Indigene

  • Le livre : Pour Stéphane Hessel, le " motif de base de la Résistance, c'était l'indignation. " Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais " cherchez et vous trouverez " : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au " toujours plus ", à la compétition, la dictature des marchés financiers, jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale. Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l'homme. en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu'il appelle à une " insurrection pacifique ".

  • Ecoutons son jugement car il dit vrai : oui, nous avons commis un crime en laissant salir la littérature, en sacrant "écrivains" de vulgaires rédacteurs à peine dignes de signer des réclames pour crème de beauté, en laissant les moeurs littéraires s'abîmer dans des bassesses incroyables. Nous en portons tous, douloureusement, la responsabilité. Ces quatre textes de Simone Weil sont là comme un espoir, pour nous rappeler à "la haute littérature" comme valeur à retrouver, et nous faire "pousser des ailes contre la pesanteur" d'un monde qui s'est séparé de l'esprit.
    Sylvie Crossman, directrice éditoriale "Le seul grand esprit de notre temps" , disait, de la philosophe Simone Weil, Albert Camus, son éditeur posthume qui gardait toujours sur lui une photo d'elle. Elle s'engagea en usine pour vivre l'oppression de la condition ouvrière ; rejoignit le camp des anarchistes pendant la Guerre d'Espagne ; la France libre du général de Gaulle, à Londres, limitant sa nourriture par solidarité avec les Français soumis au rationnement.
    Elle mourut d'épuisement et de tuberculose, le 24 août 1943, au sanatorium d'Ashford, en Angleterre, à l'âge de 34 ans.

  • Ce petit livre exhorte les citoyens à passer à l'acte. En exigeant , par exemple, que les 2 500 milliards d'euros créés depuis avril 2015 par la Banque Centrale Européenne soit davantage (11% seulement actuellement) mis au service de la transition énergétique et non essentiellement destinés à renflouer les banques. Ce qui permettrait de créer neuf cent mille emplois en France, plus de six millions pour toute l'Europe. « Il nous faut apprendre à vivre comme des frères ou à mourir comme des imbéciles » prêchait Martin Luther King en 1968. Des textes exigeants signés, de Anne Hessel et Pierre Larrouturou, par Nicolas Hulot, Erik Orsenna, Thomas Pesquet, Manuela Carmena, Ken Loach... seront ainsi réunis pour accompagner la remise d'un Pacte finance-climat au Conseil européen de décembre 2018.

  • Le maire d'une petite commune peut-il agir quand l'État renonce à exercer ses responsabilités ?
    Peut-il empêcher les agriculteurs de mettre en danger leur santé et celle des riverains de parcelles aspergées de pesticides ? Daniel Cueff, disciple indigné de Stéphane Hessel à la tête de Langouët - 602 âmes, à 25 km de Rennes - a rédigé un arrêté interdisant l'utilisation de pesticides de synthèse à moins de 150 m des habitations. Voici le récit ferme et non sans humour de ce lanceur d'alerte. Pourquoi une telle carence de la loi ?
    Daniel Cueff met en cause l'agriculture low cost de proximité ou d'importation et dégage la voie pour une ruralité apaisée et plus de démocratie dans des territoires nourriciers.

  • Ces « personnes pauvres » -, aujourd'hui 14 % de la société française -, nous dit Véronique Fayet, osent souvent ce que nous n'osons pas, entravés par les préjugés à leur encontre. La révolution fraternelle est à ce prix. Face à une économie outrancièrement financière, face aux extrêmes à l'affût. Ce livre doit beaucoup aux 70 000 bénévoles du Secours catholique, aux 1 362 770 personnes qu'ils ont accompagnées, écoutées.

    Il était l'heure d'un tel manifeste : un livre de chair, un livre de vie, où les savoirs des plus démunis se croisent avec les savoirs d'experts et de ces bénévoles. Mais ce cri qu'entend l'auteure n'est pas seulement celui des pauvres, c'est aussi celui de la planète et de la démocratie menacées.

