Folio

  • «La preuve que le petit prince a existé c'est qu'il était ravissant, qu'il riait, et qu'il voulait un mouton. Quand on veut un mouton, c'est la preuve qu'on existe».

    Ici, il y a les «grandes personnes», qui ne comprennent rien à pas grand-chose, et les enfants, qui voient le monde avec des yeux de sage ou de poète. Alors, oui, le jour où l'aviateur, seul dans le désert «à mille milles de toute terre habitée», a croisé le petit prince, il s'est dit qu'il fallait redevenir enfant pour pouvoir s'en faire un ami. Il est arrivé des millions de choses étonnantes au garçonnet blond. Pas des événements comme on en lit dans les journaux, mais des moments sensibles, vrais et merveilleux, là où l'«essentiel est invisible pour les yeux». Une rencontre comme celle-là, c'est pour la vie, vous allez en faire l'expérience.

    + un dossier en quatre parties :
    Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

    Classe de sixième.

  • « Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. » Cette autobiographie fait partie du genre qu'on pourrait appeler « livre de ma mère ». Mère possessive, mère trop aimante, mère étouffante, mais aussi mère à la confiance inébranlable : elle rêvait son fils grand écrivain, diplomate français, séducteur... Il aura, presque malgré lui, répondu à toutes ses attentes. Le récit est drôle et grave à la fois ; drôle, parce que la langue de Gary est d'une subtilité étincelante, grave, parce que la douleur de l'exil, les atrocités nazies font pièce à la légèreté du style.
    Nous avons choisi de ne publier que la première partie, qui fait un tout puisqu'elle s'arrête au moment de l'arrivée à Nice. Ainsi, les élèves n'ont que 150 pages à lire, et pourrons poursuivre en se procurant le Folio, ce qui permet une continuité éditoriale nourrie par le désir.

  • Ravage

    René Barjavel

    « L es hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. » René Barjavel imagine Paris en 2052. Surpeuplée et entièrement dépendante de la technologie, la capitale se retrouve un jour privée d'électricité. Face au chaos qui s'installe, un groupe mené par François, un jeune chimiste agricole, décide de partir pour la Provence. Mais le chemin va s'avérer long et difficile pour ces citadins qui ne connaissent rien de la vie rurale et déconnectée...
    Dystopie ou roman d'anticipation, quel que soit le genre dans lequel s'inscrit Ravage, force est de constater que son propos est d'une troublante actualité à l'heure où les machines sont devenues des éléments indispensables de notre vie quotidienne.
    Quelques exemples saillants pris dans le dossier :
    Je découvre - Les origines et la postérité de Ravage : Depuis la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement depuis les deux bombes atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945, les auteurs de science-fiction ont couramment imaginé la fin du monde.
    C'est le cas par exemple de Richard Matheson qui publie en 1954 Je suis une légende, livre relatant le destin tragique du dernier survivant sur terre, le seul à avoir échappé à une pandémie transformant les êtres humains en abominables monstres.
    J'analyse - Caractérisation des personnages : Au fil du voyage, François se campe peu à peu en « chef » de la caravane. Ce terme n'est pas anodin à l'époque de la rédaction de Ravage au cours de laquelle sévissent en Allemagne le Führer Hitler - ce mot est dérivé du verbe führen signifiant « conduire, guider, diriger » - et en Italie Mussolini le Duce - provenant du latin dux, « le guide ».
    Nous avons la parole - Organisons le débat : Voyez-vous en la nouvelle société imaginée par François un modèle social et politique ? Doit-on se méfier du progrès ?
    Prolongements - Textes : Robur le conquérant, Jules Verne ; La Bête humaine, Émile Zola. Histoire de l'art : Boulangerie à Belleville pendant l'Occupation, Robert Doisneau ; Adam et Eve, le dernier couple, Tomas Galambos.

  • «Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson».

    Obstiné, persévérant mais désespéré, encouragé par le jeune Manolin, Santiago puise au plus profond de lui les ressources nécessaires pour braver le destin. Lors d'une nuit de pêche, après un éprouvant combat, il parvient à sortir un énorme espadon. Le vieux observe alors, impuissant, les requins qui dévorent sa proie. Parabole de la victoire dans la défaite, ce récit livre une véritable leçon de courage et d'espoir.

