Langue française

  • A la recherche de la Patagonie est un récit de voyage sur la route, effectuée en stop, de Mendoza jusque l'extrême sud de la Patagonie. Il évoque davantage les rencontres en chemin, plutôt que la nature sauvage.
    Sur la ruta 40 et les pistes secondaires, les rencontres avec la nature et les hommes ébranlent les certitudes et instillent le doute. Est-on bien dans ce grandiose décor que d'aucuns louent comme une terre rêvée parce que désertée par les hommes ?
    Et pourtant, des hommes et femmes ont adopté ce territoire de l'extrême, mais ils ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Reste alors à avaler les kilomètres, faire l'expérience du voyage à la rencontre de l'imprévu, et se fondre dans l'âpreté des éléments qui se jouent du voyageur, pour voir, par soi-même, ce que cache ce territoire.

  • Suite à l'attaque de Pearl Harbor en 1941, Victor Lundy, jeune étudiant new-yorkais de 19 ans, interrompt ses études d'architecture et s'engage dans l'armée. Après un entraînement sommaire, il débarque en France en août 1944.
    Doué en dessin, il profite de moments de répits pour remplir ses carnets de croquis, impressions fugitives de son temps passé dans l'armée, consignées dans ses précieux carnets.
    Blessé au combat en novembre, il ne retournera pas au front et rentre à l'université d'Harvard, en architecture, sous la tutelle d'illustres professeurs du Bauhaus.
    Il deviendra l'un des chefs de file de l'architecture moderniste aux États-Unis.
    Les carnets de croquis du soldat Victor Lundy sont un précieux témoignage historique des moments suspendus passés en France en temps de guerre.

  • "La cabane est un prétexte. Au même titre que le vélo est le parfait alibi pour rencontrer l'autre, la cabane l'est pour se (re)découvrir. Cependant, ces questions me taraudent : trouverai-je un intérêt dans cette nouvelle expérience ? Chaque jour apportera-t-il son lot de découvertes, de surprises, d'émotions ? Serai-je capable de déceler la beauté dans l'immobilité, celle-là même que le mouvement permet de révéler ? Car distillée avec parcimonie et renouvelée en permanence lors d'un avancement géographique, elle est source intarissable d'inspiration et piège à routine.
    Je me doute que même à l'arrêt, cette beauté éphémère qui enivre l'être de passage est persistante pour qui sait l'apprécier. Mais avec une vitesse de déplacement nulle, l'ennui ne guettera-t-il pas, un mois au même endroit ? " Dans sa cabane flottante, au milieu d'une zone humide de la lointaine Bornéo, en Indonésie, Nicolas Ternisien entreprend de se confronter à cet autre redouté : la solitude.
    Reclus sur l'eau, il n'a plus qu'à observer cet angle lacustre du monde, en attendant qu'il s'y passe suffisamment de choses pour éveiller sa curiosité, mais point trop qui auraient pour conséquence de troubler cet ermitage choisi et la rencontre avec soi.

  • Iran, la paupiere du jour : un périple intime Nouv.

    "J'ai perdu la photo. La seule photo que j'aie jamais faite que je trouvais vraiment belle. Perdu. Mais je m'en souviens très bien. Je suis derrière Shirin, elle marche au devant d'un paysage immense. La poussière voile les reliefs, la lumière est pourtant intense, la montagne erodée, et le foulard de Shirin tombé sur ses épaules, elle a les bras légèrement ouverts, les paumes aussi, la tête renversée.
    Elle avance contre le vent. Je prends la photo que je perdrai plus tard. C'est l'été aux alentours de Téhéran. Shirin a 22 ans. Selon le terme en usage ici, c'est une enfant de la Révolution. Elle est née en 1979. Son frère, Fereydoun, est né 4 ans plus tard, un enfant de la guerre. Je suis née entre eux. Ailleurs. En Occident. Shirin de la Révolution et Fereydoun de la guerre, je les ai regardés, reçus, visités, perdus, retrouvés.
    Aimés. Nos enfances menées parallèlement ont ébranlé ma trajectoire. Nous sommes cousins". Regard sensible posé sur l'Iran intime, celui où se mêlent les histoires d'adolescentes amoureuses et où la vie avance en dépit des vents parfois hostiles, cette Paupière du jour est le récit littéraire d'un voyage dans la vie quotidienne iranienne et dans cette part de famille de l'auteur, qui vivait sur des terres à mi-chemin de la réalité et de la légende.