  • Il était l'heure de faire cette adaptation, aussi en souvenir des lettres reçues du monde entier. « Bonjour Monsieur Hessel. Je ne vous cache pas que j'ai déjà dû faire une bonne dizaine de brouillons, mais cette fois-ci c'est décidé ; je ne recommencerai pas ! », écrit Pauline, une lycéenne de Fos-sur-Mer de 13 ans à l'auteur d'Indignez-vous ! âgé, lui, de 93 ans avant d'ajouter : « Grâce à vous, j'ai retrouvé l'espérance que j'avais perdue. » Cette lettre et d'autres rythmeront cette version théâtrale, orale (Indignez-vous !fut conçu en interrogeant l'auteur) à l'heure où le « pouvoir des sans-pouvoir », ces indignés d'aujourd'hui, entrent en scène, tandis que Stéphane Hessel, comme ressuscité, relit son message : « L'indignation : une des composantes essentielles qui font l'humain ! »

  • "C'est à nous, les éditeurs d'Indignez-vous !, qu'Abd al Malik a confié sa supplique à la République et nous la publions fièrement avec en tête les mots de Stéphane Hessel appelant, à la veille de sa disparition, à ce que « la démocratie se fasse spirituelle »." Sylvie Crossman et Jean-Pierre Barou  AVERTISSEMENT  « Ma démarche est apolitique, au sens de partisane ou de politique politicienne. Je ne recherche pas le pouvoir et ne briguerai jamais aucun mandat. Voici simplement ma parole, celle d'un citoyen concerné, comme des millions d'autres, par le présent et l'avenir de son pays. Celle d'un artiste qui ne vit pas en périphérie, mais en plein milieu d'une douleur que seule la fraternité véritable pourra guérir. » Abd al Malik  Abd al Malik naît le 14 mars 1975 à Paris et grandit dans la cité du Neuhof à Strasbourg. Rappeur, slameur, il est aussi réalisateur et auteur de plusieurs livres dont Qu'Allah bénisse la France (2004) ; La guerre des banlieues n'aura pas lieu (2009) ; Le Dernier Français (2012) et L'Islam au secours de la République (2013).

  • Pour l'auteur, jeune avocat, « la révolution est faite dans les esprits » depuis le samedi 17 novembre 2018 quand des individus isolés, figés jusqu'ici dans un « coma politique » ont émergé comme force politique.
    L'ouvrage revient sur ce réveil d'autant plus inaugural, assure l'avocat, qu'une fois gagné le combat des idées, tout peut suivre : la remise en cause des dispositifs fiscaux accordés aux 1 %, voire aux 0, 1% qui détiennent 99 % des richesses du pays ; de l'évasion fiscale (80 à 100 milliards par an) ; des intérêts de la dette publique (40 milliards par an) au profit du système financier. Et surtout le retour du peuple dans la démocratie. Il sera bien sûr aussi question de la violence, des divisions et des courants internes au mouvement qui ont pu l'affaiblir.

  • Rebondissant sur le message final de Stéphane Hessel dans Indignez-vous !
    (« Créer, c'est résister ; résister, c'est créer »), Ken Loach défendra dans ce livre sa vision engagée de l'art, à travers évidemment le choix de ses sujets - des films populaires à thème social ou historique acclamés par la critique. Il montrera aussi comment aujourd'hui, en Europe, les gouvernements étranglent le cinéma d'auteur par des logiques économiques meurtrières qui augmente les coûts, vide les salles de leur public et les films de leur potentiel artistique. Mais il défendra aussi une pratique de l'esthétisme comme engagement, au sens où Flaubert déjà affirmait : « Là où la forme fait défaut, l'idée manque » et où Picasso déclarait : « L'art est un mensonge qui nous fait réaliser la vérité. » INEDIT

  • La valeur particulière de ce dialogue tient à ce que ses deux auteurs ont, l'un, Erri de Luca, récemment risqué la prison pour défendre le droit à l'usage d'un mot : « sabotage », et l'autre, José Bové, fait de la prison en 2002 parce que la justice lui refusait le terme « démontage festif » au profit de « saccage » dans son action contre le McDonald's de Millau, temple de la malbouffe. Rétablir la vérité des mots, relier une parole juste à des actes justes : voilà bien le sens de cette élégante leçon dispensée par le très grand écrivain italien et le fameux député européen. Non pas donc un ennième discours « sur » la justice et la désobéissance, mais bien une incarnation, par le langage, de ces deux grands thèmes éternels, auxquels s'ajoute évidemment l'écologie.

