Syrtes

  • Que faire ? les hommes nouveaux Nouv.

    Ce roman politique est un marqueur dans l'histoire du bolchevisme. L'auteur y expose son idéal de vie et sa vision d'un socialisme qui le rend proche des utopistes. Emblème du radicalisme russe, son héros deviendra l'archétype du terroriste révolutionnaire, et beaucoup le prendront pour exemple. Rééditer Que faire?? c'est permettre de retrouver ces années 1860, période charnière où émerge en Russie l'intelligentsia, un nouveau groupe social ouvert à la pensée politique occidentale, tout en restant arc-bouté sur les refus slavophiles envers la culture libérale bourgeoise européenne.

  • De l'aigle impérial au drapeau rouge Nouv.

    Dans De l'aigle impérial au drapeau rouge, roman-fleuve publié en 1921, Krasnov s'empare de l'histoire de la Russie de Nicolas II jusqu'à la fin de la dynastie des Romanov?: guerre du Japon, Première Guerre mondiale, révolutions de Février et d'Octobre et la guerre civile. Cette grande saga raconte, à travers le destin du personnage central, Alexandre Sabline, celui d'un empire en voie de décomposition. Mêlant fiction et réalité, l'auteur, également acteur des événements, nous fait côtoyer les grandes figures de l'histoire russe de cette époque : Nicolas II et son épouse Alexandra, Raspoutine, Lénine, Trostki... et bien d'autres, qui, grâce à une intrigue habilement menée parsemée de coups de théâtre, des descriptions minutieuses et des dialogues finement ciselés font revivre les dernières années de l'autocratie russ

  • Dans une Russie du Moyen Âge ravagée par la peste, Arseni est élevé à l'écart du monde par son grand-père Hristofor qui lui apprend les secrets des plantes. Ses dons de guérisseur lui valent partout où il séjourne une grande renommée et pourraient lui assurer honneurs et fortune. Or il décide de vivre seul et retiré du monde. Son destin sera bouleversé par la rencontre avec la jeune Oustina qu'il finira par perdre. Toute sa vie il se sentira coupable, et tentera de faire le bien au nom de Oustina; il traversera des expériences traumatisantes, deviendra finalement moine et se retirera dans une grotte.
    Evgueni Vodolazkine a inventé une écriture surprenante, qui renouvelle entièrement le genre de la « chronique », stylistiquement aussi dentelé que les feuilles d'un herbier.

  • Pastorale transsibérienne est l'histoire d'une fuite, dans un pays où la nature offre encore des espaces assez grands pour s'y réfugier ou s'y perdre. Au coeur de la Sibérie, Daniil Menchikov rencontre sur les bords du lac Baïkal un émule de l'écrivain Henry David Thoreau, gardien du silence et des oiseaux. L'exemple de cet homme, qui a su rester libre dans le système le plus hostile à l'individu, va donner à Daniil le courage de se révolter.
    Déserteur, rattrapé puis finalement chassé comme élément perturbateur le jeune homme achète un kayak et remonte le cours d'une rivière vers une contrée mythique, terre de la sagesse ancestrale. Confronté à lui-même et à l'immensité, ses pensées et son corps changent jusqu'à rêver de pouvoir se dissiper dans cette nature... "Il n'était plus le rameur qu'il avait été. Il était pasteur désormais. Le pâtre de ses pensées dans la vastitude."

  • Tenu par Thomas Mann pour un immense chef-d'oeuvre, Le Soleil des morts est un récit autobiographique déchirant. Il retrace les mois vécus par Chmeliov en Crimée sous la terreur rouge après la défaite des Armées blanches. Il attend la venue de son fils qui combat sur le front. En vain : celui-ci sera capturé et torturé jusqu'à la mort par les révolutionnaires. Dans ce livre, qui est en fait un journal, Chmeliov décrit comment la faim détruit progressivement tout ce qu'il y a d'humain dans l'homme, et la lente descente aux enfers de tout un monde, avec un sens poétique rare et une retenue qui donnent à ce texte une force unique.

