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Prix
Franz Olivier Giesbert
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Voyage dans la France d'avant
Franz-Olivier Giesbert
- Gallimard
- Blanche
- 23 Octobre 2025
- 9782073121547
À ma façon, je suis un immigré et un fils d'immigré. Mon père américain, l'un des soldats du débarquement allié du 6 juin 1944, avait fini par prendre racine en Normandie, où j'ai été élevé après ma naissance aux États-Unis. C'est sans doute pourquoi je suis un amoureux de tout ce qui fait la France - la grâce de la langue, le charme ordonné des paysages, l'esprit critique, les prodiges de la gastronomie, la civilité, la gauloiserie, la nostalgie des gloires passées. Alors que notre pays est entré dans une époque de grandes turbulences, j'ai cherché, pour clore mon Histoire intime de la Ve ; République, à connaître d'où nous venons afin de comprendre ce qui nous est arrivé. Tout est lié : nos passions idéologiques, nos haines recuites et la tentation de l'abîme qui nous ont menés là où nous sommes. Autant de singularités qui, avec une certaine indolence, ne datent pas d'hier. C'est pourquoi je vous invite à un voyage dans la France d'avant, celle du XXe siècle, que j'ai vécue en partie aux premières loges comme journaliste, celle du redressement industriel et du triomphe de la variété française qui faisait chanter la planète avec Dalida ou Bécaud. Je vous emmènerai aussi dans l'histoire plus ancienne, de la Révolution de 1789 à la Commune de 1871, où se lisent déjà les traits distinctifs de notre caractère national et dont les graines continuent de germer. Avec toujours la même question lancinante : mais qu'attend donc ce pays merveilleux pour se réveiller ? F.-O. G.
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Histoire intime de la Ve République Tome 3 : Tragédie française
Franz-Olivier Giesbert
- Gallimard
- Biblos
- 2 Novembre 2023
- 9782072969300
Dans Le Sursaut, j'ai raconté le redressement gaulliste de 1958, et dans La Belle Époque, la gestion de «mère de famille» des années Pompidou et Giscard. C'était un autre siècle. Mais les décennies suivantes, que j'essaie de faire revivre ici, celles de Mitterrand, Chirac, même Sarkozy et Hollande, nous paraissent elles aussi lointaines, avec leurs promesses et leurs ombres : bicentenaire de la Révolution, chute du Mur, 11 Septembre, irruption des «lieux de mémoire» et éclatement concomitant de notre roman national... Mitterrand prétendait «changer la vie» en 1981. Onéreuse illusion. La présidence Chirac s'est enrayée sitôt commencée, marquée pourtant par quelques décisions mémorables. Le repli s'est poursuivi, bon an mal an, sous leurs successeurs, qui n'ont pas toujours démérité. La France n'a certes pas encore touché le fond, mais elle s'est laissée aller, au point de ne plus maîtriser ni ses comptes publics ni ses flux migratoires. Sans oublier le délitement de l'autorité qui ronge nos âmes, notre industrie qui se défait, comme notre moral, et la juxtaposition des ghettos communautaires sous l'égide du «vivre-ensemble». Ce qui n'empêche ni les plaisirs, ni les rires, ni les joies, ni les chansons de Véronique Sanson et de Francis Cabrel qui égaient notre vie, ni la nostalgie de ceux qui nous ont quittés sans jamais partir - Aragon, Barbara, Johnny Hallyday, Belmondo... Puisant dans mes carnets et le Journal que j'ai tenu pendant des années, j'ai voulu raconter comme je l'avais vécu ce temps de faux espoirs et de vraies ruptures, dans un va-et-vient entre nos perceptions d'alors et notre regard d'aujourd'hui. Avec la conviction qu'il n'y a jamais de fatalité en histoire. F.-O.G.
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Ceci est l'épopée drolatique d'une cuisinière qui n'a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XX? siècle qu'elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi:le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l'avant. Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d'une centenaire scandaleuse qui a un credo:«Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie.»
