Valéry Giroux

  • Trophées, nourriture, sujets d'expérimentation, ressources, souffre-douleurs, jouets, vêtements... Depuis l'époque néolithique au moins, les hommes considèrent les animaux comme des moyens. Pourtant, cette hégémonie de notre espèce, dont la chasse et l'élevage industriel sont les manifestations les plus évidentes, ignore volontairement les implications éthiques de la révolution darwinienne. C'est ce suprémacisme humain que l'antispécisme entend critiquer.
    Or, profitant de l'essor, depuis le milieu des années 2010, du végétarisme et du véganisme, le discours indigné des antispéciste rencontre de plus en plus d'échos, bien qu'il soit souvent accueilli de façon amusée ou hostile. Dans ce court essai, Valéry Giroux bat en brèche les caricatures, et montre que l'antispécisme est avant tout une base de réflexion éthique et politique. En affirmant que l'humanité doit renoncer à certains des privilèges qu'elle s'est injustement octroyés aux dépens des animaux, elle défend l'idée qu'un monde délivré du spécisme serait non pas encore parfait, mais incontestablement plus juste.

  • Afin de répondre à cette question difficile et profonde, Valéry Giroux entreprend d'explorer la possibilité que des animaux autres qu'humains possèdent, comme les membres de l'humanité, les intérêts que les droits les plus fondamentaux de la personne ont pour fonction de protéger. Avec une implacable rigueur, elle montre que tous les êtres sensibles, en réalité, peuvent avoir intérêt à ne pas souffrir, intérêt à rester en vie et intérêt à vivre librement. À partir du principe selon lequel les cas semblables doivent être traités de manière identique, elle conclut que tous ces animaux devraient jouir des droits individuels les plus fondamentaux et se voir reconnaître la personnalité morale et juridique.

    Cette enquête philosophique sur les droits des animaux est décisive dans ses conclusions : l'exploitation animale doit être abolie.

  • Plus qu'un régime ou un mode de vie, le véganisme est un mouvement social et politique visant à libérer les animaux du joug humain. S'opposant au carnisme, les véganes renoncent autant que possible à utiliser des produits ou des services issus de leur exploitation.
    Leurs arguments rencontrent aujourd'hui un écho de plus en plus favorable parmi les consommateurs, alors même que le s animaux, sur terre et dans la mer, n'ont jamais été tués dans de si grandes proportions.
    Cet essai est l'occasion pour ses auteurs de montrer que la société que les véganes appellent de leurs voeux (et préfigurent par leurs pratiques quotidiennes) repose sur une conception élargie de la justice. Une justice qui devrait embrasser l'ensemble des êtres doués de sensibilité.

  • Malgré l'opposition de son mari, elle part aux Etats-Unis. Mais là, personne ne veut de sa confession, et pour cause : FBI, avocat de la défense, juge, tous semblent sous la coupe de mystérieux hommes en noir bien décidés à décourager la jeune femme. Pourtant, celle-ci persiste. et s'interroge : qui aurait intérêt à la faire taire, alors qu'elle ne souhaite qu'une chose, éviter la mort d'une innocente ? Mais s'agit-il vraiment d'un complot... ou d'un simple délire ?

  • Dans son ouvrage La libération animale, Peter Singer développe trois grandes idées : le principe d'égale considération des intérêts, le rejet du spécisme, et la nécessité de mettre un terme à certains types d'exploitation des animaux, notamment ceux qui ont trait à la recherche et l'élevage industriel. Cette oeuvre phare a connu un retentissement immense, à tel point que sa publication, en 1975, a été présentée comme le moment clef dans l'émergence du mouvement éponyme. Cependant, le mouvement de libération animale ne saurait se réduire à la seule pensée singerienne.

    Ce mouvement extrêmement protéiforme a fait l'objet de débats intenses à l'interne, entre les défenseurs des animaux eux-mêmes qui privilégient des approches diverses, comme à l'externe, entre ceux qui défendent le statu quo ou contestent les arguments animalistes. L'objet de ce recueil est de revenir sur le lien entre le mouvement de libération animale et les théories de Peter Singer qui, à tort ou à raison, en est perçu comme le père fondateur. Comment l'éthique animale de l'auteur a-t-elle été accueillie depuis la publication de La libération animale, et comment a-t-elle évolué ? Quelle place la doctrine utilitariste occupe-t-elle dans le travail de Singer et dans les débats qu'il a engendrés ?

    Avec le soutien de l'équipe d'accueil Anglophonie, communautés et écritures.

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