• « Pour commencer, le sport cycliste est incompréhensible à qui ne tient pas compte d'un phénomène d'origine divine : la circulation des vents et l'épaisseur de l'air. N'importe qui a fait un peu de vélo en aura mesuré l'importance : la pénétration dans l'air prend de l'énergie, les vents contraires s'opposent à l'effort du cycliste. Cyrille Guimard, initiateur des essais en soufflerie de Bernard Hinault, résume les données du problèmes : «Le cyclisme, c'est de la voile». » Jean Cléder a grandi sur un vélo et avec le cyclisme - sa vérité, ses légendes et ses fictions. Il lui doit la construction d'un imaginaire, la mise en ordre d'une mémoire, un certain rapport au corps et au langage. C'est avec cette haute culture populaire et tout ce qu'elle nous a inspiré qu'il entend ici renouer, pour rendre sensible aux lecteurs, profanes et avertis, toute la complexité de ce sport et de sa philosophie - désinvolte, profonde et malicieuse.

  • Duras

    Jean Cléder

    Petite femme au regard malicieux cerné de lunettes carrées, Marguerite Duras était à la fois une créatrice exigeante, et une intellectuelle insolente et médiatique : une icône, assurément.
    Marguerite Duras : ce nom fait apparaître ambassades et barrages en Asie, résonner les mélodies d'India Song ou sonner la punchline d'un article paru dans Libération pendant l'Affaire Grégory, « Sublime, forcément sublime Christine V. »...
    Vingt ans après sa mort, elle reste l'une des auteures françaises les plus traduites à l'étranger. L'une des plus originales, aussi : en littérature comme au cinéma elle a transgressé systématiquement toutes les règles. À travers cet ouvrage court et percutant, Jean Cléder déchiffre les aspects essentiels de cette oeuvre, pour en saisir toute la force et l'actualité.

  • Entre 1966 et 1976 le plus grand champion cycliste de l'histoire a tout gagné, du mois de janvier au mois de décembre : 5 Tours de France, 5 Tours d'Italie, 4 championnats du monde sur route, 7 Milan-San Remo, 3 Paris-Roubaix, etc., cela fera, on le sait, 625 victoires en tout. Au-delà des chiffres, la manière impressionne : en faisant la course en tête pendant 10 ans, il a mis au point une méthode surhumaine que personne jusqu'alors n'avait expérimentée, et que personne ensuite ne saura reprendre.
    L'empire exercé par Eddy Merckx sur les pelotons dépasse l'entendement.
    Sportive, mécanique, psychologique, esthétique : c'est une énigme très spectaculaire qui fait l'objet de ce livre. Reprenant l'ensemble de sa carrière à partir d'une abondante documentation (texte, image, vidéo), nous avons cherché à rendre sensible le parcours du champion, en l'interprétant à travers ses articulations principales : un corps et sa machine, l'effort et sa préparation, les classiques et les courses par étapes, les adversaires et les alliés, la littérature et la photographie.
    D'Eddy Merckx, ce n'est pas l'histoire qui se redit mais la légende que l'on défait pour la récrire. Chercheur à l'université Rennes 2, Jean Cléder est l'auteur de nombreux ouvrages dont BERNARD FACE À HINAULT sorti en 2016.

  • Il aura fallu attendre Des hommes et des dieux, en 2011, pour que Michael Lonsdale devienne véritablement connu du très grand public. Immense acteur, à la carrière artistique rare et éclectique, l'homme discret du théâtre et du cinéma français a pourtant prêté sa haute silhouette et sa voix tour à tour grave et espiègle aux plus grands de nos cinéastes et de nos metteurs en scène. Il a su passer avec une rare aisance de Beckett à James Bond, de Duras à Spielberg, imposant une présence telle qu'elle suffit à modifier, en quelques instants, la couleur d'une scène, la tonalité d'une oeuvre.
    Dans ces entretiens inédits, Michael Lonsdale revient sur sa vie d'acteur, de peintre et d'homme de foi. Des confidences illustrées par des archives personnelles, qui permettent d'entrer dans l'intimité artistique et spirituelle d'un homme lumineux.

  • Alimenté des débats - parfois très vifs. Mais les rapports entre les deux arts ne se limitent pas à cette problématique, dont on peut penser au contraire qu'elle a longtemps fait écran à d'autres échanges. Sans négliger cette question, on essaiera donc ici de déséquilibrer les confrontations bipolaires traditionnelles afin d'examiner comment, dans l'intervalle entre littérature et cinéma, des transactions se négocient, et dans les deux sens, pour des enjeux qui n'appartiennent proprement ni au cinéma ni à la littérature. C'est dans cette interaction que se reformulent aujourd'hui les enjeux de la représentation cinématographique et littéraire. En effet, sur le plan des langages comme du récit, de l'image ou de l'Histoire, des affinités électives déterminent un régime de déstabilisation réciproque extrêmement fécond pour chacun des deux arts. Jean Cléder est maître de conférences en littérature comparée (Université Rennes 2).
    Il a publié de nombreux articles sur les relations entre littérature et cinéma, et des ouvrages collectifs consacrés à Marcel Proust, Marguerite Duras, Éric Rohmer, Patrice Chéreau, Benoit Jacquot.