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Histoire intime de la Ve République Tome 2 : la belle époque
Franz-Olivier Giesbert
- Gallimard
- Blanche
- 20 Octobre 2022
- 9782072969294
C'était le bon temps. Quand la France contemporaine nous accable, il suffit, pour aller mieux, de se ramentevoir celle des années 1970, rythmées par les films de Sautet, les chansons de Dalida, Nino Ferrer, Alain Bashung. Sous le signe - très masculin - de Pompidou, Giscard, Mitterrand, Barre, Rocard, Sartre et Mao, elles furent à la fois insouciantes, bourgeoises et révolutionnaires. Pour écrire cette trilogie, j'ai épluché plus de cinquante ans d'archives personnelles. Ce qui m'a permis de confronter mes regards d'hier et d'aujourd'hui, ceux des acteurs de l'époque aussi, avec mes souvenirs les plus personnels comme avec les grands évènements historiques, dans un mouvement de va-et-vient permanent. Très vite, je me suis rendu compte que ce travail permettrait d'éclairer la question qui nous étreint tous, plus ou moins : que nous est-il arrivé ? Pendant la décennie 1970, sujet de ce deuxième tome, la France a continué de progresser, dans la foulée du «Sursaut» gaullien que je vous ai raconté dans le précédent volume. Portée par une croissance économique incroyable, c'est la Belle Époque de la V?. Mais après avoir été frappée par deux chocs pétroliers très violents, elle a peiné à relever les défis qui se posaient : l'urgence écologique, le début de la désindustrialisation et du chômage, l'immigration, la perte de l'autorité, des repères... Tous les germes étaient à l'oeuvre, à bas bruit, au cours de ces années-là, peut-être moins radieuses qu'elles ne le semblent aujourd'hui, la nostalgie aidant.
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Histoire intime de la Ve République Tome 1 : le sursaut
Franz-Olivier Giesbert
- Gallimard
- Blanche
- 4 Novembre 2021
- 9782072966811
Si je me suis attelé à ce vaste projet - une histoire intime de la V? République en trois époques -, c'était pour essayer de comprendre comment notre cher et vieux pays a pu, en quelques décennies, s'affaisser à ce point, dans un mélange de déni, masochisme et contentement de soi, sur fond de crise existentielle. La décadence n'est jamais écrite. Quand le général de Gaulle a pris le pouvoir en 1958, la France était quasiment par terre, à cause, entre autres, de la guerre d'Algérie et de l'effondrement des «élites». Prophétique, machiavélique et prosaïque, il l'a remise debout en à peine un an, sans négliger les plus infimes détails, ni lésiner sur les roueries et les mensonges. Le personnage que je dépeins est bien plus complexe que celui de la légende. Pourquoi une histoire «intime» ? Parce que l'histoire est toujours écrite par ceux qui l'ont faite ou vécue, et que j'ai voulu ajouter, en m'appuyant sur mes notes de l'époque, mon regard d'alors en le confrontant à celui d'aujourd'hui, dans un va-et-vient permanent. «Intime» encore parce que ce retour sur un passé récent entend inclure aussi le regard que portaient naguère les contemporains sur l'odyssée gaulliste qu'ils étaient en train de vivre : je cherche à décrire un monde et une manière d'être français dont le souvenir commence à s'éteindre. Dans ce premier tome, c'est le stupéfiant redressement du pays par le Général que je raconte, jusqu'à la chute du grand homme, après onze ans de pouvoir. Puisse ce récit personnel permettre de tirer, pour aujourd'hui, les leçons d'une résurrection française qui, sur le moment, semblait impossible. F.-O. G.
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«J'écris des romans pour raconter des histoires. Depuis longtemps, j'en avais une qui me courait dans la tête et qui se déroulait dans l'Allemagne nazie du siècle dernier, en Bavière. Une histoire d'amour, d'amitié.
Malgré toutes mes lectures sur la période hitlérienne, je n'ai jamais réussi à comprendre pourquoi tant d'Allemands "bien", respectables, avaient pris à la légère la montée du nazisme tandis que les Juifs tardaient étrangement à fuir. Par quelle aberration, à cause de quelles complaisances, quelles lâchetés, le nazisme fut-il possible? Qu'était-il arrivé à ce grand pays de musiciens, de philosophes et de poètes? Ces questions-là n'ont jamais cessé de me hanter.
Je crois que l'histoire d'Élie, Elsa, Lila, Karl et les autres apporte quelques clés.
