• Après «Brigitta», «Descendances» et «Les Cartons de mon arrière-grand-père», une nouvelle réédition d'Adalbert Stifter. Ce premier volume du diptyque intitulé «Pierres multicolores» regroupe trois nouvelles chacune intitulée du nom d'une roche emblème du paysage où se déroule l'histoire et dont les qualités sont proches des caractères des héros. Un recueil où Stifter décline avec délicatesse et précision le lien entre l'homme et la nature environnante toujours magnifiquement décrite, de même que les rapports au sein des fratries et entre différentes générations.

  • Cristal de roche

    Adalbert Stifter

    • Sillage
    • 8 Novembre 2016

    Conrad et Susanna, les deux enfants d'un couple d'artisans prospères, vivent depuis toujours dans un petit village de haute montagne, non loin d'un vaste glacier.

    À la veille de Noël, ils décident d'aller rendre visite à leurs grands-parents, au village voisin, distant de trois heures de marche. Le trajet leur est familier, mais, sur le chemin du retour, à la fin de l'après-midi, la neige se met à tomber, de plus en plus dru, faisant tout disparaître derrière un rideau blanc...

    Publié en 1845, Cristal de roche est un des contes les plus célèbres d'Adalbert Stifter (1805-1868), fils d'un tisserand des forêts de Bohême devenu figure majeure des lettres allemandes, admiré de Nietzsche, Hermann Hesse ou Thomas Mann.

  • L'homme sans postérité

    Adalbert Stifter

    • Phebus
    • 20 Janvier 2011

    Résumer un livre de Stifter, c'est essayer de donner forme à l'eau qui vous court entre les doigts : le courant est vif, la sensation forte, tous vos sens sont en alerte, et il ne vous reste bientôt au creux des mains que le souvenir d'une beauté vivante mais insaisissable.Un adolescent rend visite à son oncle, un vieux célibataire à lubies qui vit seul au milieu des montagnes. On nous décrit avec un soin maniaque le voyage du jeune homme, les paysages traversés. L'oncle est un être étrange, silencieux, peu commode à ce qu'il semble. À la fin du séjour, et sans que rien entre eux soit clairement formulé, il aura légué à son jeune hôte son héritage le plus précieux : l'esprit de solitude.C'est tout. Énoncé de la sorte, l'histoire ne semble pas peser bien lourd. Stifter à le génie de représenter les banalités de la vie sans y ajouter un gramme de pittoresque. Réaliste ? Si l'on veut. à ceci près qu'en nous montrant ce qui est - ou ce qui fait semblant d'être -, il a toujours l'air de nous parler d'autre chose, et l'on a bientôt le sentiment qu'il ne nous parle du réel que pour y ouvrir de terribles brèches.« On a affaire, une fois encore, à l'un de ces romans d'apprentissage si chers à la sensibilité allemande de l'époque. Mais Stifter suit dans ce domaine de bien étranges voies - et la force singulière de ce récit vient assurément de là : tout ici, et à tout instant, est donné comme possible, rien n'est défini ni définitif ; or ces perspectives infinies qui s'ouvrent devant nos yeux, dans leur prodigieuse insignifiance, ne font jamais qu'instaurer des possibilités de désordre. » (GEORGES-ARTHUR GOLDSCHMIDT)

  • Après «Brigitta» et «Descendances», une nouvelle réédition d'Adalbert Stifter. De retour dans la maison de ses aïeuls, le narrateur découvre des cartons remplis d'écrits qui sont autant de confessions de son arrière-grand-père. À leur lecture, il découvre la double-faute de son ancêtre et la manière dont il a trouvé le salut dans l'écriture. Autant que des révélations sur sa famille, la lecture de ces textes constitue pour le narrateur un véritable récit de formation. Une longue novella considérée par Stifter lui-même comme essentielle dans son oeuvre.

  • Tiburius Kneigt, jeune et riche héritier, a eu le malheur de grandir dans une famille particulièrement excentrique. Ses parents décédés, il se trouve à la tête d'une confortable fortune, mais plongé dans une grande solitude : il consacre en effet toute son énergie à se persuader qu'il est gravement malade, et que sa seule occupation doit être de traiter un mal d'autant plus mystérieux qu'il n'existe pas vraiment.
    Lors d'une cure d'été dans une station thermale, il s'aperçoit fortuitement qu'il n'est pas désagréable de randonner dans les montagnes - et à sa grande surprise, sa santé ne paraît que s'en améliorer. Au cours d'une de ses longues promenades, il rencontre une jeune fille, qui ne semble pas plus que lui être très désireuse de la compagnie de ses semblables...

  • Dénuée d'attraits physiques, mais femme intelligente et déterminée, Brigitta, abandonnée par son mari, se révèlera, au terme d'un surprenant retournement narratif, être l'objet du plus intense et fidèle des amours. Profonde et subtile réflexion sur la frivolité de la beauté et la noblesse du coeur, Brigitta est, avec L'homme sans postérité, l'un des courts romans les plus emblématiques du grand écrivain romantique autrichien Adalbert Stifter.