  • « La vie ? Un rien l'amène, un rien l'anime, un rien la mine, un rien l'emmène. » C'est la question qui tient en haleine le lecteur tout au long du livre : Zazie va-t-elle réussir à prendre le métro ? En attendant la réponse, l'intrépide petite fille nous invite à une folle équipée dans Paris, de la butte de Montmartre aux pieds de la Tour Eiffel, en compagnie d'une galerie de personnages plus délurés les uns que les autres, truand aux multiples visages ou tonton en tutu.
    La folie qui anime ce roman ne serait cependant rien sans l'écriture faussement décousue de Raymond Queneau qui enchaîne les jeux de mots et s'affranchit totalement des règles d'orthographe et de grammaire.
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  • Croc-Blanc

    Jack London

    « C'était la Nature inexplorée, sauvage, la Nature au coeur glacé des territoires du Nord. Elle était là pourtant, la vie, lancée comme un défi à travers l'immensité. ».
    Dans le Grand Nord, la nature est dangereuse, la viande rare, la souffrance un quotidien pour les loups. Jack London nous invite dans la conscience d'un jeune chien-loup, Croc-Blanc, dans sa lutte pour la survie, face à la violence des éléments puis à celle des hommes. Un roman d'apprentissage trépidant.

  • «Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, / Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul!».

    Telle est la profession de foi de Cyrano, à la scène 8 de l'acte II. Pas étonnant donc que ce Gascon qui ne veut rien devoir à personne se fasse plus d'ennemis que d'amis. Mais notre soldat-poète ne s'en prend qu'aux esprits mesquins et aux âmes vulgaires ; pour les autres, il est d'une générosité héroïque. Il écrit les lettres d'amour que Christian est incapable de bien tourner et lui sacrifie l'amour qu'il porte à Roxane. Pourquoi? C'est qu'il se croit laid avec son grand nez. Un grand nez? «c'est un peu court, jeune homme!»...

    Dire l'amour.
    /> Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

    Classe de quatrième.

    + interview d'Alexis Michalik, l'auteur d'Edmond.

  • «L'amour une chose tendre? Il est trop dur, / Trop brutal, trop fougueux, et il griffe comme une épine.».

    Ils sont tous deux d'une jeunesse éblouissante et cherchent, en reconnaissant l'autre, à se connaître eux-mêmes. Roméo aime Juliette, Juliette aime Roméo : un conte de fées, en somme. Mais l'un est un Montaigu, l'autre une Capulet : les deux familles se haïssent. Vous connaissez des histoires d'amour contrarié, mais celle-ci est le superlatif de toutes celles que vous avez lues, vues, entendues... Comment s'aimer quand on ne le devrait pas? et quelle issue pour cette passion que même le secret n'arrive pas à protéger?

  • «Le droit de l'intolérance est donc absurde et barbare : c'est le droit des tigres, et il est bien horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes».

    Il faut imaginer un pays divisé par l'affaire Calas : cette famille protestante vit sereinement jusqu'au jour où l'un des fils se suicide. Tandis que les parents sont accablés de chagrin, le peuple de Toulouse se raconte cette histoire : Marc-Antoine aurait voulu se convertir au catholicisme, ce pour quoi son père l'aurait tué. Contre l'évidence, contre la raison, le pater familias est jugé ; condamné, roué. Voltaire dresse un panorama de la tolérance, traversant les pays et les époques pour rapprocher la France des Lumières. Après lui, il y aura d'autres plumes qui chercheront à éteindre le fanatisme et à combattre l'aveuglement dogmatique.
    Un combat toujours actuel?

    + un dossier en quatre parties :
    Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

    Classe de troisième.

  • L'histoire de Claude Gueux est celle d'un homme bon qui, acculé par la société, devient un voleur puis un assassin.
    Emprisonné pour avoir volé du pain destiné à nourrir son foyer, Claude Gueux subit, quatre années durant, les humiliations d'un directeur d'atelier jaloux de son autorité sur les autres prisonniers. Cet homme, Monsieur D., va jusqu'à le priver de son seul ami, Albin. Claude Gueux fait alors très simplement le « jugement » du directeur, le condamne à mort et se charge de l'exécution.
    Victor Hugo pousse son lecteur à remettre en question la société et la justice de son temps. Tout meurtrier est-il forcément un monstre ? Quel rôle la société joue-t-elle dans la corruption de l'individu ? Claude Gueux devient ainsi un véritable réquisitoire contre la peine de mort.

  • « Quand nous sommes seuls longtemps, nous peuplons le vide de fantômes. » Histoire de fantôme ou histoire de fou ? Au travers de son journal intime, nous découvrons la lente déchéance d'un homme peu à peu gagné par le Horla, incarnation de ses peurs, qui va le faire basculer dans l'angoisse, la dépression et la folie.
    Sont réunies dans ce volume les trois versions de sa nouvelle qui permettent d'aborder différentes formes du récit (une lettre, un journal intime, un récit-cadre) et sont autant de façons d'expérimenter le lent glissement de l'esprit humain de la raison vers la démence.