  • Situé à trois quart d'heure de marche du village d'Akunnaaq, au Groenland, le Manguier, ancien remorqueur transformé en navire d'expéditions, se laisse prendre volontairement par la banquise. Dans la baie, une trentaine de maisons colorent le village parmi cette vaste étendue blanche où plusieurs hameaux ne sont plus que des lieux fantômes. Appareil photo visé au poignet, la photographe Férial a vécu un temps sur le navire, aimantée par la beauté polaire et la culture inuite.
    Elle y a découvert ce monde gelé, faussement inhabité par une faune discrète. Au-delà de l'esthétique de ses clichés, des réflexions poétiques et engagées sur ce territoire, elle en a ramené un véritable cri du coeur face au dérèglement climatique. "Nuna" , la terre des hommes, n'appartient pas aux hommes ? ; elle leur est seulement prêtée. Face à l'urgence de conserver toute cette beauté, le moment est donc venu de mettre en oeuvre notre propre passage à l'âge adulte et se souvenir que l'avenir se contruit aujourd'hui.

  • Son amour pour la Chine, Rosemary Taleb-Rivière ne saurait l'expliquer rationnellement. Tant hier qu'aujourd'hui, pourquoi la Chine aimante-elle à ce point le voyageur occidental ?? Victor Segalen, Alexandra David-Néel ou Marc Riboud se perdirent avec bonheur dans ce pays-monde et nombreux sont les artistes qui y trouvèrent aussi matière à produire de grandes oeuvres. Depuis ses premiers cours sur l'esthétique chinoise à l'Ecole du Louvre, l'engouement pour le pays n'a pas quitté l'auteur.
    Du Yunnan au Gansu, en passant par le Sichuan, des grottes ancestrales aux temples millénaires, Rosemary Taleb-Rivière a foulé l'Empire du Milieu avec la même fougue que ses aînés. Sur le terrain, pinceau ou stylo en main, l'oeil aiguisé par ses lectures et le trait assuré, elle se fond avec gourmandise dans l'esthétique et la poésie chinoise, composant, avec cette Chine au bout des doigts, le carnet inspiré et amoureux d'un voyage sans fin.

  • Longtemps j'ai rêvé d'Afrique. Enfant déjà, je passais des heures à la lecture de Burroughs, suivant Tarzan pourchassant les hommes-fourmis dans une jungle luxuriante peuplée de bêtes sauvages. Je remontais des fleuves sombres et inquiétants avec Conrad, attrapais des fièvres tropicales avec Gide, traversais le continent d'ouest en est avec Leiris, du nord au sud avec Theroux. J'ai lu Cendrars, Kapuscinsky et tant d'autres.
    Et puis j'ai fini par y aller, marchant dans la forêt, dans la savane, dans la brousse, encore et encore, pour de vrai, les yeux ouverts.

  • Depuis plusieurs années, après une vie de biologiste, la peintre-voyageuse Stéphanie Ledoux arpente le monde pour nous donner à voir les civilisations et les ethnies les plus reculées de la planète. Équipée de son matériel à dessin, de papiers ou de carnets qu'elle trouve parfois sur les lieux de ses expéditions, elle communique avec son trait, dressant lentement, le temps dilué d'un échange fraternel, des portraits saisissants. Tissant peu à peu une cartographie de la beauté du monde, de la Colombie à la Polynésie, en passant par la Chine, le Viêt-Nam ou l'Éthiopie, Stéphanie Ledoux enchante le regard.

  • David Ducoin et Jacques, son père, ont parcouru le monde et foulé tous les deux le Zanskar, dans le nord-ouest de l'Inde, pour la première fois en 1989. Depuis cette date, David y est retourné à de nombreuses reprises, tissant des liens fraternels avec plusieurs familles. 25 ans après la découverte de ce territoire enclavé, père et fils, accompagnés du dessinateur de presse Nono, décident de retrouver les amis que s'était fait Jacques lors de son premier voyage.
    Dans l'âpreté et la rudesse de cette région montagneuse, traversée par le fleuve Zanskar, les trois comparses découvrent que bien des choses ont changé durant ces années.
    Retour en terre connue pour le père et le fils, découverte complète pour le dessinateur breton, ce Carnet d'Himalaya évoquent une région saisissante de beauté.

