Rocher

  • Voici la biographie la plus complète et la plus précise à ce jour de la jeunesse de Karol Wojtyla qui devint pape, sous le nom de Jean-Paul II, en octobre 1978.
    De sa naissance en 1920 à Wadowice à ses tout premiers pas dans la prêtrise en 1946, c'est l'itinéraire d'un jeune homme d'exception qui est ici raconté les blessures d'enfance du petit Lolek, sa passion pour le théâtre, les travaux forcés sous l'occupation nazie, le séminaire clandestin dans les caves du palais épiscopal de Cracovie, les études en Europe de l'Ouest.
    Itinéraire d'une jeunesse semblable à un grand roman slave, qui explique pour une large part un pontificat grandiose et néanmoins controversé.

  • Le 16 mai 1953 disparaissait l'un des musiciens les plus fulgurants du XXe siècle. Django Reinhardt est aujourd'hui encore considéré comme un modèle pour toutes les nouvelles générations de musiciens, mais il est surtout devenu un mythe. Ce Manouche secret, dont il n'est pas exagéré d'affirmer qu'il est le plus grand guitariste de l'histoire du jazz, a mené une existence hors du commun où la réalité semble parfois se confondre avec la légende.
    De sa naissance à Liberchies (Belgique) en 1910 jusqu'à sa mort dans la paisible retraite de Samois, cette biographie retrace les étapes d'une carrière exceptionnelle et d'une vie riche de contrastes : les premiers bals musette, l'incendie de sa roulotte et sa main gauche mutilée, la révélation du jazz et la rencontre avec Stéphane Grappelli, la création du Quintette du Hot Club de France, la fièvre des années 1930, les années de gloire et les dépenses fastueuses, les déceptions américaines auprès de Duke Ellington et les difficiles retrouvailles de l'après-guerre...
    Autant de moments forts qui jalonnent la pérégrination d'un homme volontiers nonchalant, parfois fantasque, farouchement libre, traversant les événements au-delà des contingences, tout simplement ailleurs. Ce livre est complété d'une discographie chronologique exhaustive.

  • "Disparue il y a quarante ans, Oum Kalsoum, née avec le siècle dernier, reste aujourd'hui la seule star mythique orientale, la voix que l'on entend et que l'on reprend partout dans le monde arabe, l'exemple du féminisme, l'héroïne du patriotisme, l'initiatrice de l'extase artistique. Sa vie est digne des plus beaux contes orientaux. Née pauvre, paysanne, fille d'un religieux, elle possède un don qu'elle cultivera grâce à sa farouche volonté de s'instruire. La chance aidant, elle rencontrera les plus grands poètes et musiciens arabes qui lui voueront leur vie. Elle traverse le XXe siècle, s'imprègne et milite pour les innombrables changements que traverse l'Égypte en intégrant toutes les nouvelles techniques, du cinéma à la radio pour devenir « la voix des Arabes ».
    Adulée de son vivant par le président Nasser comme par l'homme de la rue, elle reste aujourd'hui une référence pour tous les musiciens et les artistes de tous les arts. Femme mythique en terre d'Orient, elle est devenue une icône.
    Cette biographie d'Oum Kalsoum a été traduite en arabe par le Centre national de traduction du Caire en 2008."

  • Qui connaît vraiment saint Germain d'Auxerre ? Né à Auxerre vers 378, mort à Ravenne à la cour de l'empereur en 448, il s'impose comme le grand évêque gaulois du Nie siècle, à une époque d'apocalypse et de transition : en 378, la bataille d'Andrinople voit les Goths anéantir l'armée de l'empereur Valens ; en 410, Alaric prend Rome et, en 451, trois ans après la mort de Germain, Attila envahit la Gaule.
    Germain vit donc dans toute son intensité le déclin de l'Empire romain et la montée en puissance de l'Église. Haut fonctionnaire impérial, il est nommé directement à la tête d'un diocèse. Imagine-t-on aujourd'hui le préfet de Bourgogne élu par acclamation évêque d'Auxerre ? Avec passion, Germain lutte pour la survie de l'Empire. Imprégné de culture romaine, il ne conçoit pas que Rome puisse disparaître, mais son ambition est de rassembler le monde romain et le monde celtique.
    Comme Ambroise de Milan et Augustin d'Hippone, il contribue à renforcer l'alliance entre l'Église et l'Empire, tout en réaffirmant la conception traditionnelle en Occident de l'autorité du pouvoir politique sur le pouvoir religieux. À travers une trajectoire singulière qui croise entre autres saint Geneviève et saint Patrick, Germain témoigne d'une période de continuités et de ruptures brutales, de choc des cultures.
    À sa manière, son destin rejoint le nôtre.

