Entreprise, économie & droit

  • La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ?
    Fruit de quinze ans de recherches et parcourant trois siècles et plus de vingt pays, cette étude renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital. Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    Un best-seller mondial qui est déjà devenu un classique.

  • Laëtitia Perrais avait 18 ans et la vie devant elle. Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, elle a été enlevée. Puis tuée. Par la vague d'émotion sans précédent qu'il a soulevée, ce fait divers est devenu une affaire d'État. À travers cette enquête de vie, Ivan Jablonka rend Laëtitia à elle-même. À sa liberté et à sa dignité.

  • Près d'un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d'améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?
    C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.

  • La crise de la Covid-19, avec le Brexit et la présidence Trump, confirme le constat de la première édition de cet ouvrage en 2011 : la démondialisation est en marche. L'histoire, le politique, la souveraineté et les nations reprennent leurs droits. Ce mouvement est aussi une désoccidentalisation du monde. Nous devons en prendre acte, en tirer les conséquences.

    Au nom du libre-échange, les puissances dominantes ont en permanence usé de leur force pour s'ouvrir des marchés, s'accaparer des richesses, éliminer de potentiels concurrents. Elles l'ont longtemps fait sous le masque d'un prétendu ordre économique mondial. Celui-ci se déchire désormais. Nous revenons alors au monde des réalités.

  • Pendant trois ans, Elsa Vigoureux a suivi Frank Berton. En silence, la journaliste s'est glissée dans le quotidien du pénaliste, son temps pressé, son temps passé, ses excès, ses fulgurances. Dans ses plaidoiries de boxeur, les promesses folles qu'il fait à ses clients, les bouts d'existence qu'il arrache pour eux. Voici le journal d'un ténor du barreau, héros incertain des femmes et des hommes qui parfois incarnent l'humanité la plus misérable, la plus inacceptable. Voici l'histoire de Frank Berton, avec sa manière d'envisager le monde, de dévisager son époque.

  • Cet ouvrage « classique » (prescrit depuis plus de 25 ans, du lycée à la faculté) propose une initiation à la microéconomie (comportements individuels et fonctionnement des marchés) et à la macroéconomie (problèmes au niveau de l'économie nationale : crises, chômage, inflation...). Cette 4eédition a été réécrite et développée, en particulier pour introduire les grands courants de la pensée économique et les points de désaccord entre ces derniers. Elle vise ainsi à mieux répondre à la nécessité d'un enseignement pluraliste de l'économie.

  • De mai à juillet 2004, dix-sept pédophiles présumés comparaissent aux assises de Saint-Omer. C'est le début de " l'affaire d'Outreau ". Ce sont des monstres violeurs d'enfants, pense-t-on. Florence Aubenas brosse les portraits des individus mêlés au procès. Mensonges ou vérités, coupables ou innocents ? La journaliste nous emmène au plus près de l'enquête pour mieux comprendre comment le procès Outreau a pu dégénérer en une erreur judiciaire majeure, et prend du recul dans une postface inédite.

  • Afin de comprendre le fonctionnement psychologique des tueurs en série, Stéphane Bourgoin a interviewé des dizaines de criminels. Douze serial killers détaillent ici dans des nouvelles, des textes autobiographiques, inédits ou rares, leurs fantasmes meurtriers les plus sanglants et dérangeants. Dans le couloir de la mort, Carl Panzram n'a aucun regret. Il a tué vingt-et-une personnes, en a violé des milliers. Fritz Haarmann mordait ses victimes pour les tuer, avant de découper leurs cadavres. Elliot Rodger a massacré la population d'Isla Vista pour se venger des femmes qui refusaient de s'offrir à lui.

  • Le climat change, la pollution s'intensifie, la déforestation se poursuit, la pression sur les terres est toujours plus forte... Est-ce le fait d'une croissance démographique trop rapide à l'échelle de la planète ? Pour réduire la pression environnementale, suffirait-il que la population mondiale se stabilise ou décroisse ? Clairement non. Que peut-on faire alors ?