  • Le vieux garçon

    Adalbert Stifter

    • Sillage
    • 4 Avril 2014

    Orphelin de père et de mère, Victor vient tout juste d'achever ses études et s'apprête à prendre le poste que son tuteur lui a procuré. Mais un oncle fortuné, qui vit en reclus sur une île, au milieu d'un lac de haute montagne, exige expressément sa visite.

    Confronté à la rudesse du mystérieux vieillard, qui n'avait jamais manifesté pour lui le moindre intérêt, Victor verra ses repères et illusions bouleversés ; il repartira parvenu à l'âge d'homme.

    Précédemment publié sous le titre L'Homme sans postérité, Le Vieux Garçon est l'une des plus belles réussites de Stifter (1805-1868), étudiant désargenté devenu figure majeure des lettres allemandes, admiré de Nietzsche, Hermann Hesse ou Thomas Mann.

  • Après la réédition de Brigitta, la publication d'un nouveau titre, épuisé, d'Adalbert Stifter. Friedrich Roderer, jeune peintre qui a élu domicile près d'un marais sauvage, refuse obstinément de montrer ses toiles et se jure de les brûler tant qu'il ne sera pas parvenu à peindre le marais dans toute sa vérité. Il se lie d'amitié avec un riche philanthrope du voisinage qui met, à faire assécher le marais, la même obstination que le jeune homme à le fixer sur sa toile. Malgré leurs buts opposés, une étrange ressemblance entre eux, physique et morale, éveille l'intérêt du vieil homme pour le jeune Friedrich, dont il ne sait pas encore qu'il porte le même nom que lui... Un des derniers romans d'Adalbert Stifter, un des plus caractéristiques de la dimension romantique de son écriture.

  • Les grands bois se déroule dans un monde familier à l'auteur, les monts de Bohême, les forêts profondes qui ont enchanté son existence, par ailleurs douloureuse et frustrée. L'art de Stifter (qui fut aussi un peintre de haute valeur) est à l'image de ces horizons où les détails s'harmonisent, se fondent dans la profonde unité du destin.
    L'oeuvre de Stifter va bien au-delà de ses récits, au carrefour de ses hantises et de ses rêves, comme ces tables d'orientation qui donnent à rêver au promeneur.

    La clarté, l'immobilité des récits qu'il a laissés sont vraiment celles du cristal, doué d'une rigueur interne où l'esprit découvre les lois d'un monde plus parfait... On a nommé l'art de Stifter un «réalisme poétique». Mais la part de la poésie y est certainement plus grande que celle du réalisme.

  • Paru en 1857, ce chef-d'oeuvre inégalé aux yeux de nietzsche, de hofmannsthal, de milan kundera ou de peter handke est traduit pour la première fois en français.
    Dernier des grands " romans d'éducation " classiques, l'arrière-saison poursuit un idéal esthétique et moral d'une extrême ambition, et ce dans une prose allemande d'une pureté incomparable.

  • Le château des fous

    Adalbert Stifter

    • Circe
    • 24 Août 2017

    Dans l'auberge « La verte Fichtau », au-dessous du château fort de Rothenstein, s'est installé le jeune naturaliste Heinrich. Lors d'une de ses balades, Heinrich tombe sur le vieux château désormais inhabité et décrit populairement comme « Le Château des fous », tellement la famille des Scharnast qui y résidait se comportait bizarrement, ce que raconte l'aubergiste Erasmus au curieux explorateur. Il rapporte qu'autrefois, les frères Julianus et Julius Scharnast ont eu leur dernière entrevue dans son auberge, celle-ci se terminant en dispute. Julius quitta ensuite sa terre natale, la propriété attend un héritier. Intrigué par l'intérêt de son hôte, l'aubergiste émet « très malicieusement » la supposition que lui, Heinrich, soit un des éventuels héritiers, ce que ce dernier n'exclut pas.

  • Souvent considéré à tort comme un pâle représentant du Biedermeier, Adalbert Stifter (1805-1868) a pourtant suscité les éloges de Nietzsche, Hofmannsthal, Thomas Mann et plus récemment de Kundera. Surtout connu en France pour son roman intitulé L'Arrière-saison (1857), il est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles rassemblées sous le titre d'Études (1850). Le présent volume en propose trois : Le Sentier forestier (1844), Le Sceau des Anciens (1844) et Le Sapin aux inscriptions (1843). La première raconte l'histoire d'un homme qui semble destiné à rester un sot après avoir reçu l'influence de parents fantasques et d'un oncle qui lui donne le surnom ridicule de Tiburius, pris pour son véritable prénom. Cet homme sera transformé par un cheminement sur un simple « sentier forestier » qui le rendra à une vie meilleure en l'ouvrant à la plénitude de ce qui est. Cheminement qui passe par une union progressive à la nature. Cheminement qui culmine dans la rencontre, tout aussi inopinée, de l'amour : une jeune cueilleuse de baies achève l'éveil à la vie. La guérison morale transforme le sot en un « cadeau de Dieu », selon la promesse que portait son véritable prénom, Théodore.