Après tout, il n'y a que les fous pour tenter de répondre à ce genre de questions, les fous ou les personnages de roman.» Franz-Olivier Giesbert. -
Ce livre est certes un roman avec une histoire, des personnages, mais c'est aussi un conte philosophique qui dénonce avec humour et férocité l'évolution de notre société. L'action se déroule dans une dizaine d'années, par un été de canicule, et commence à Marseille, au Cercle des Nageurs, avec la rencontre entre Diane, la narratrice, et Antoine Bradsock, le héros d'un « Très Grand amour », un écrivain octogénaire, atteint d'un cancer très grave, qui rêve de finir en « beauté ».Au fil de cet amour qui va durer trente-trois jours, le lecteur découvre un monde martyrisé par un soleil pesant, l'action de sectes de toutes sortes, des règlementations qui limitent toujours plus la liberté d'expression, pendant que, dans les rues, les esprits s'échauffent et les manifestations se multiplient. S'il y a une morale dans ce livre, c'est celle de la citation de Boileau qui se trouve en exergue : « Il faut rire avant d'être heureux, de peur de mourir avant d'avoir ri ».
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Experte en amour, pâtisseries et chansons de troubadour, Tiphanie dite Belle d'amour a été l'une des suivantes de Saint Louis et a participé, en première ligne, aux deux dernières croisades en Orient. Mais sa vie, qui aurait pu être un conte de fées, tourne souvent au cauchemar.
Jetée très jeune sur les chemins du royaume après la condamnation à mort de ses parents, elle est réduite en esclavage à Paris d'où elle s'échappe pour répondre à l'appel des croisés, s'embarquer vers la Terre sainte et entamer un voyage d'initiation. Grâce à ses talents de guérisseuse, elle gagnera la confiance du roi avant d'apprendre auprès de lui l'Islam, la guerre et beaucoup d'autres choses.
Épopée truculente et pleine de rebondissements, Belle d'amour raconte un destin de femme mais aussi le Moyen Âge au temps des croisades. Une époque qui rappelle beaucoup la nôtre : politique et religion s'y entremêlent pendant que l'Orient et l'Occident se font la guerre au nom de Dieu.
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La dernière fois que j'ai rencontré Dieu
Franz-Olivier Giesbert
- Gallimard
- Blanche
- 25 Octobre 2018
- 9782072828027
« Autant vous prévenir tout de suite : ceci n'est pas un ouvrage de théologie. Si c'est ce que vous attendez, débarrassez-vous en sans tarder. J'ai un grand respect pour elle mais, à haute dose, il me semble qu'elle peut tuer la foi.
Or, mon sujet, c'est précisément la foi. La foi du charbonnier, celle qui vous donne un sourire stupide du lever au coucher, celle qui vous porte vers les autres, les fleurs, les enfants, les bêtes, celle qui ne s'apprend pas dans les livres. La foi qui est le petit nom de Dieu. Je récuse l'idée qu'à des questions simples, il faille des réponses compliquées.
L'existence de Dieu ne se prouve pas, elle ne se prouvera jamais. Elle se sent.
Il y a plusieurs années, dans un livre consacré à ma mère (Dieu, ma mère et moi), j'avais parlé de mon rapport à Dieu mais la pudeur m'avait retenu ; j'avais peur du ridicule. L'âge venant, elle ne filtre plus rien, on voit même à travers et il m'est devenu aisé de dire la vérité crue. La voici.
J'ai écrit les pages qui suivent pour vous raconter le roman vrai de mon Dieu tout en partageant avec vous les moments où je l'ai rencontré. J'ai aussi écrit ces pages pour vous convaincre des bienfaits de la réconciliation entre le cosmos et soi, qu'on appelle le panthéisme. Il est temps d'en mettre dans toutes religions. Il les apaisera, les embellira. » -
Entre les lattes du plancher de la maison dont il a hérité à Nantucket, aux États-Unis, un Français découvre les mémoires d'une aïeule. Après avoir déchiffré et mis au propre le manuscrit, il nous livre l'ébouriffant récit des aventures de Lucile Bradsock, qui a traversé la Révolution Française, la guerre de Sécession, les guerres indiennes et observé de près la traite négrière.