  • L'oeuvre de Lassaâd Metoui nous offre la trinité dansante de l'art, de l'amour et de la calligraphie. Les tableaux nous emportent dans des jaillissements, des sarabandes et des chorégraphies de signes, de formes et de couleurs. Ici, l'art calligraphique s'outrepasse : il relève d'une ample activité plastique qui déborde et subvertit, autant qu'elle s'y enracine, le simple projet d'une écriture oeuvrée. De l'art de Lassaâd Metoui on pourrait dire ce que Frantisek Kupka disait de l'art arabe : il est de l'ordre d'un pur " chant rythmique de l'esprit ". Il récuse la vacuité formelle et le simple esthétisme, au bénéfice d'une " gravité " paradoxale de la légèreté ornementale.

  • Chef de file de l'école symboliste, Alexandre Blok (1880 1921) occupe dans les lettres russes du XXe siècle, une place comparable à celle de Pouchkine au siècle précédent. Après avoir été le chantre de l'Eternel féminin, il devient celui de la révolution d'Octobre à laquelle il donne son plus beau poème : Les Douze. Il ne tarde pas à en être la victime. Par le récit de ses amours malheureuses, de sa philosophie brumeuse, de ses débauches, de son patriotisme exalté, en lui empruntant ses images et ses accents, Jean Blot nous fait entendre la voix de Blok et deviner son oeuvre. A travers le portrait de celui que l'on a baptisé le poète de la perspective Nevski, il entreprend celui de Saint-Pétersbourg au moment tragique de son histoire et s'efforce de camper la figure du poète en tant que tel.

  • Georges Bataille est partout. Maudit et fui de son vivant, il est sans cesse cité. Dès qu'on entre dans le champ des interdits, on se retranche derrière son oeuvre colossale. Il serait, pour un peu, le responsable de ce dérapage nihiliste généralisé orchestré par les nouveaux dévots de la société du spectacle. Non, répond Pascal Louvrier, auteur de cette décapante biographie. Il n'est pas moderne, Bataille. Il est "contemporain de Lascaux ", pour reprendre la formule de Philippe Sollers, interrogé longuement, ici, par l'auteur. La fascination du Mal, chez Bataille, n'a rien à voir avec les fantasmes sodomites de l'homosexuel passif Max Aue, personnage repoussoir des Bienveillantes. Littell n'est pas Bataille. L'enjeu de la pensée bataillienne, absolument unique, c'est le maintien précaire, éprouvant, exigeant, de la contradiction entre rigueur et dépense, ivresse et connaissance, rire tragique et lassitude silencieuse. L'auteur revisite les grands textes de Bataille, en poussant l'analyse à l'excès, respectant ainsi la démarche de son sujet. Il devient Bataille lui-même, corps et esprit mêlés, expérience sans limites. Certains récits, comme Ma Mère et Madame Edwarda, prennent une dimension autobiographique troublante. On découvre, grâce aux récentes lettres publiées, un Bataille, amant sublime et abject, fou, entre autres, de Colette et de Diane, saintes de l'abîme. On le suit dans la forêt de Marly, penseur iconoclaste prêt au sacrifice humain. On le surprend, ivre, en compagnie de son ami André Masson, rédigeant en Espagne Le Bleu du ciel, chef-d'oeuvre de lucidité, au coeur d'une époque qui acceptait, par lâcheté et bêtise, de valser avec le nazisme. Car Bataille fut le premier à étudier les mécanismes psychologiques du fascisme afin de le combattre efficacement. Pascal Louvrier le réaffirme, documents inédits à l'appui. Biographie, donc, rejetant la falsification et l'arrimage dont sont trop souvent victimes la vie et l'oeuvre de Bataille. Le mot de désordre ? Refuser haut et fort, dans un style lumineux et elliptique, le nihilisme universel, c'est-à-dire le Bien actuel.