  • Après la guerre de Sécession, le Gun Club de Baltimore s'ennuie ferme, le divertissement que leur offrait la guerre ayant cessé. Son président, Impey Barbicane, propose tout à fait sérieusement d'envoyer un boulet de canon sur la Lune. Le club s'organise alors, lance une gigantesque collecte de fonds, et le projet évolue petit à petit : finalement, un homme, puis trois, monteront à bord d'un boulet creux, direction la lune. Affaire à suivre...
    De la Terre à la Lune est un roman d'anticipation de Jules Verne qui questionne, avec beaucoup d'humour, le progrès scientifique, ses bienfaits et ses dérives.

  • L'avare

    Molière

    « Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. » Il est comme cela, Harpagon : son argent, c'est sa vie. A entendre les effets produits sur soncomportement et sur ses rapports avec ceux qu'il devrait aimer davantage que sa cassette, larichesse ne fait pas de lui un homme heureux. Car tout se transforme en angoisse de la perteet en volonté de posséder toujours plus. Le plaisir n'est jamais au rendez-vous : ça, c'est ledomaine de son fils, Léandre. Qui de l'un ou de l'autre imposera sa façon de vivre ? Quelques exemples saillants pris dans le dossier : Je découvre - Molière raconté par son père, Jean Poquelin : « Je me souviens de ta naissance, cette froide journée du 13 janvier 1622. Je me souviens de toi, courant dans les rues et imitantles défauts des passants. J'aurais dû voir que tu avais cet incroyable talent qui te ferait accéderà la célébrité, mais je pensais que tu me succèderais dans mes fonctions de tapissier et valetde chambre du roi. Le destin en a décidé autrement. » J'analyse - Au coeur de la phrase : La langue du XVII e siècle est encore très marquée par la langue latine dont elle hérite. Et en latin, le verbe était systématiquement place à la fin dela phrase. Cela explique que parfois, certains passages rendus vous paraissent bien étranges...Par exemple : « Je vous prie de ne me point faire de remontrances. », « Finissons auparavantvotre affaire, et me dites qui est celle que vous aimez. » Nous prenons la parole - Organisons le débat : Nous l'avons vu, Cléante et son père ont deux perceptions différentes de l'épargne... Et vous quel est votre rapport à l'argent ? Pensez-vous qu'il faille le dépenser ? Prolongements - « L'avare qui a perdu son trésor », Jean de La Fontaine ; De l'épargne sordide, Jean de La Bruyère ; Le Cheval et la Mariée, Niki de Saint-Phalle.

  • «Que diable allait-il faire dans cette galère?» dit Géronte quand Scapin lui apprend à l'acte II, scène 7, que son fils est retenu par les Turcs... Une des innombrables «fourberies» de l'impertinent valet. Il est un soutien très imaginatif pour des fils amoureux - c'est de leur âge! - face à des pères qui ne considèrent que l'état de leur fortune. Cette comédie en trois actes élève la ruse au rang d'oeuvre d'art!

  • Trad. de l'ancien français par Jean-Pierre Foucher.

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    «Mère Ubu, tu es bien laide aujourd'hui. Est-ce parce que nous avons du monde?» Faut-il rire de la réflexion que fait Ubu à sa très peu tendre épouse, ou s'épouvanter de sa méchanceté? Cette pièce dont l'idée avait germé dans l'esprit de jeunes lycéens est aussi drôle que déjantée, trash, dirait-on aujourd'hui. C'est une machine à tout déconstruire, à s'initier à la liberté du délire, de l'imagination et de la révolte : le jouet littéraire le plus inventif mais aussi le plus dangereux de toute la littérature. À se demander s'il est bon de le mettre entre les mains des collégiens...

    Individu et société : confrontation de valeurs? / Agir dans la société : individu et pouvoir.
    /> Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

  • Dossier de Marianne Chomienne.

    «C'était l'occupation après l'invasion. Le devoir commençait pour les vaincus de se montrer gracieux envers les vainqueurs».

    Et cette «grâce», on va la demander plus spécialement à une prostituée, Boule de suif, à charge pour elle d'accorder ses faveurs à l'occupant, un Prussien, qui laissera alors tout le petit monde repartir de l'auberge pour aller jusqu'à Rouen. Elle se sacrifie contre son gré, et en remerciement, ne reçoit que le mépris de ceux qui la veille l'imploraient aimablement.