  • Après une longue période autarcique durant laquelle le Japon était fermé au monde extérieur, au milieu du xixe siècle, le pays ouvre à nouveau enfin ses ports aux voyageurs occidentaux qui découvrent alors un territoire figé dans le passé, éveillant leur curiosité. Les paysages y sont atypiques, les tenues traditionnelles et les coutumes étonnantes, l'architecture s'y révèle curieuse. La multiplicité des échanges entre ingé­nieurs, artistes et savants de toutes nationa­lités va de pair avec la vul­ga­risation de la photographie.
    Des ateliers se montent et le système postal se développe en parallèle. L'art de la carte postale connaît un essor fulgurant ? : photographies, aquarelles, laques, tampons commémoratifs et timbres, ornent ces souvenirs de voyage que les Européens se plaisent à rapporter ou à expédier. A travers leur collection unique de cartes postales, Jacky Quétard et Sanae Kushibiki font parler ces documents d'époque illustrant un Japon immuable qui exercait une grande fascination sur les voyageurs occidentaux.
    Aujourd'hui encore, l'esthétique et la culture japonaise aimantent le visiteur, et c'est pour mieux saisir cette civilisation que les auteurs nous donnent à voir et à lire une histoire de la carte postale japonaise colorisée.

  • C'est un voyage en nostalgie sudiste. Le voyage de l'homme d'òc, la nostalgie des sud éternels. Ni idéalisée, ni honteuse, triste ou gaie, confiante ou amère, au pluriel ou au singulier, mais forcément subjective. Là se bousculent les souvenirs et les rêveries d'un contemporain, peut-être solitaire, mais qui n'est pas né de rien ni de nulle part. Un contemporain d'autant plus ouvert qu'il est enraciné.
    Dans ses balades et flâneries, dans l'âme des chemins creux, au gré des intimités rurales, des cultures plus urbaines ou de l'histoire d'une terre, le présent et le passé s'étreignent et les plaisirs et les émotions façonnent la conscience humaine. Dans ce monologue fragmenté comme autant de sentiers qui racontent la vie d'ici, l'homme d'òc évoque la langue, l'identité, la société d'aujourd'hui, Bacchus, les frontières et les clochers, l'Europe latine de Mistral ou les troubadours ; loin de la quête obsessionnelle de la nouveauté et de la dégradante obligation d'être de son temps, il va au rythme de son pas lourd, par delà les chemins creux.

  • David Labarre naît atteint d'une irréversible déficience visuelle. Ce handicap rend son enfance difficile : brimades de son père, harcèlement de ses camarades de classe, difficultés scolaires. L'école ne l'intéresse pas. La seule chose qui le motive, c'est le foot.
    Il parvient à créer une division de cécifoot à Toulouse :
    Un premier rêve qui se réalise et qu'il poursuivra en enchaînant les victoires jusqu'aux jeux paralympiques de Londres.
    David Labarre s'essaie ensuite à l'alpinisme. Il y prend goût, l'altitude le grise ; il entame l'ascension des plus hautes montagnes françaises. Il parvient à vaincre le Mont-Blanc. Prochainement, il a décidé de s'attaquer au Toubkal, au Maroc, puis à l'Everest.
    Cet ouvrage propose la biographie inspirante d'une destinée hors-norme.

  • Arbre millénaire emblématique de Madagascar, géant résistant à la sécheresse et inépuisable source de vie, le baobab mérite son surnom :
    Il est le roi des arbres.
    Dans des villages du sud-ouest de Madagascar, il est l'objet d'une pratique méconnue et singulière : le creusage du tronc pour en faire de vastes citernes.
    Durant les périodes de sécheresse, cette ingénieuse tradition permet de stocker l'eau tout en maintenant l'arbre en vie.
    C'est autour de leur passion commune pour ces « pachydermes végétaux » que la carnettiste Griotte et le botaniste-photographe Cyrille Cornu ont voyagé en territoire malgache, pour observer cet usage. Dans ces carnets dessinés et documents photographiques constitués sur plusieurs années, ils nous révèlent l'ingéniosité de cette pratique unique au monde.