  • Irina Emelianova, fille d'Olga Ivinskaïa, la dernière compagne de Boris Pasternak, trace le portrait de ce couple immortalisé à travers la distance de la fiction dans Le Docteur Jivago. Elle évoque aussi son amie Ariadna Efron, fille de la poétesse Marina Tsvetaeva, ainsi que Varlam Chalamov. Tous ont été victimes des persécutions du KGB et ont connu le Goulag.

  • C'est l'histoire d'un destin de femme, d'une de ses figures « russissimes », qui périt dans la médiocrité de la vie quotidienne : en sorte, la mort d'un rêve. Michel Ossorguine la connaît bien, cette femme aux ailes brisées : c'est Olga, de sept ans son aînée et sa soeur préférée qui mourut d'un cancer à l'âge de trente-sept ans.

  • La Vie, composée par lui-même est la description du douloureux voyage que fit Avvakum dans son exil en Sibérie. On y suit, par le Baïkal et l'Angara, la première expédition sur le fleuve Amour, avec Pachkov, féroce conquistador dont Avvakum est à la fois l'aumônier et la victime. Tout cela dans une atmosphère savoureuse de miracles, d'observations précises et de bon sens paysan.
    C'est un document essentiel pour tout curieux des choses russes, mais aussi pour l'historien des découvertes et pour l'ethnographe, pour l'historien de la religion, pour le psychologue et pour l'historien de la civilisation.

  • Alexandre Dumas n'a pas laissé la Russie hors de sa géographie romanesque, ni de ses itinéraires personnels. Bien avant son voyage de 1858, il écouta avec attention le récit de son maître d'armes, Augustin Grisier (1791-1865), revenu d'un séjour de dix ans au pays des tsars, où il enseignait l'art de l'escrime aux jeunes aristocrates de Saint-Pétersbourg et de Moscou. Parmi ceux-ci figurait Ivan Alexeïevitch Annenkov, déporté en Sibérie pour avoir participé à la conspiration de décembre 1825.
    Une jeune Française, Pauline Gueble, modiste dans la capitale russe, partagea son sort et passa le reste de sa vie à ses côtés. Dumas fit de Grisier le narrateur, et de son récit la base du Maître d'armes.
    En 1826, la France est ruinée par les campagnes napoléoniennes et la Russie apparaît comme un pays de cocagne. En quête de gloire et de fortune, Grisier, part donc pour Saint-Pétersbourg. Après un voyage éprouvant, il se lie d'amitié avec Louise Dupuis, une modiste française expatriée, ainsi que son amant le comte Alexis Vaninkoff, jeune lieutenant de la garde de l'empereur. À la mort du tsar Alexandre, des conspirateurs, avec lesquels Alexis s'est laissé entraîner par désoeuvrement, profitent du trouble pour essayer d'instaurer une république. Cependant, mal préparé, ce complot des décembristes, est un échec. Tous les protagonistes sont arrêtés et le comte Alexis est condamné à l'exil perpétuel en Sibérie. S'ensuivent des ennuis inattendus pour notre maître d'armes.
    À la croisée de ces destins, périls et prouesses, complots abjects et intrigues amoureuses se succèdent sous la plume d'Alexandre Dumas dans un style palpitant. Il met ici tout son amour pour une Russie qui le fascine et qu'il s'efforce de comprendre. Le Maître d'armes dévoile une facette surprenante de conteur et d'écrivain-voyageur.
    Lorsque Dumas se rend en Russie en 1858-1859, le gouverneur de Nijni Novgorod lui fait la surprise de lui présenter Pauline (personnage de Louise), et le comte Ivan Annenkov (Alexis) qui avaient été autorisés par Alexandre II à revenir d'exil.
    Publié pour la première fois en 1840 et aux Éditions des Syrtes en 2002.
    Autre publication aux Syrtes : Romans caucasiens (2001).

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