  • Ce dialogue entre le Dalaï-lama et Stéphane Hessel, initié par Indigène éditions, s'est tenu à Prague les 9 et 10 décembre 2011. De l'aveu même de Stéphane Hessel, ce texte tranche sur tous les autres parce qu'il s'y adresse pour la première fois à l'esprit. Inversement, ce qui frappe dans les interventions du dalaï-lama, c'est son souci de rendre compte d'une " éthique séculière ", seule en capacité d'être universelle et sur laquelle ces représentants des deux pans du monde - l'Est et l'Ouest - convergent parfaitement. Il est intéressant d'entendre Stéphane Hessel parler de " démocratie spirituelle " et le dalaï-lama revendiquer l'usage d'une " carte de l'esprit " élaborée avec ses amis neuroscientifiques. Mais le grand charme de ce dialogue tient aussi à la manière dont ces deux figures désormais planétaires ancrent toutes leurs réflexions dans un vécu d'une épaisseur sans égale.

  • Pour Clémentine Autain, victime elle-même à 23 ans d'un viol sous la menace d'une arme blanche, l'affaire DSK « raconte quelque chose de profond sur nos représentations ». Et d'abord la banalisation de l'agression sexuelle dans une société où les normes restent celles des hommes blancs, bourgeois, puissants. Société française, fonctionnant toujours sur le mode patriarcal, le mode des classes, des clans, historiquement héritière du droit de cuissage. Saisissons cette sinistre affaire, s'écrie l'auteure, pour briser l'omerta qui pèse sur le viol - un viol a lieu tous les quarts d'heure en France - mais aussi sur la parole des femmes, trop souvent suspecte, face à ces comportements insultants au regard du désir librement consenti, exercé.

  • « Cours, cours, camarade, le vieux monde politique est derrière toi ! » L'homme qui participa, en Mai 68, à la réinvention de la société, propose ici de fonder une forme d'action collective qui ne passe pas forcément par un parti politique. « Un parti, écrit-il, c'est un blindage, une structure fermée, presque génétiquement hermétique à la société. » Mais comment résoudre cette exigence d'ouverture quand notre imaginaire baigne dans une conception figée, contraignante, des rapports de force, quand il est vampirisé par « l'imaginaire capitaliste-libéral » ? Pour construire ce sujet pensant autonome capable d'engendrer un collectif lui-même pensant et autonome, « Dany » exhume une chaîne de penseurs comme le Français André Gorz, premier théoricien de l'écologie politique ; le psychanalyste grec, Cornelius Castoriadis, adepte de « l'utopie plausible » ; l'universitaire de Rabat, Fatima Mernissi, et son « miracle de la boîte noire où tu mets ton bulletin de vote » ; le sociologue allemand Ulrich Beck qui réinvente un contrat social fondé sur le risque.
    Une nouvelle fois, Cohn-Bendit agrandit le champ des possibles, tout en restant fidèle à ce qu'il appelle « ma ligne libertaire ».

