• La science arabe, entre le IXe siècle et le XIVe siècle, a eu un développement exceptionnel et s'est déployée de l'Andalousie jusqu'à l'Inde du Nord. De grands savants se sont distingués dans les domaines des mathématiques, de l'astronomie, de l'optique, de l'alchimie, des sciences de la vie, et ont contribué au patrimoine culturel de l'humanité.
    Mais peu à peu, les sciences ont disparu en terres d'islam. La prise de conscience du retard scientifique eut lieu au XIXe siècle, le siècle de la renaissance musulmane. Après ce véritable âge d'or des sciences arabes et la période réformiste du XIXe siècle, les relations entre les sciences et l'islam sont désormais frappées d'ambiguïté. Oscillant entre le rejet et la fascination, les islamistes se livrent aujourd'hui à des tentatives pour concilier les théories scientifiques et le Coran, dénaturant ainsi et la science et l'islam sous prétexte de modernité.
    Pour Faouzia Charfi, la solution passe par l'éducation. Il faut investir tous les lieux de culture, revaloriser l'enseignement et montrer aux élèves comment la science s'est construite.

  • Le desamour de la science Nouv.

  • ?Physicienne reconnue et personnalité politique de premier plan en Tunisie, Faouzia Farida Charfi offre avec ce livre un vibrant plaidoyer pour la science et l'autonomie de la pensée. Puisant dans l'actualité récente, mais aussi dans l'histoire, elle retrace ici les relations entretenues par l'islam et la science. Des relations qui, après un véritable âge d'or des sciences arabes et la période réformiste du XIXe siècle, sont désormais marquées du sceau de l'ambiguïté : oscillant entre le rejet et la fascination, les islamistes se livrent aujourd'hui à des tentatives pour concilier les théories scientifiques et le Coran, dénaturant ainsi et la science et l'islam, sous prétexte de modernité. Faouzia Farida Charfi analyse aussi le créationnisme pour dénoncer l'alliance objective des fondamentalismes - anglo-saxons ou musulmans -, et le sort qu'ils réservent aux femmes. Elle rappelle enfin que l'on peut les combattre et ouvre quelques pistes en ce sens. Un appel pour que la Tunisie se donne les moyens de son avenir. Faouzia Farida Charfi est physicienne et professeur à l'Université de Tunis. Militante de la première heure, dès la présidence de Habib Bourguiba, elle a été nommée secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur dans le gouvernement provisoire issu de la révolution du 14 janvier 2011. Elle en a démissionné peu après pour reprendre sa liberté de parole et d'action.

  • Le Coran - la parole de Dieu révélée au Prophète - échappe-t-il à tout contexte historique ? Pourquoi les hadiths - les dits et gestes du Prophète - ont-ils pris le pas sur la Révélation ? Et comment justifier qu'avec la charia ils constituent trop souvent l'essentiel du référentiel islamique ?

    Femme de culture musulmane, Faouzia Farida Charfi s'est posé ces difficiles questions alors qu'elle enseignait la physique à l'Université de Tunis. Devant le rejet de ses étudiants face aux contenus scientifiques, elle décide de revenir aux sources et de se plonger dans la lecture des penseurs arabes - juristes, islamologues, historiens.

    Ce livre est le résultat de cette démarche. Avec force et conviction, s'appuyant sur le modèle qui s'élabore douloureusement en Tunisie et sur son expérience personnelle, Faouzia Farida Charfi y montre qu'un islam en phase avec la modernité est possible sur le droit, sur le statut des femmes et le voile, sur la relation de la religion à la science et à l'art.

    Faouzia Charfi est physicienne et professeur à l'Université de Tunis. Nommée secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur dans le gouvernement provisoire de janvier 2011, elle en a démissionné peu après pour reprendre sa liberté de parole et d'action. Elle est l'auteur de La Science voilée, également publié chez Odile Jacob.

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