  • Cancre à 16 ans, Ernest Shackleton, fils de médecin, préfère l'apprentissage du métier de marin à la scolarité. Il a 28 ans lorsqu'il est engagé, en 1902, sous le commandement de Robert Falcon Scott. La mission de l'expédition est de ficher l'Union Jack au pôle sud, coeur hostile et glacé du continent jamais encore pénétré par l'Homme. Bien que l'expédition soit un échec, Shackleton a pris goût au grand défi. Assoiffé de gloire, il organisera désormais ses propres expéditions pour être CELUI qui gagnera le pôle. Malgré les épreuves qu'il surmontera, il manquera toujours son but. Doué d'une volonté hors du commun, cet Irlandais au tempérament bouillonnant donnera à ses entreprises une dimension onirique qui a contribué à faire de lui un héros de légende parmi les explorateurs polaires, les marins et les montagnards. « La gloire, oui, mais jamais au prix de la vie d'un homme », avait-il écrit à son épouse. Ses trois expéditions tourneront à l'échec qu'il transformera en glorieuses aventures. Il ne perdra jamais un seul homme, contrairement à Scott. Dans les pires conditions, il fera toujours passer le salut de son équipage avant ses intérêts : devant leur trois-mâts, l'Endurance, prisonnier de la banquise de la mer de Weddell (plus grande que la France), puis broyé sous leurs yeux après des mois de dérive sur l'infini radeau de glace incontrôlable, il promettra à ses vingt-sept compagnons naufragés de les ramener tous à la maison. Grâce à son optimisme et son abnégation qui leur inspirent une foi absolue, ils dériveront encore presque un an avant de retourner à la civilisation au prix d'épreuves inimaginables. Ainsi transformera-t-il chacune de ses trois expéditions en exploits surhumains, exemplaires, fraternels. Quel homme se cachait donc derrière ce perdant magnifique, héros jalousé et vénéré ? Quelles forces intérieures, quelles secrètes inquiétudes le poussaient à ne se sentir libre et en accord avec lui-même qu'en affrontant les espaces hostiles, gelés et inconnus du Grand Sud ? En l'accompagnant dans cette biographie, nous tenterons de comprendre les ressorts intimes de cet ambitieux consumé par une soif d'absolu qui aura désiré ardemment contribuer à la conquête du dernier continent vierge et que les honneurs n'intéresseront plus. Il aura accédé aux impossibles sommets de ses rêves de cancre. « Car telle est la vertu première de l'aventurier digne de ce beau nom : faire que l'aventure soit déjà en elle-même, par-delà les aléas du meilleur et du pire, du succès et de l'échec, un accomplissement. À quoi réussit, ici mieux qu'aucun autre que je sache, Shackleton le Grand. » Paul-Émile Victor.

  • Né alors que Christophe Colomb se prépare à son grand voyage, et qu'en Europe s'annonce la Renaissance, Ignace de Loyola s'efforce de maintenir un équilibre constant entre son action militante et la contemplation. Dès les premières années de son apostolat, il parcourt l'Espagne, la France et l'Italie tout en poursuivant l'élaboration de ses divers projets. Après les voeux décisifs de Montmartre, il met au point les Exercices spirituels et les Constitutions du nouvel ordre, et prend l'initiative de confréries de bienfaisance et de collèges diffusés dans le monde entier. Mais il garde aussi le contact avec les autorités politiques et religieuses - principalement Charles¬ Quint et les papes - et maintient un échange épistolaire continu tant avec ceux qui favorisent ses desseins qu'avec ceux qui y font obstacle. Ainsi s'élaborent les deux volets de son oeuvre : une vigilance envers les missions les plus lointaines (le Japon, l'Ethiopie, le Brésil), et une recherche intérieure incessante dont témoignent son Autobiographie et son Journal spirituel.