  • Les tsiganes défrayent régulièrement l'actualité des médias et pourtant les contresens continuent de se répandre à leur sujet, les nimbant d'une aura d'éternité entretenue par la force de préjugés séculaires. Mais les Roms sont en lutte dans nos sociétés pour leur reconnaissance et leur droit à l'auto-détermination, loin des tutelles paternalistes et maternalistes qui les étouffent. Cet ouvrage se veut l'écho de ce combat ancré dans des cadres politique et culturel bien réels. Le 8 avril 2010 se tiendra comme chaque année la Journée internationale des Roms, occasion pour eux de fêter leur dignité et pour les médias à travers le monde de rappeler leur combat, leur histoire, le génocide par les nazis ou l'État roumain, leurs revendications actuelles.
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  • C'est un manifeste où les fondateurs espagnols de Podemos, le premier parti politique né du mouvement des indignés, expliquent aux Français que le glissement vers un populisme d'extrême-droite n'est pas inévitable en Europe et qu'une nouvelle génération peut advenir en politique : résister, mettre un terme à la dictature des 1%, et refonder la démocratie sur des bases de représentation réelle.

  • Ce sera le premier livre en français de ce jeune et brillant philosophe allemand. Et au coeur d'une actualité brûlante : Heidegger fut-il vraiment antisémite ? Mais plus précisément le thème qu'abordera ce texte est celui de « l'errance » dans la pensée. Heidegger aurait pu, après coup, e acer les passages antijuifs de son journal, actuellement en cours d'édition sous la direction de Peter Trawny lui-même. Il ne l'a pas fait. Pourquoi ? Souhaitait-il laisser voir combien même un philosophe de son envergure peut errer, voire même se fourvoyer ? Mais cette décision tout à la fois requérait de sa part une « remarquable liberté de pensée », jusqu'à la liberté, suggère encore Peter Trawny, « de se laisser e rayer ».

  • C'est le portrait paradoxal d'une terre à la fois martyre et, par la force des choses, préservée du modernisme, de la course au profit, où une bourgeoisie vautrée dans des palaces décatis du bord de mer, côtoie dans un ballet irréel des paysans victimes des assauts de l'armée israélienne, des fondamentalistes, des humanitaires idéalistes, des enfants violentés et perdus. On y trouvera, et ce n'est pas le moindre mérite de ce petit livre qui sonne comme un chant d'amour à Gaza, un document humain exceptionnel : la conversation en direct, pendant la terrible « Opération Plomb Durci » où Tsahal frappa Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, entre un éducateur palestinien de La Voix de l'Enfant et ses partenaires postés en France, dont Christiane Hessel Chabry elle-même.

  • Lors d'un débat télévisé, on opposa Stéphane Hessel au dalaï-lama, arguant que l'un résiste, l'autre médite. La non-violence reste incomprise en Occident qui n'y voit que passivité. Qui a dit : " Là où il n'y a la choix qu'entre la lâcheté et la violence, je conseillerai la violence " ? Gandhi, incitant à la résistance contre le nazisme, à sauver sa conscience ! Mais s'il faut déconseiller les interventions militaires en Afghanistan, en Lybie, c'est parce qu'elles auraient pu être évitées si nos années de lâcheté n'avaient pas fabriqué les tyrans. Comme disait Camus de la non-violence : " Il y faut une grandeur que je n'ai pas. " C'est à cette grandeur que ce livre est dédié.

  • Ce livre est une sorte de Walden, ou la vie dans les bois, la magnifique ode d'Henry David Thoreau transposée dans notre forêt urbaine, contemporaine, ses rayons de supermarché, ses marchés aux fripes, aux puces : autrement dit, comment être pauvre et gourmet tout à la fois, comment se suffire dans " une misère dorée ", être rassasié sans perdre son appétit de vivre, ou comment emporter sur la vie qu'on nous propose, être plus riche en étant plus pauvre.
    " Le peu amène une satiété, écrit l'auteur, quand on sait la vivre en conscience. "