  • Seule dans sa voiture, la narratrice entreprend un voyage sur les routes de Norvège qui la conduisent toujours plus au nord, dans un monde vaste et inconnu. Au-delà du cercle polaire.
    Accompagnée du souvenir des grands expéditeurs ayant voulu découvrir le passage du Nord-Ouest.
    Accompagnée du souvenir d'un conte scandinave lu dans son enfance. Accompagnée des peuples premiers et de leurs croyances.
    Dans ce voyage arctique, elle part à la recherche du pays situé à l'est du soleil et à l'ouest de la lune. Un univers fait de glaces et de vents, de pierres et de lumières qu'il lui faut découvrir et reconnaître pour y déposer une part essentielle de sa propre mémoire.
    Récit de voyage sensible et littéraire, le livre est un vibrant appel à rencontrer le grand Nord.

  • On se disait en ce début de siècle que l'on devait agir et on ne le faisait pas : bloqués par une conscience partagée de l'effondrement en cours, informés que la décennie 2020-30 serait pourtant décisive.
    Dans les années 2020, un archipel de belles idées et de beaux projets émergeait doucement, dans ce village, dans ce bourg, dans cette ferme isolée au bout du chemin.
    A la mi-temps du XXIe siècle, le territoire s'est transformé.
    L'exode urbain ne fut pas massif comme on aurait pu l'imaginer juste après la pandémie du début des années 20, mais suffisant pour poser les conditions d'un nouvel équilibre entre villes et campagnes.
    Porté par les dessins de Cendrine Bonami, ce livre propose un carnet de voyage dans le paysage et le temps, à l'échelle d'une région, ou de tout un territoire.

  • De 2017 à 2018, Julien Giry et Aurélie Roperch ont sillonné le Japon, de la banquise de Hokkaido à l'archipel tropical d'Okinawa, à la découverte de ses cent vues les plus emblématiques.
    Établie par les Japonais eux-mêmes, cette liste regroupe aussi bien des paysages naturels et urbains que des sites historiques anciens ou contemporains, festivals, phénomènes naturels, chemins de pèlerinage, etc., connus ou méconnus des voyageurs étrangers. Ce faisant, elle constitue un fabuleux portrait du Japon contemporain que les deux journalistes ont décidé de restituer dans un livre mêlant images et textes, conseils pratiques et informations culturelles.

  • Dans les années 1980, Armelle Faure, étudiante en anthropologie, découvre avec enthousiasme la Haute-Volta, pays à l'aube d'un grand changement sociétal, qui deviendra son «terrain» pour sa thèse d'ethnologue.
    Vivant dans un village bisa, plongée en plein coeur de la révolution burkinabé menée par Thomas Sankara, l'auteur découvre un pays empli de mysticisme et de traditions séculaires. Les événements révolutionnaires se multiplient, le doute s'installe, mais le changement aura bien lieu, y compris dans le hameau bissa : c'est la naissance du « pays des hommes intègres ».
    Affinant son regard sur la société africaine et sur le rapport à l'Occident, à ce moment charnière de l'histoire burkinabé, Armelle Faure évoque ces années à côtoyer l'Afrique au coeur, enthousiaste et pétrie d'espoir.

  • Iran

    Kares Le Roy

    Aujourd'hui encore, peu de photographes ont la possibilité de réaliser de longs reportages photographiques en Iran. Kares Le Roy fait partie de cette poignée de témoins permanents qui vivent une partie de l'année sur place. De fait, il a pu sillonner le pays à la rencontre de ces territoires reculés, notamment le Balouchistan, croiser leurs habitants et partager un temps leur quotidien. Dix ans durant, il a effectué un travail photographique inédit sur la vie quotidienne, les grandes cérémonies religieuses, les paysages étonnants, l'architecture singulière et tout l'imaginaire autour de cette culture millénaire.
    Dans ce livre qui manquait à la bibliographie sur l'Iran, Kares Le Roy dresse un portrait amoureux de ce pays fascinant.