  • Les deux soeurs

    Adalbert Stifter

    • Circe
    • 25 Août 2006

    La chance d'un héritage fait d'un homme encore jeune, un propriétaire foncier qui se consacre avec succès à l'agriculture. Sa fortune faite, il entreprend l'indispensable voyage en Italie, interrompu dès le début par un épisode inattendu bien que préparé dès le début du récit : un long séjour dans un famille dont les deux filles, à la fois presque semblables et radicalement différentes, vont apparaître comme les images projetées de ses deux vocations. Il lui faudra quitter ce séjour paradisiaque pour comprendre qu'il s'est épris de la cadette, incarnation de l'efficacité pratique et de toutes les vertus humaines, mais inaccessible car amoureuse d'un homme qui l'aime aussi mais renonce à elle pour épouser l'aînée, l'artiste, qui sans lui dépérit. Dans ce double renoncement, cette abnégation sublime, ainsi que dans la peinture d'un vie idyllique, on rencontre nombre de thèmes récurrents de Stifter : la parfaite noblesse des êtres, la beauté des paysages, le rêve d'une vie simple au sein d'une nature harmonieuse, en marge d'une société lointaine et sans problèmes. On y retrouve également le meilleur de cet auteur : l'extrême finesse picturale et le réalisme quasi-onirique des descriptions...

  • Le cachet

    Adalbert Stifter

    • Circe
    • 10 Février 2012

    Tant pour la tension de son intrigue que pour le caractère fortement érotique de sa trame, Le Cachet, est un des récits les plus singuliers d'Adalbert Stifter.
    Construit comme un "roman policier", le récit suscite chez le lecteur une curiosité constante, parfois morbide, pour la sensualité qui en imprègne les pages. La nouvelle esquisse une géométrie totalement anormale de l'infidélité le secret n'y concerne pas l'amour illicite de la protagoniste mais son mariage même, qui demeure caché jusqu'à la surprise du dénouement. Rarement la littérature a représenté aussi ouvertement une femme suspendue entre son mariage et son désir pour un homme, entre le pouvoir coercitif de la loi et la puissance torturante du sentiment.
    Jamais une femme mariée n'a aussi radicalement obéi à la voix de la passion, sans avoir honte d'admettre celle-ci et sans craindre d'en payer les conséquences déchirantes et ultimes.

  • Voici le dernier texte achevé par Adalbert Stifter (1805-1868, peu de temps avant sa fin tragique : un récit autobiographique.
    C'est d'abord, déroulée en quelques-unes de ses plus belles pages, l'envoûtante description d'un coin de montagne, perdu dans la forêt de Bavière, que le poète avait découvert dans sa jeunesse, et dont il avait fait son refuge. A l'automne 1866, il y est de retour - mais, il l'ignore encore, pour la dernière fois. Car quelque chose va se produire, le destin et la nature vont unir leurs forces, et pétri d'angoisse, Stifter devra fuir, quitter le refuge devenu intenable, traverser sous les bourrasques de neige des solitudes désormais glacées.
    Constamment réédité dans sa langue, ce grand morceau d'écriture stiftérienne, qu'il faut lire lentement comme le recommandait l'auteur, n'avait jamais été traduit en français.

  • Pierres multicolores t.2 : Tourmaline Nouv.

    Deuxième volume de la série des Pierres multicolores, Tourmaline regroupe trois nouvelles parmi les plus connues de l'oeuvre d'Adalbert Stifter. Le grand auteur autrichien du XIXe siècle y hésite entre sensibilité romantique et visions sombres pour écrire une humanité aux prises avec un monde minéral.

  • Fleurs des champs

    Stifter/Adalbert

    • Circe
    • 23 Janvier 2008

    Albrecht, jeune peintre viennois, raconte dans ses lettres à son ami Titus sa rencontre avec Angela, à qui il se fiance deux mois plus tard ; mais le lendemain, le jeune homme la voit dans les bras d'un étranger ; il quitte la ville. Il apparaît que l'étranger qu'embrassait Angela, en fait une orpheline issue d'une noble famille russe, était Emil Morus, qui l'avait recueillie dans sa maison à Vienne après l'assassinat de ses parents. Ce n'est que de nombreuses années après qu'elle avait retrouvé sa soeur jumelle, princesse belle et fière. Mais celle-ci exige qu'Angela renie ceux qu'elle considère comme « ses véritables parents de coeur »...

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