    De façon didactique Jacques Véron décrypte l'ensemble des questions démographiques planétaires et démonte les clichés simplificateurs, rassurants ou menaçants. Un livre pour se faire sa propre opinion sur les possibilités de (ré)concilier population, environnement et développement économique.

  • L'histoire du Canard enchaîné par Patrick Rambaud. Adaptée du livre culte.

    Né en pleine tourmente de la première Guerre mondiale, le Canard Enchaîné demeure depuis plus d'un siècle la référence d'une presse libre, réfractaire à tout ordre, à tout enrôlement et à toute censure.

    Quatre directions seulement en cent ans : une équipe soudée et une stabilité nécessaire pour affronter les nom­breuses personnalités et crises politiques qui secouent l'ordre mondial et national.

    L'histoire atypique d'un volatile haut en couleur, faite de personnages saillants et truculents.

  • L'image des cohues de traders agitant leurs bras sur les parquets boursiers pour passer leurs ordres renvoie à un temps révolu. D'animale, la frénésie est devenue technologique.

    À la fin du XXe siècle, l'informatisation rapide des marchés financiers et l'accélération des transactions boursières ont rendu caduques les décisions humaines, désormais prises dans d'immenses centres de traitement de données par des algorithmes opérant à la milliseconde près. « Speed is money. » Composé comme un thriller dont le narrateur est un algorithme du nom de Sniper, cet ouvrage haletant retrace l'irruption du « trading à haute fréquence » et l'histoire des pionniers de ce nouvel écosystème financier. Il permet de comprendre comment cet univers aussi fascinant qu'inquiétant est devenu hors de contrôle.

  • Ce titre n'est pas une provocation. Comment qualifier autrement un management qui tue des gens, une « science » économique complètement fausse, une industrie qui empoisonne l'air, des politiques anti-crises qui aggravent les crises ? Certes, le pouvoir exorbitant du capital nourrit ces folies, mais il n'explique pas tout. Sous le règne visible de l'argent, prospère son socle le plus sûr : le règne de l'imbécilité ! Car les journalistes, les experts, les universitaires et les élus qui soutiennent la « déconnomie » ne sont pas tous « au service du capital ». Rien n'est plus fou que l'aisance avec laquelle tant d'« élites » adhèrent au même fatras d'âneries économiques. Diagnostiquer, expliquer et combattre cet effondrement massif de l'entendement : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d'éducation citoyenne, un outil pour réapprendre l'économie autrement.
    Jacques Généreux.

  • Ce livre raconte l'avènement de l'« économie comportementale » : cette nouvelle discipline, fondée par Richard Thaler, renouvelle l'analyse économique en étudiant les comportements réels des êtres humains, et non plus la fiction de l'homo oeconomicus. Quarante ans de recherches ont en effet définitivement établi que les consommateurs, les entrepreneurs, les investisseurs, les chauffeurs de taxi, etc., pensent et agissent bien souvent de travers par rapport à la fiction du choix rationnel et du marché efficient.

    Grâce à ce livre, chacun comprendra mieux ses propres comportements erronés (misbehaving), certes déviants de la rationalité économique, mais qui font de nous des humains. Thaler nous dévoile aussi comment la compréhension de nos modes de raisonnement réels peut nous aider à prendre de meilleures décisions dans notre vie personnelle, dans la gestion des affaires économiques ou dans la conduite des politiques publiques.

  • Récessions, inflation, chômage, krach financier, crise de l'euro... Face à ces déséquilibres, que peuvent faire les gouvernements ? Quels objectifs guident leur action ? Comment fonctionnent les divers moyens d'intervention et à quelles conditions sont-ils efficaces ? Telles sont les questions abordées dans ce livre. Cette nouvelle édition entièrement actualisée introduit de nombreux schémas commentés pour décrire la chaîne complète des effets associée à chaque instrument d'intervention ; elle éclaire les débats contemporains (austérité ou relance, politique de l'offre ou de la demande, euro ou monnaie nationale...) et permet de comprendre pourquoi la conduite d'une politique économique est confrontée à des dilemmes spécifiques dans la zone euro.