  • La vie de Jacques Soustelle est un roman, un roman d'aventure. Elle se confond avec l'histoire de la France du XXe siècle qu'il a contribué à écrire. Un étudiant bardé de diplômes. Un ethnologue philosophe à la découverte des Aztèques et de la mixité des cultures, qui deviendra académicien. Un résistant de la première heure au service d'un général qu'il ne connaissait pas et de la France libre. Un influent patron des services secrets.
    Un ministre, à plusieurs reprises. Un des tombeurs de la IVe République et l'un des acteurs majeurs du retour au pouvoir de De Gaulle en 1958. Mais l'ami, le fidèle de près de vingt ans, a défié le Général sur l'avenir de l'Algérie. Malheur au vaincu, exilé, paria d'une république naissante, chevalier errant pendant sept longues années. Considéré fasciste par les uns, resté fidèle à ses idées et aux engagements de la France pour les autres, il sera oublié, y compris des livres d'histoire.
    L'ouvrage retrace, à partir de témoignages recoupés et consignés, le chemin que Soustelle a emprunté. Il raconte aussi comment, en 1965, l'exilé a sauvé la vie de Charles de Gaulle et nous révèle que, contrairement aux affirmations gaullistes et médiatiques de l'époque, Jacques Soustelle n'a jamais été jugé, donc jamais condamné et n'a pas eu à être amnistié.

  • Qui sait que Jean-Claude Gaudin est le véritable auteur de l'expression " la France d'en bas " ? Qui sait aussi qu'il a commencé à faire de la politique à l'âge de dix-sept ans ? Qui sait encore qu'il a voulu se marier à plusieurs reprises avant de renoncer à une vie de couple ? Pour la première fois, un livre raconte l'histoire du maire de la deuxième ville de France, qui s'est confié en exclusivité à ses auteurs. Agé de soixante-huit ans, le vice-président du Sénat n'a cessé de vouloir prendre sa revanche sur un monde qui ne voulait pas de lui. Pas de fortune, pas de pouvoir, mais une ambition dévorante. Jean-Claude Gaudin est un tribun. Sa faconde méridionale fièrement revendiquée en fait un personnage incontournable à Marseille comme à Paris où, au sein de l'UMP, il est responsable des investitures. Bien au-delà de la caricature que l'on retient parfois de lui, il est en réalité beaucoup plus complexe. Un homme politique de droite toujours admiratif de Gaston Defferre, un élu éternellement à la recherche du consensus mais poursuivi aujourd'hui encore par un accord passé il y a plus de vingt ans avec le Front national. Une vie pour Marseille, c'est le formidable récit d'une obsession : devenir maire de sa ville, le rester le plus longtemps possible et y laisser une trace.

  • Riche d'une profusion de textes, lettres et photographies inédits, de témoignages de personnalités tels Norman Mailer, Allen Ginsberg, Sean Penn, Mickey Rourke ou encore Robert Crumb, cette passionnante biographie se dévore comme un roman de Bukowski, cru et excessif, cocasse et émouvant.

  • Toute sa vie, leonard cohen a été tellement en avant qu'on croyait qu'il était en arrière.
    Mais john hammond, qui repéra un certain jeune bob, ne s'y est pas trompé, qui dit un jour à leonard : " you've got it. " tu l'as. quoi ? cette mélodie particulière, cette inflexion inimitable du vrai poète. parfaitement original et profondément inspiré, cohen est l'un des rares à n'avoir rien à envier à personne : même l'astre dylan, justement, lui a tiré son chapeau. et, de sa part. alors, l'ayant toujours " eu ", leonard n'avait pas à être quelque part ; il était là.
    Voici donc toute sa vie - avec une postface inédite pour faire le point jusqu'à aujourd'hui. la seule biographie complète disponible à ce jour en français.