Dans la lignée de La cuisinière d'Himmler, Franz-Olivier Giesbert déshabille la grande Histoire pour la réécrire du point de vue d'un personnage décalé à souhait. Dentiste surdouée, et infatigable séductrice, Lucile entre où elle veut et quand elle veut. Elle rencontre ainsi les grands de ce monde - de Robespierre à Fouché, de Louis XVI à Napoléon et aux premiers présidents américains - et infléchit insensiblement le cours de l'Histoire, dès qu'elle en a l'occasion. Fâchée avec les sans-culottes, admiratrice de Mirabeau, anti-esclavagiste, vomissant les fédérés, Lucile Bradsock hait la violence et la barbarie et lui oppose un amour immodéré des hommes et de la vie. Hommes qu'en outre elle ne se prive jamais d'épouser ou d'assassiner, suivant les circonstances.
Bref, un livre irrévérencieux au possible qui réussit la prouesse inédite de passer en revue un siècle d'Histoire à cheval entre la France et l'Amérique. Deux pays passionnément aimés par Franz-Olivier Giesbert, et qu'il n'avait jusqu'alors jamais entremêlés à ce point. -
Bernard Tapie : leçons de vie, de mort et d'amour
Franz-Olivier Giesbert
- Les Presses de la Cité
- 10 Juin 2021
- 9782258196391
Tapie se livre comme jamais il ne l'a fait.
Deux hommes vrais, dans un dialogue complice, émouvant, sans concession. Un portrait inédit et passionnant. Celui d'un personnage fort en gueule, d'une énergie débordante, intrépide et provocateur. Un autodidacte issu d'un milieu très modeste qui a eu mille vies. Bernard Tapie, l'une des personnalités françaises les plus populaires et authentiques, dont toute la France a suivi les aventures mouvementées et qui aura marqué la politique, le sport, le monde des affaires pendant près de cinquante ans.
Il ne prend jamais d'antidouleurs et je sais qu'il souffre le martyre. Souvent, sa voix est faible. Les affaires, la politique, le football, le vélo, la télé, le cinéma, la prison, dit-il, je sais toujours de quoi je parle, contrairement à d'autres. C'est pour ça que les gens m'écoutent.' Pendant ses quatre ans de combat contre le cancer que j'ai pour ainsi dire vécus au jour le jour, les hospitalisations duraient toujours moins longtemps que prévu : au premier signe d'amélioration, il signait une décharge et retournait chez lui continuer la lutte. Tapie ou l'homme qui avait décidé de ne pas mourir. -
«On l'appelait "l'Américain". Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs. Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer. Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traînait partout et qui, aujourd'hui encore, me fend le coeur.» Franz-Olivier Giesbert.
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Le huitième prophète ou les aventures extraordinaires d'Amros le Celte
Franz-Olivier Giesbert
- Gallimard
- Blanche
- 2 Mai 2008
- 9782070121496
Mari de la belle Aure et homme à tout faire du roi Zoris, Amros le Celte est un esprit curieux et un guerrier puissant. La destruction du royaume des Chênes noirs par d'autres barbares puis sa capture par des Grecs vont lui ouvrir le monde, à une époque où, le fait est peu connu, sept sages, philosophes ou prophètes, surgissent sur différents continents, en disant à peu près les mêmes choses : Pythagore, Zarathoustra, Confucius, Lao-tseu, Bouddha, Zacharie, Héraclite. C'est auprès d'eux, parfois contre eux, ou malgré eux, qu'au terme d'une odyssée picaresque autant qu'intellectuelle Amros, nouveau Candide, finira par comprendre qui est le huitième prophète.
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"Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde : "Qu'est-ce que c'est bête, un homme.
- Je ne comprends pas. - C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme." Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même".
C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi." -
'Je n'ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m'avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m'accompagne tout le temps. Même quand je dors.
C'est ma mère qui m'a inoculé Dieu. Une caricature de sainte mystique qu'un rien exaltait, des pivoines en fleur aussi bien qu'une crotte de son dernier-né, au fond du pot. Je suis sûr qu'elle avait de l'eau bénite en guise de liquide amniotique. Elle exsudait la foi.' -
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« Pourquoi traitons-nous avec tant d'égards les animaux de compagnie, substituts de l'homme, et si mal les bêtes à manger, machines à fabriquer de la viande ?
Alors que nous consommons chaque année des milliards d'animaux issus de la terre et de la mer, il est temps que nous descendions de notre piédestal pour les retrouver, les écouter, les comprendre.