  • Ce livre dresse le tableau d'un siècle d'inégalités en France. Contrairement à une idée reçue, l'inégalité des salaires est restée assez stable tout au long du xxe siècle. L'inégalité totale des revenus a, quant à elle, fortement diminué de 1914 à 1945, en raison des chocs subis par les revenus du capital (destructions, inflation, crise des années 1930). La concentration des fortunes et des revenus du capital n'a par la suite jamais retrouvé le niveau astronomique qui était le sien en 1914. La fiscalité progressive a empêché le retour à une société de rentiers. L'ouvrage décrit aussi l'évolution des politiques en matière de redistribution et celle de la perception des inégalités.

    Explorant systématiquement les sources fiscales mais aussi les représentations des inégalités, ce livre fait apparaître la question des inégalités comme une grille de lecture de l'histoire générale de la France au XXe siècle.

    Thomas Piketty.

  • Organisé comme un manuel classique, cet ouvrage aborde successivement les fonctions de la monnaie, les mécanismes de la création monétaire, les principales théories, la conduite de la politique monétaire par les banques centrales, la régulation du système et des pratiques bancaires, le système monétaire international. Mais c'est le premier d'un genre nouveau, puisqu'il assume une approche critique de l'enseignement abstrait et néolibéral de ces questions, qui domine aujourd'hui les facultés. Ce manuel s'inscrit dans le sillage de Marx, Mauss, Keynes et Polanyi. Au-delà de la « technique » (au demeurant présentée avec pédagogie), il montre comment la monnaie est au coeur des des crises récurrentes du capitalisme. Il invite ainsi les citoyens à s'emparer des questions monétaires.

  • 6 retraçait les origines du trading à haute fréquence à la fin du xxe siècle du côté de Wall Street et la genèse de son emballement ; 5 remonte le temps pour revenir aux sources de l'histoire économique et technologique des marchés de Chicago depuis leur création au début du xixe siècle et leur perfectionnement grâce à l'invention du télégraphe jusqu'à leur informatisation dans les années 1990, en passant par le krach boursier de 1987.

    Cet ouvrage décrit les moyens d'information dignes de l'espionnage militaire dont les sociétés de trading se sont progressivement dotés et l'apparition des nouvelles stratégies qu'elles ont développées grâce aux données informatiques pour prédire avec justesse l'évolution des prix de produits financiers échangés à la vitesse de la lumière.

  • Economiste, Frédéric Lordon est connu pour ses essais critiques sur la mondialisation financière, qui ont rencontré un grand succès public. Il a ici choisi une forme singulière, celle du théâtre, pour mettre en scène la crise de la finance mondiale. Le rideau s'ouvre : Messieurs les Banquiers, son Altesse le président de la République française, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale et le petit peuple des conseillers de la Cour.
    La pièce peut commencer : complètement lessivés par la crise des désormais célèbres "subpraïmes" (sic), les Banquiers vont bientôt sonner à la porte de l'Etat pour lui demander de mettre la main au porte-monnaie... Frédéric Lordon se révèle un versificateur virtuose, qui a fait le choix de l'alexandrin pour raconter la déconfiture d'un système qui a tous les traits de l'Ancien Régime. Mais si la forme évoque la tragédie classique, D'un retournement l'autre est aussi une farce sinistre qui dresse un portrait dévastateur de notre élite (le lecteur reconnaîtra sans peine ses plus célèbres représentants).
    On rit jaune, à écouter cet aréopage de beaux parleurs affolés par l'interminable maelstrom qu'ils ont provoqué, mais qui jamais n'abjureront leur foi dans les vertus du marché. Crise de la finance, sauvetage public, Explosion de la dette et rigueur hystérique. Et comme d'habitude, à qui va l'addition ? Qui donc de la farce pour être le dindon ? On l'aura compris : le "retournement" à venir n'aura rien à voir avec celui d'un cours de bourse...