  • « Nous sommes aussi bouffons que nos patrons, mais nous sommes plus sages.» Quand Arlequin et Cléanthis découvrent qu'ils ont échoué sur la mythique île des esclaves, ils n'osent y croire ! Voilà enfin pour ces deux valets l'occasion rêvée de faire subir à leur maîtres, Iphicrate et Euphrosine, les mauvais traitements dont ils ont été victimes. Mais la vengeance est-elle aussi savoureuse ? Est-il aisé de faire preuve de méchanceté ? Le pouvoir apporte-til le bonheur ?
    Dans cette pièce en un acte, Marivaux pointe, sous couvert de la comédie, la condition des valets face à leur maîtres, et plus largement l'attitude de la noblesse vis-à-vis du peuple. Il se pose comme un fin observateur de ses contemporains et L'Île des esclaves peut être vue comme un signe avant-coureur de la Révolution...

  • Argan est un homme parfaitement bien portant, ce qui ne l'empêche pas de se croire très malade. Pour s'assurer des secours contre la maladie, il lui prend l'idée de marier sa fille Angélique à un médecin, Thomas Diafoirus. Mais Angélique aime le jeune Cléante...

    Tous les éléments sont réunis pour faire de cette pièce l'une des plus moliéresques : un charmant couple de jeunes premiers, une nouvelle femme très intéressée par l'héritage de son mari, une servante malicieuse, des travestissements, des coups de bâtons, et surtout, beaucoup de médecins tournés en ridicule...

    La toute-dernière pièce de Molière est une oeuvre d'une grande force.
    Il y réussit l'exploit de faire rire de sujets aussi graves que la peur de la mort, grâce à un style et un humour incomparables, tout en posant sur sa société un regard critique acéré.

  • Quelque part, dans une région désertique, Amed et Aziz - des jumeaux âgés de neuf ans -, auraient pu vivre paisiblement dans l'orangeraie qui fait la fierté de la famille. Mais la guerre vient se mêler de leur enfance :
    Une bombe venue de l'autre côté de la montagne tue leurs grandsparents.
    Soulayed, un fanatique aux paroles emplies de haine, parvient à convaincre leur père, Zahed, que, pour sauver la communauté, l'un des deux garçons doit mourir en martyr. C'est au père de choisir lequel devra porter la lourde ceinture d'explosifs...
    Conte moral, fable politique, L'orangeraie maintient la tension jusqu'au bout. Un texte actuel, mais d'une poésie hors du temps, qui possède la force brute des grandes tragédies.

  • «À tous ceux qui crevèrent d'ennui au collège ou qu'on fit pleurer dans la famille, qui, pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents, je dédie ce livre».

    C'est par ces mots que Jules Vallès commence le premier tome de son roman autobiographique. On l'y retrouve sous les traits de Jacques Vingtras, un gamin mal aimé par sa mère, mal protégé par son père, malmené par la vie... La plume est acerbe, trempée dans l'humour noir. On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, dit-on : pas d'inquiétude donc, on a entre les mains de la très bonne littérature.

  • Le voyant

    Jérôme Garcin

    Jacques Lusseyran fut élève aux lycées Montaigne et Louis le Grand à Paris, intégra la Résistance en 1940 à l'âge de dix-sept ans, fut prisonnier des Allemands au camp de Buchenwald en 1943, devint professeur agrégé de philosophie et de lettres et enseigna aux quatre coins du monde, de Salonique à Cleveland en passant par Hawaii où on lui confia la chaire de littérature française. Ce parcours exemplaire devient extraordinaire quand on sait que Jacques Lusseyran était aveugle depuis ses huit ans.
    Jérôme Garcin revient sur la biographie d'une figure oubliée de la Résistance et des lettres françaises, et dresse le portrait d'un homme persévérant et courageux poussé par la force de ses convictions.

  • Le Nez

    Nicolas Gogol

    C'est que d'étranges phénomènes se produisent à Saint-Pétersbourg : Kovaliov fait cet incroyable constat en se regardant dans un miroir tandis que Yakovlévitch trouve un nez en rompant le pain de son petit déjeuner... L'affaire se complique quand ledit Kovaliov voit son nez, portant uniforme, épée au côté et bicorne à plumes, sortir d'une voiture à cheval pour s'engouffrer dans une maison voisine... L'ordre des choses est très bousculé dans cette nouvelle, le résultat est d'une drôlerie sans cesse menacée par une pointe d'angoisse.

  • Derrière cette formulation ampoulée, il faut comprendre que la jeune Magdelon demande à son valet d'apporter de simples fauteuils... Les deux cousines, provinciales fraîchement arrivées à Paris, pensent qu'il est du dernier chic de compliquer les choses. Et dédaignent les promis que Gorgibus, leur père et oncle, leur désignait au prétexte qu'ils ont parlé mariage sans tourner autour du pot. Mais pour être des précieuses accomplies, il faut du discernement, sans lequel le ridicule menace...

    + un dossier en quatre parties :
    Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

    Classe de troisième.

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