Si j'ai écrit ce livre, c'est pour tirer les leçons d'une vie passée avec les animaux qui, d'une certaine façon, sont des personnes comme les autres. » F.O.G.
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« Nous les défenseurs de la cause animale, nous devrions frapper un grand coup pour que leurs yeux s'ouvrent enfin.
Je n'aurais jamais dû dire ça. C'est sans doute ce «grand coup» qui m'a mené là où je me trouve en ce moment, pour mon malheur, alors que j'écris ces lignes et que les souvenirs tombent sur moi en rafales : une vieille porcherie de La Motte-du-Caire, où je vis dans le noir comme un porc à l'engrais, avec une auge pour seul horizon. ».
Pour dénoncer le sort fait aux bêtes, un homme s'engage à subir celui d'un cochon voué à l'abattage. Suspense, conte satirique et plaidoyer rageur, Rien qu'une bête est un roman saisissant qui pourrait changer définitivement votre regard sur les animaux... et les hommes.
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C'est dans la France de François Ier, continûment en guerre contre Charles Quint et les Impériaux, que Franz-Olivier Giesbert convie ses lecteurs. Plus précisément dans une Provence pas encore bien arrimée au royaume, théâtre de tous les jeux et contre-jeux, alliances et divorces, des multiples forces en présence. François Ier, un temps tolérant à l'endroit des protestants, décide d'en finir. Et pour rétablir un ordre menacé, il fait massacrer, avec le renfort des troupes papales, ceux qu'on appelle les Vaudois. (Les Vaudois, héritiers d'une secte dissidente de l'Eglise catholique, fondée au xiie siècle, étaient assez proches des protestants auxquels ils s'allièrent, et avec qui ils furent confondus lors des massacres de 1532.) Le héros de ce roman est un maître chirurgien, fort cultivé et grand voyageur comme on peut l'être à cette époque, au point d'être allé jusqu'en Asie. Catholique par sa famille mais amoureux d'une jeune et belle Vaudoise, ce médecin a choisi d'exercer son art jusqu'au chevet des plus démunis, quelle que soit leur religion. Il enquête parallèlement sur une série de crimes commis sur de jeunes vierges catholiques. Ce qui lui vaudra de se retrouver devant le Tribunal de l'Inquisition siégeant en Avignon...
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«Mitterrand était meilleur et pire qu'on le croyait. Ce libertin du pouvoir s'aimait trop et se pardonnait tout. Mais il ne mentait pas tout le temps. Il ne se moquait pas de la misère du monde, ni du malheur des siens. Il était sincèrement pour l'égalité entre les hommes, plus qu'entre les sexes. Il avait la tête pleine du siècle des Lumières d'où il venait, après un crochet à la fin du XIX?, du côté de Thiers ou de Gambetta, selon les jours. Même quand les chandelles de l'Élysée se furent éteintes pour lui, il continua à tenir tête à la maladie qui crispait son sourire et alourdissait ses paupières sans jamais lui faire perdre son regard d'enfant mutin. Il était l'homme qui disait sans cesse non ; non à de Gaulle, non au PC, non à son passé, non à son cancer, non à la mort. [...] Avec lui, j'étais comme l'Hermione de Racine. Je l'aimais trop pour ne le point haïr ; je le haïssais trop pour ne le point aimer.»
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Le théâtre des incapables Tome 2 : en attendant de Gaulle...
Franz-Olivier Giesbert
- Albin Michel
- 2 Mars 2022
- 9782226465696
Voilà un livre de combat contre l'obscurantisme. Contre la bêtise de l'époque, contre les préjugés aussi ! Le ton insolent de Franz-Olivier Giesbert nous fait mesurer à quel point nous nous sommes habitués à la langue de bois qui nous entoure. C'est le journalisme à la française dans ce qu'il a de meilleur.Ces chroniques forment un bloc cohérent, une véritable machine de guerre que l'auteur dirige contre ses cibles favorites.Même le Président, traité avec sympathie au début du règne en a depuis pris pour son grade : velléitaire, inconséquent parfois, le prodige du nouveau monde sort esquinté du livre mais... toujours favori ! Mais l'auteur arrose large, d'Hidalgo à Hollande, de Jadot à Plenel -entre autres-, ses victimes tombent comme des mouches.D'une façon générale, tous ceux qui ne comprennent pas que la France est dans une situation périlleuse, toutes ces élites qui trop souvent se servent au lieu de servir, s'exposent à la férocité de l'auteur, qui traite de la même façon les puissants et les autres. De l'été 2017 à l'automne 2021, on retrouve ces incapables qui aspirent aujourd'hui aux plus hautes fonctions. Et on se régale !Un drôle de voyage en politique. Et un pur moment de plaisir.