  • Le Japon convoque un imaginaire très riche :
    Kimonos de soie, tatamis, tables basses sur lesquelles boire le thé, personnages des mangas et des films d'animation... Julien Giry et Aurélie Roperch, qui ont séjourné à deux reprises dans l'archipel nippon, ont porté leur regard sur les objets caractéristiques du pays.
    Confrontant leur point de vue avec celui de l'éditrice japonaise Ayako Doi, ils ont établi une liste de cent objets, qui regroupe aussi bien des symboles nationaux et des icônes de la vie quotidienne (ingrédients, jeux, ustensiles et vêtements) que des souvenirs de voyage et des chefs-d'oeuvre d'artisanat. Loin des clichés, Les Cent Objets du Japon mêle images et textes pour proposer un inventaire curieux et amusant, intime et sincère, du pays du Soleil-Levant.

  • Ce nouveau beau-livre de Stéphanie Ledoux revendique la curiosité, l'ouverture à l'autre, la recherche d'une connivence, l'étonnement face à des civilisations opposées aux nôtres.
    Depuis plus de dix ans, l'auteur parcourt le monde, trouvant dans les rencontres avec les ethnies, l'inspiration à son travail d'artiste. Les carnets de voyages qu'elle réalise sur le terrain se font toujours à la faveur d'échanges, de paroles ou de regards, qui tissent le premier lien d'une confiance mutuelle.
    Le tour du monde qu'elle nous propose ici n'a d'autre dénominateur que celui de l'émotion suscitée par le moment passé ensemble, le rire partagé - parfois sans langue commune -, l'incongruité de la rencontre.
    L'auteur évoque avec talent et humanisme, tout l'appétit de la découverte des autres.

  • Alors que les glaces régressent, les Pôles se présentent comme les derniers bastions du froid. Depuis l'Antiquité, l'homme connaît leur existence et cherche ce qu'ils recèlent. Un pays réservé aux dieux ? La porte d'accès à l'intérieur de la Terre ? L'imaginaire est saisi.
    Des poèmes de Virgile à ceux de Hugo, des voyages de Pythéas à ceux des héros de Jules Verne, la quête des extrémités glacées du globe devient la quête mystique d'un lieu sublime et intouché, antichambre de l'au-delà.
    Voici l'épopée de l'exploration polaire à travers les yeux de ceux qui ont voyagé en rêvant. A l'heure du changement climatique, ce rêve fondra-t-il avec les glaces ? La réponse se cache peut-être dans cette quête d'absolu que déroule la formidable épopée de l'imaginaire.

  • Sur la petite île de Sibérut et sur trois autres îlots, à l'ouest de Sumatra, en Indonésie, au coeur d'une forêt dense et envoûtante, vit un peuple plusieurs fois millénaire : les Mentawai. Surnommés les "Hommes-fleurs" , ils utilisent quotidiennement les plantes et les fleurs pour embellir et soigner leur corps, séduire l'âme qui y réside ou procéder à des rituels. Animés par des valeurs de partage et d'un respect absolu de la nature, les Mentawai sont les gardiens d'une grande sagesse et incarnent une forme de résistance au mode de vie imposé par le monde occidental.
    Raymond Figueras est allé à leur rencontre une dizaine de fois, des mois durant, pour prendre part à la vie quotidienne et apprendre à connaître ce peuple "? racine ? ". C'est lors de participation aux cérémonies qui ponctuent la vie, à la chasse aux animaux sauvages accompagnant l'explorations des forêts denses, aux flaneries sur des collines abruptes, des plages interminables, ou dans des marécages infestés, que l'auteur s'est peu à peu lié d'amitié avec cette ethnie singulière.
    Illustré avec patience et talent, par le graveur sur bois Loïc Tréhin, Mentawai les sages de la forêt évoque la découverte de ces hommes et femmes attachants.

  • Dans ces Fragments costariciens, il n'est pas seulement question d'exotisme lié à cet ailleurs lointain, de plages enchanteresses ou d'exubérance végétale liée à l'un des rares endroits du monde qui tente de véritablement préserver ses écosystèmes : le Costa Rica. Il n'est pas seulement question de la langue chantante que l'on y parle, d'oisiveté et de lenteur relative aux flâneries de Nicolas Le Breton, assaisonnées de sauce tropicale.
    Il n'est pas non plus seulement question de ces petits moments, où l'auteur côtoie les villages de pêcheurs, arpente les hauteurs sylvestres ou s'immisce au plus profond de la nature, et qui font les grands souvenirs. Dans cette parenthèse caraïbe, il est aussi et surtout question de littérature.

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