d'un homme qui tînt à la fois de Tom Jones, pour son obsession de la liberté, et d'Hercule, par l'ampleur et la variété de son action.

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