  • L'entreprise serait, dit-on, le lieu de l'autorité, du pouvoir et du commandement vertical. La réalité, telle que peut l'observer le sociologue de terrain, est le plus souvent très éloignée de cette supposée dictature. S'appuyant sur dix-huit enquêtes et près de huit cents interviews, François Dupuy montre que les entreprises sont en passe de perdre le contrôle d'elles-mêmes : le pouvoir est descendu d'un ou plusieurs crans pour se disperser à la base, au niveau des intermédiaires et des exécutants.
    Dans de nombreuses entreprises, le problème est aujourd'hui de reconstruire une maîtrise minimale de la direction et de ses managers sur l'organisation et ses personnels en redécouvrant les vertus de la confiance et de la simplicité.

  • Comment expliquer la chute si brutale du commissaire Bernard Petit ? Toute sa carrière en témoigne, il était ce qu'on appelle « un grand flic ». Il a contribué à démanteler la Chinese Connection puis mis à bas les plus puissants réseaux de trafiquants de drogues. Patron du 36, quai des Orfèvres, il fait partie des premiers à entrer dans les locaux de Charlie Hebdo en janvier 2015. Quelques jours plus tard, il donne l'assaut contre l'Hyper Cacher. Alors pourquoi est-il tombé ?

    Filatures haletantes, guerre des polices, courses-poursuites et arrestations musclées, Bernard Petit nous entraîne dans les méandres de ses plus grandes enquêtes et dévoile les secrets qui font l'ordinaire et l'extraordinaire d'une vie de flic.

  • Saint-Tropez, 2009. Au royaume du luxe et de l'outrance, Samy, Marco et Arnaud sont rois : leurs noms sont connus de tous, leur complicité intrigue. Aigrefins de Belleville et blouson doré des quartiers huppés, tout les oppose. Et pourtant, ce trio improbable a réussi l'impensable : détourner près de trois cents millions d'euros au nez et à la barbe du Fisc français, sur le dos du droit à l'environnement. Un fiasco d'État qui risque de leur coûter cher. Car après l'épiphanie de l'argent vient la décadence du sang.

  • Nous savons bien que l'argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse. Mais c'est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s'ils ont de bonnes notes. Serions-nous à l'abri de ces dérives ?

    Nous sommes en réalité déjà contaminés. Il est immoral de vendre le droit de faire du tort aux autres, pensons-nous. Alors pourquoi instaurons-nous un marché des droits à polluer qui permet aux pays riches de polluer davantage en rachetant les droits des pays moins développés ?

    Nous n'avons pas encore réfléchi à ce que devrait être la place du marché dans une société démocratique et juste. Ce livre, déjà un best-seller mondial, nous y aide puissamment.

  • Après cinq siècles d'expansion et de bouleversement, les dynamiques du capitalisme s'inscrivent pour l'essentiel aujourd'hui dans le droit fil de la grande mutation de la fin du XXe siècle.
    Sa mondialisation n'est plus principalement l'effet sur toute la planète des activités de quelques capitalismes centraux : désormais, le capitalisme est enraciné pratiquement partout dans le monde. La montée en puissance du libéralisme amorcée dans les années 1980 s'est prolongée : avant de subir un coup d'arrêt lors de la crise de 2008-2009, elle a permis aux jeux de la finance d'exercer une emprise majeure sur les économies nationales.
    Le glissement du centre de gravité du capitalisme mondial de l'Occident vers l'Asie s'est poursuivi, avec l'affirmation de la Chine et le remplacement progressif du G 8 par le G 20. Enfin, sur une Terre déjà surexploitée, la logique productiviste et consumériste du capitalisme est de moins en moins soutenable.

  • En 2004, à la Une de Libération, la journaliste Patricia Tourancheau révélait l'origine du magot déterré d'un cimetière par Michel Fourniret, l'un des pires tueurs en série contemporains. Faisant le lien entre plusieurs affaires sur lesquelles elle enquêtait, elle a compris, avant tout le monde, que "l'Ogre des Ardennes" avait bel et bien récupéré le butin du gang des Postiches, fameux braqueurs des années 1980. Voici, à la manière d'un polar, le récit minutieux de cette incroyable histoire criminelle.

empty