Jeunesse

  • Daniel ne parle presque pas et n'a pas d'amis. On dirait qu'il dort les yeux ouverts. Il a l'air de venir d'ailleurs. Il aurait pu s'appeler Sindbad le Marin, dont il a lu les aventures, le seul livre qu'il connaisse par coeur : son regard ne s'anime que lorsqu'on lui parle de mer et de voyages. Mais la mer, il ne l'a jamais vue. Alors, un jour de novembre, sans rien dire à personne, il s'en va pour ne jamais revenir...

  • Un petit garçon qui s'ennuie et qui rêve de voyager s'enfonce dans la forêt, à la rencontre des arbres. Il prend le temps de les apprivoiser, surtout le vieux chêne au regard si profond. Il peut même les entendre parler. Et quand les jeunes arbres l'invitent à leur fête, le petit garçon sait qu'il ne sera plus jamais seul...

  • Six mois après son lancement, la collection " Seghers Jeunesse " se développe en rééditant Sirandanes, paru dans la collection " Volubile " en 1990. Ce recueil, dont les ventes n'ont jamais cessé depuis sa parution (plus de 20 000 exemplaires) est préconisé par le ministère de l'Éducation nationale pour le cycle 3 de l'école primaire et les premières années de collège (6e/5e). Sa publication à un prix modique devrait inciter les enseignants à le faire acheter aux enfants ou aux établissements scolaires. Un partenariat est envisagé avec un éditeur scolaire.Qu'est-ce que les sirandanes ? Des devinettes qui portent sur la vie quotidienne à l'île Maurice, des " mots clés qui permettent à la mémoire de s'ouvrir et de révéler un trésor caché ".Si tous les peuples ont leurs devinettes, " le peuple mauricien a su pousser cet art jusqu'à la perfection, jusqu'à la poésie même ". Les textes empreints de malice et de tendresse que J.M.G. et Jémia Le Clézio présentent dans cet ouvrage sont " des armes contre le malheur ". Les sirandanes relèvent d'une lointaine tradition orale.L'originalité de l'ouvrage réside dans la présentation des sirandanes qui sont reproduites en créole, à partir de l'alphabet phonétique simplifié, et traduites en français. Ces devinettes poétiques sont précédées d'une préface de Le Clézio et suivies de deux textes très éclairants : un " petit lexique de la langue créole et des oiseaux " conçu par l'auteur et une postface récemment rédigée par Danièle Henky, spécialiste de littérature enfantine. Ce texte, intitulé " Des devinettes pour comprendre le monde ", entend mettre les sirandanes à la portée du plus grand nombre.

  • De grands auteurs et des héros malicieux dans des livres très illustrés pour apprendre à aimer lire quand on apprend à lire.



    Des volumes imprimés tout en couleurs, cousus, sous couverture souple, pelliculée, avec des rabats.

  • Nouvelle extraite de Désert.

    Aux enfants qui s'approchent de sa barque, Naman le vieux pêcheur conte une merveilleuse histoire, celle de Balaabilou qui sauva la belle princesse Leïla d'une mort affreuse et tout son royaume de la sécheresse.
    Un récit poétique de J.M.G. Le Clézio superbement illustré par Georges Lemoine.

  • « Personne n'aurait pu dire d'où venait Mondo. Il était arrivé un jour, par hasard, ici dans notre ville, sans qu'on s'en aperçoive, et puis on s'était habitué à lui. C'était un garçon d'une dizaine d'années, avec un visage tout rond et tranquille, et de beaux yeux noirs un peu obliques. Mais c'était surtout ses cheveux qu'on remarquait, des cheveux brun cendré qui changeaient de couleur selon la lumière, et qui paraissaient presque gris à la tombée de la nuit. [...] Quand il arrivait vers vous, il vous regardait bien en face, il souriait, et ses yeux étroits devenaient deux fentes brillantes. C'était sa façon de saluer. Quand il y avait quelqu'un qui lui plaisait, il l'arrêtait et lui demandait tout simplement : "Est-ce que vous voulez m'adopter ?" »

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