  • Gaël Derive, 40 ans, docteur ès sciences, est aujourd'hui l'un des experts les plus actifs et les plus engagés sur les questions de dérèglement climatique. Après avoir travaillé dans les laboratoires de recherche (CNRS, IRD, INRA), il s'implique dans l'un des premiers Plans Climat français des collectivités. Il est l'auteur de deux films remarqués pour leur vision à la fois pragmatique et humaniste du sujet : L'Odyssée du climat (2009) et Une planète et une civilisation (2012).
    "La planète se moque de posséder une banquise et de grands espaces vierges totalement englacés. La planète se moque d'être recouverte d'un océan plus haut de un ou dix mètres..." Mais pour l'espèce humaine, la terre représente tout, une ressource, une protection. L'auteur a osé sortir des rapports scientifiques pour aller éprouver les effets déjà bien réels du dérèglement climatique auprès de Satu, éleveur en Ethiopie ; Nipa, rizicultrice au Bangladesh ; Donildo, chasseur en Amazonie ; Jeannie, l'Inuite de l'Arctique ; Tsering, cultivatrice au Népal et Karakaua, pêcheur aux îles Kiribati. De ces rencontres, le scientifique revient bouleversé, avec cette certitude : si l'on veut éviter à l'humanité de demain la précarité alimentaire, l'absence d'eau potable, l'errance climatique et l'extension des violences, il faut se saisir de cette crise comme d'une chance pour construire des modèles économiques et sociaux qui nous permettront de "prospérer sans croissance". Faute de quoi, peut-être eût-il mieux valu rester des singes...

  • En 1972, Simone de Beauvoir se rend à l'usine de Méru, près de Paris, auprès d'ouvrières désemparées par la « justice bourgeoise ». Celle-ci a en effet condamné à un an de prison, avec sursis, leur patron dont l'usine a explosé le 11 mai 1961, faisant trois mortes et cinquante-sept brûlées. Ce patron n'avait pas respecté les impératifs de sécurité. Simone de Beauvoir écrira dans le journal militant de l'époque J'Accuse : « Aujourd'hui, en France, on peut tuer impunément. » Ce texte admirable, inédit en volume, vient à point à l'heure où l'inégalité devant la mort ne cesse de grandir en France entre les travailleurs les plus privilégiés de nos sociétés et ces intérimaires sans protection dont le nombre s'accroît d'année en année.

  • Qu'est-ce qu'un homme de vérité ? Pour y répondre, l'auteur, par une sorte de renversement éblouissant et parce qu'il pense avec Peter Brook, « qu'un acteur vrai est l'imitation d'une personne vraie », arpente les planches du théâtre, de Molière - Alceste, Le Misanthrope - à Peter Brook, donc, et sa passion pour l'improvisation, en passant par Jerzy Grotowski et son « théâtre pauvre », Stanislavski et sa célèbre « Méthode »...
    On ne s'en étonnera pas outre mesure si l'on sait que, pour l'auteur, l'énonciation, autrement dit la façon de dire, l'instant, l'occasion, le ton sont au moins aussi décisifs que l'énoncé lui-même. La vérité est bien de l'ordre de l'événement, du jaillissement, comme dans une psychanalyse de Jacques Lacan ou selon la pratique des grands maîtres zen.

  • Quand le jeune Mohamed Bouazizi, martyr à l'origine de la révolution tunisienne, s'immole par le feu le 17 décembre 2010, Lina Ben Mhenni décide de mettre ses compétences de bloggeuse au service de la libération de son pays. Elle voyage dans toute la Tunisie, recueille les témoignages des opposants au régime de Ben Ali, photographie les corps des victimes et poste tout en instantané sur son blog Tunisian Girl, activant minute après minute les ressorts d'une révolution jeune, arabe, non violente où les femmes jouent un rôle neuf et crucial. Elle écrit : « Quiconque connaît quelque chose à l'histoire sait que les grands changements sociaux sont impossibles sans le soulèvement des femmes. »

  • C'est un extrait d'un ouvrage posthume du philosophe, Manuscrits de 1844 , publié seulement en 1932. C'est une dénonciation sans précédent du rôle que peut tenir l'argent dans nos sociétés, jusqu'à devenir comme l'écrit Marx, " le vrai et unique besoin ", à se substituer au propre de la condition humaine. " L'argent peut manger, boire, aller au bal. " Mais, note Marx, c'est un jeu pervers car alors, faute d'être sollicités, nos sens et l'être de nos sens s'éteignent. Seul demeure l'avoir. Nous sommes rendus " sots et bornés ".

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