  • L'Orient, considéré au tournant du XXe siècle comme un "objet scientifique", aura été pour le savant Paul Pelliot celui d'une dévorante passion. Sinologue à vingt-et-un ans, il arrive en Indochine en 1899. Après avoir rencontré Thanh Thai, l'empereur d'Annam, il est le premier Français jamais admis dans la bibliothèque du Conseil aulique, le saint des saints de la citadelle de Hué dont il emporte les annales. A Pékin, lors de la révolte des Boxers en 1900, il combat, les armes et le verre de champagne à la main, les sectes du Grand Couteau, du Nuage blanc et du Nénuphar blanc que manipule en sous-main Tseu-hi, l'impératrice douairière en guerre contre les "diables étrangers". Traducteur des mémoires de Tcheou Ta-kouan, le visiteur d'Angkor au XIIIe siècle, il dirige de 1906 à 1908 l'expédition française au Turkestan oriental (l'actuel Xinjiang). A Touen-Houang, aux portes de la Chine, il emporte plus de six mille manuscrits et peintures trouvés dans la bibliothèque du monastère des Mille Bouddhas. Accusé d'escroquerie à son retour à Paris, il se retrouve au coeur d'une violente controverse qui oppose aussi catholiques et francs-maçons. Professeur au Collège de France, mobilisé en 1914, Pelliot devient l'agent secret du 3e Bureau de l'armée française en Chine et en Sibérie, où il organise les maquis antibolcheviques de l'ataman Semenov et du baron fou Roman Ungern-Sternberg. Académicien, vilipendé par les Chinois qui l'accusent d'avoir pillé Touen-Houang, Paul Pelliot aura fait de sa vie un conte oriental, digne de Marco Polo - il a en effet établi la première édition intégrale du Livre des merveilles.

  • Sainte Rita (1381-1457) a été canonisée le 24 mai 1900 par le pape Léon XIII.
    La fête du centenaire de sa canonisation, lors du grand jubilé de l'an 2000, a été l'occasion de redécouvrir une de ces femmes religieuses d'hier dont le message reste toujours actuel. Pourquoi Rita est-elle une sainte ? Non pas tant en raison des prodiges que la dévotion populaire attribue à l'efficacité de son intercession auprès du Dieu tout-puissant, qu'en raison de l'extraordinaire " normalité " de son existence, d'abord comme épouse et mère, puis comme veuve et enfin comme religieuse augustine.
    En France, à partir des années 30, le culte de sainte Rita va prendre racine. On relève un peu partout des traces de sa dévotion. Elle est particulièrement vénérée à Nice, mais aussi à la chapelle Sainte Rita à Paris, et à celle de Fontenay-aux-Roses. Son culte est aussi présent en Italie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Belgique, en Afrique, au Canada, au Brésil, en Argentine et au Chili. En plus de retracer la vie extraordinaire de la patronne des causes perdues, ce livre est également un guide qui réunit les renseignements pratiques indispensables concernant la vie, les miracles, les prières et les principaux lieux de culte à sainte Rita.

  • Ezra Pound, né en 1885 au fin fond de l'Idaho, mis au ban de l'Université américaine pour non-conformisme, investit le Londres littéraire, épouse une demoiselle Shakespear, se masque de Personae pour écrire ses premiers poèmes, imagine l'imagisme, fait tournoyer le vorticisme avec Wyndham Lewis, pousse Yeats à se renouveler, promeut les débutants Joyce et Eliot, prend un bain de jouvence à Paris parmi le Tout-Dada, rencontre la violoniste Olga Rudge et lui fait l'enfant de l'amour, s'installe en Italie en 1924, admire Mussolini, veut mettre la Kulture en abrégé et nous apprendre l'A.B.C.
    De la lecture, cherche les " causes réelles " de la guerre, parle à Radio Rome, est ramené manu militari aux États-Unis en 1945, écope de douze ans d'hôpital psychiatrique, revient en Italie pour y achever ou non son grand oeuvre, Les Cantos (800 pages et une langue nouvelle) et s'éteint à Venise en novembre 1972. Ezra Pound, le volcan solitaire est l'introduction idéale à la vie et à l'oeuvre d'un des plus grands poètes américains du XXe siècle.

