Terres De L'ouest

  • « Moi quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile ! », faisait dire Michel Audiard à Bernard Blier, alias Raoul Volfoni, dans les Tontons Flingueurs.
    Jean, le héros de Rififi sur la Côte basque pourrait reprendre cette déclaration à son compte. C'est pourtant un jeune homme tranquille a priori, un sportif, un surfeur, un fou de l'océan. Mais la découverte du cadavre de son meilleur ami recraché par les vagues sur la plage de La Gravière, va déclencher chez lui une réaction de justicier peu soucieux des convenances.
    Comme Raoul, Jean va se mettre à « ventiler » et à « disperser » sec, d'Hossegor à la Côte basque, sur les routes, dans les dunes, les villages et les bistrots plus ou moins glauques du Petit Bayonne. Ses aventures nous plongent dans une ambiance polar des années soixante, au milieu de flics et surtout de truands à la gâchette facile. Et au vocabulaire fleuri, mais très explicite.

  • Après la mort brutale de son compagnon, Charlie se réfugie chez sa grand-mère, au coeur de la forêt landaise, près de Magesc. Alors qu'elle espérait retrouver la paix, elle découvre dans la vie de ses ancêtres une série de morts tragiques qui font écho à sa propre histoire.
    Coïncidences ou malédiction ?
    Les deux familles, dont les petits enfants sont réunis à cause des drames qui les ont touché de plein fouet, vont oeuvrer pour faire resurgir la vérité, mais elles se heurteront aux réticences d'une partie de leur famille, bien implantée au coeur de la bourgeoisie bordelaise et qui n'ont pas vraiment intérêt à ce que le passé refasse surface.
    Mais Charlie qui peine à se reconstruire refuse de laisser de vieux secrets de famille peser sur son avenir. Elle remonte le temps, à la recherche de la vérité, entraînant le lecteur dans une enquête « psycho-généalogique » aux nombreux rebondissements.

  • Depuis quelque temps déjà, Paul Labat sentait monter en lui une sorte de lèpre immonde qui remuait son âme et générait dans son cerveau d'insatiables désirs. Les traumatismes de son enfance, si longtemps refoulés, remontaient à la surface.
    Il faudra peu de choses : un licenciement écono- pour que l'esprit de Paul sombre dans la psychose.
    Les vacances d'été prises dans le cadre magni- au contraire. Quand Marianne, sa femme, fait la connaissance de Klébert un célèbre écrivain et de Léna, son énigmatique épouse, Paul ne peut contenir plus longtemps sa jalousie maladive ! C'est le début d'une descente aux enfers pour cet homme qui, rongé depuis toujours par cette bête infâme, perd peu à peu la notion du Bien et du Mal.

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