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Blaise Mortemar, dit Jésus, n'est pas un garçon de ferme ordinaire ; il est doué d'une sensibilité à fleur de peau, il sent, ou sait, des choses que les autres voudraient cacher, ou ignorer. Il a tout de suite compris, par exemple, qu'Epiphanie, cette jolie fille venue de la ville pour épouser Maxime Ducastel, son patron, n'était pas faite pour cet homme-là, ni même pour cette famille-là. La vieille ne l'aime pas, c'est évident. Pareil pour la châtelaine, chez qui elle va faire le ménage pour arrondir les revenus de la ferme. Epiphanie, c'est clair, est trop bien pour tous ces gens qui ne peuvent pas la comprendre. Jésus, donc sait tout, voit tout, même quand il n'est pas là. Il est le témoin attentif des amours difficiles des escargots dans les haies humides de Normandie, des errances meurtrières du renard, du caractère de cochon du sanglier noir qui ne trouve le repos que dans le secret de sa souille... Mais sait-il qui a tué l'horrible châtelaine ? La police aimerait bien un petit coup de main, or Jésus, lui, a des principes... Voici un roman dont les héros sont autant les humains que les animaux, voire les plantes. Pour autant, il ne s'agit pas d'un roman écologique ou champêtre. Non, Jésus pense tout simplement comme Spinoza !!!
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La naissance d'Aristide n'a pas été des plus faciles, c'est sa mère qui le lui a raconté, et les forceps ne lui ont guère arrangé le portrait. Pourtant, c'est un brave garçon. Pourtant, sa mère a décidé qu'Aristide irait vivre chez ses grands-parents près d'Avignon. Parce qu'il aimait bien, lui, la petite bonne algérienne et qu'ils n'aimaient pas, eux, ses cheveux trop bouclés, ils n'en ont plus voulu. Alors, sa mère l'a envoyé chez les Foucard à Argenteuil. Les Foucard sont plutôt gentils, même s'ils l'appellent "l'Affreux" et lui font faire le ménage. Chez eux, la vie n'est pas désagréable (même quand vient le voisin, Monsieur Lambrule, qui se fait appeler "lieutenant"), surtout grâce à Nathalie, la fille aînée qui a une sacrée poitrine et qui sait si bien embrasser. C'est comme Madame Bergson, la prof de français dont Aristide a pris la défense quand le grand Azyd lui a craché dessus. Madame Bergson ? Nathalie ? Il ne sait plus laquelle il a envie d'épouser. Mais voilà, un jour, Madame Bergson est assassinée et tout le monde l'accuse. Alors Aristide part à Marseille, chez son père. Même qu'il s'appelle Mohamed B. Lui aussi, il est gentil. Mais l'expérience lui apprendra qu'il n'est pas toujours facile de retrouver un père, surtout quand celui-ci s'appelle Mohamed. Alors, parce qu'il n'avait jamais oublié Nathalie, ni la pauvre Madame Bergson, Aristide est remonté à Argenteuil, pour voir si les choses ne pouvaient pas s'arranger... Elles s'arrangeront.
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Avant même que l'expression n'existe, Franz-Olivier Giesbert était un lanceur d'alerte. Il n'a cessé d'alarmer les esprits sur les maux de nos sociétés et les absurdités de notre système.
Irresponsabilité des politiques, incurie syndicale, aveuglement des hauts fonctionnaires, dérives islamistes, paralysie des sans-grades... Sa colère explose dans ces chroniques qu'il tient semaine après semaine depuis 2012. Avec une écriture digne des plus grands polémistes et une force de conviction sans égale, il nous invite à réfléchir aux drames qui se jouent sous nos yeux. Et à prendre parti, vite.
Car nous sommes au pied du mur et, faute d'une action décisive, notre pays est voué à une chute sans fin : tout le débat de l'élection présidentielle se joue dans ce Théâtre des incapables. Après l'avoir lu, nul ne pourra dire : « Je ne savais pas ! »