  • marie stuart est une incontournable et fascinante figure de la renaissance.
    fille de jacques v roi d'écosse et de marie de guise, une grande princesse française, marie naquit en écosse le 8 décembre 1542. son père mourut aussitôt. elle fut sacrée reine d'écosse à l'âge de neuf mois et reçut trop jeune les plus glorieux hommages. sa singulière beauté et son orgueil tracèrent les fatales arabesques de cette existence hors du commun.
    mariée à françois ii, fils du roi de france henri ii et de catherine de médicis, marie connaît la gloire et l'enchantement de vivre à la somptueuse cour des valois.
    veuve à dix-huit ans, elle veut à toute force régner sur son lointain royaume: l'écosse.
    seule en une cour de lords calvinistes, avides, hostiles, convoitant sa beauté et surtout sa couronne, marie va rencontrer la trahison. elle se mariera deux fois, mal.
    elle épouse, au mécontentement de sa cousine, pire ennemie elizabeth 1ère, le décevant lord darnley dont elle aura un fils, le futur jacques i roi d'angleterre.
    subjuguée par le séduisant comte de bothwell, marie bascule dans la passion.
    bothwell assassine darnley et épouse marie stuart au mécontentement des lords et de la cour. des péripéties sanglantes suivent ce mariage qui déclenche la révolte des lords. marie stuart commet alors la folle imprudence de croire à l'hospitalité de sa cousine elizabeth 1ère, l'implacable reine-vierge. elle ignore que vingt années de dures prisons anglaises l'attendent. elles aboutiront à son procès et à son exécution à fotheringhay, le 10 février 1587.
    son héroïsme devant la mort, la décapitation non sans cruauté, a impressionné même ses ennemis.
    elle allait avoir quarante-cinq ans, reine déchue qui avait brodé sa devise en ses années de captivité : en ma fin est mon commencement. pour ses fervents alliés, elle demeure fidèle à son sacre et fut la martyre de sa foi catholique. elle est entrée pour toujours dans le mythe.

  • Lorsque éclate la IIème Guerre mondiale en septembre 1939, alors que durent les combats polonais contre les agresseurs nazis allemands, Wladyslaw Anders est blessé et capturé par les agresseurs communistes soviétiques à la faveur de la complicité germano-soviétique (1939-1941). Il reste en prison soviétique et n'est libéré qu'après l'invasion allemande de l'URSS en juin 1941, lorsque Staline doit rompre sa collusion avec Hitler et passer du coté des Alliés britanniques et polonais. Les accords polono-soviétiques de Sikorski-Staline désignent alors le général Anders pour former une Armée Polonaise en URSS avec les Polonais, militaires et civils, survivants des massacres, prisons et goulags soviétiques depuis 1939. Trois hauts faits valent au général Anders la célébrité et la reconnaissance historique de la Pologne et de l'Europe : le sauvetage et la sortie d'URSS en Iran de plus de 120000 militaires et civils polonais rescapés de captivité soviétique ; puis leurs combats au Moyen Orient et en Italie, avec la victoire polonaise de Monte Cassino ; enfin le combat constant d'Anders pour la connaissance des faits et de la vérité, occultés par Moscou, contre la désinformation et l'oubli des liquidations, déportations et du martyrologe polonais, ordonnés par Staline, notamment des massacres d'officiers polonais à Katyn et ailleurs en URSS.

  • Hemingway

    Mellow James Robert

    25 x 16 cm, 751 pages

  • Moksha

    Aldous Huxley

    Découvrez Tristes printemps - (Kiev 1917-2000), le livre de Anne Hogenhuis. Portée par des femmes courageuses et attachantes, l'épopée des Seliverstoff se raconte sur trois ou quatre générations. Elle déroule l'histoire d'une famille qui avait fourni des chefs militaires, des juristes, et des personnes dévouées à leur pays.
    Puis vinrent le XXe siècle et la révolution bolchevique. Cécile et son époux firent face de leur mieux à des défis inhumains.
    Ils surmontèrent la pauvreté, les famines, l'exil et les incarcérations de leur progéniture. A leurs six enfants, ils insufflèrent le courage et la culture qui les aidèrent à surmonter les épreuves les plus dures. Tous, ils révèrent de se retrouver à Paris. Un train imaginaire, construit de chaises, devait les y conduire. De leurs récits alternés ressort la force de l'âme slave et la vigueur de caractère avec lesquelles jeunes et vieux luttèrent pour s'octroyer le droit à la vie. Finalement, les petits-enfants Seliverstoff assistèrent à l'écroulement du régime. Mais le viatique s'était épuisé. Le pire dans le communisme, a-t-on dit, c'est ce qui vient après. La dernière génération finit par y succomber.

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