  • Eric Rohmer a fortement contribué, à la fin des années quarante et au début des années cinquante, à la promotion du cinéma au rang des arts importants. Ce travail s'est effectué aux côtés des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague que sont Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Claude Chabrol, et François Truffaut. À l'époque de sa production critique, Éric Rohmer écrit au départ dans un style qu'on peut qualifier de très littéraire, plus rhétorique et moins joueur peut-être que celui de Jean-Luc Godard qui pratiquait aussi " le beau langage " aux Cahiers du cinéma. Cette réflexion s'est instruite dans le sillage du grand théoricien du cinéma André Bazin. On peut donc inscrire Éric Rohmer facilement dans ce mouvement historique. Le livre interroge le passé artistique de Rohmer, invite à le lire et à regarder son "cinéma littéraire" au présent.

  • L'adaptation cinématographique des textes littéraires est souvent envisagée dans une perspective défensive ou protectionniste dans une culture où la littérature a longtemps exercé son hégémonie : transposition ou adaptation en costume, le spectateur se prononce volontiers sur le respect du texte d'origine, et sur la conformité de la vision du cinéaste avec sa propre vision.
    Nous souhaiterions proposer ici une nouvelle approche de l'adaptation cinématographique : considérant que le cinéma est un art distinct de la littérature, nous partirons de l'hypothèse que texte et film, quand même ils portent le même nom, n'appartiennent pas à la même espèce - et ne peuvent en conséquence faire l'objet d'une simple comparaison.
    Après avoir examiné les critères d'évaluation traditionnels de l'adaptation (la fidélité, l'esprit et la lettre, la construction narrative, le traitement des dialogues, la voix off, etc.), on essaiera de déplacer les lignes de confrontation pour montrer comment le cinéma, au lieu d'illustrer simplement les textes littéraires, du fait même qu'il est un moyen d'expression autonome, propose nécessairement une pensée de la littérature.
    NB : divisée en 6 chapitres, cette réflexion prend appui sur des cas particuliers, qui font l'objet d'illustrations (photogrammes extraits des films).

  • Parlez-moi d'amours

    Jean Cléder

    • Ramsay
    • 29 Janvier 2009

    Hasards, intuitions, voyance, moment choisis par les dieux, qu'est-ce qui nous conduit au coup de foudre ?
    D'où nous vient le transport amoureux ?
    Est-ce que l'on négocie, est-ce que l'on vend quelque chose ou est-ce que l'on tente de « donner ce qu'on n'a pas » ?
    Y-a-t-il pour chacun un couple idéal ? Un sexe idéal ?
    Quel rapport entre le désir et le sentiment ?
    Quelles traces l'être aimé laisse-t-il en nous ?
    À ces questions que nous nous sommes tous un jour posées, des comédiens comme Michael Lonsdale, ou Marianne Denicourt, un cinéaste comme Benoit Jaquot, une petite fille de neuf ans, une vieille dame de quatre-vingt treize ans, ont répondu avec une fraîcheur et une intelligence profondes qui nous renseignent sur l'intime de l' « autre », auquel nous avons si rarement accès.

  • Que se passe-t-il lorsqu'une oeuvre littéraire est adaptée au cinéma ? Pour analyser le passage du texte à l'image, comment aller au-delà d'une simple énumération des changements ? Une adaptation cinématographique est-elle une interprétation d'un texte ou un objet autonome ?
    De La Princesse de Clèves à Shining, de Tamara Drewe à Madame Bovary, Jean Cléder et Laurent Jullier examinent les notions de personnage, de narration ou de fidélité, pour présenter des clefs de réflexion dans cette perspective : mieux comprendre ce qui se joue lorsqu'un livre devient film (et inversement).
    Analyser une adaptation nous invite à identifier les spécificités de chaque genre et les passerelles qui les relient, en abandonnant la séparation entre les arts qui limite la compréhension de la littérature comme du cinéma, pour les faire véritablement dialoguer.

  • Traitant du programme de littérature comparée des agrégations interne et externe de Lettres modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat.
    Comme tous les clefs-concours Littérature comparée, l'ouvrage est structuré en trois parties :
    Repères et analyses : le contexte historique et littéraire de chaque oeuvre.
    Grandes thématiques : comprendre les enjeux du programme.
    Synthèse : le vrai jeu de la comparée.


  • dans la chanson française le personnage de christophe occupe une position intrigante : qu'y a-t-il de commun entre les premiers succès des années soixante, que tout le monde fredonne aujourd'hui encore, et les recherches sonores plus intimes des derniers albums ? qu'y a-t-il de commun entre l'admirateur de david lynch, le lecteur d'antonin artaud et celui qui k construit des marionnettes / avec de la ficelle et du papier " ? a reprendre l'ensemble de l'oeuvre, on voit se dessiner de plus en plus nettement - k dans le profond des horizons lointains " - le profil d'un fantôme écarté, d'un dandy engagé dans une quête interminable - de la femme en bleu, d'images plus intenses, d'un mélange sonore plus exact, de nouveaux commencements.
    le travail de christophe se porte aux limites de la chanson et de l'expérimentation sonore, aux confins de la musique et du cinéma. ce livre est le résultat de deux années d'entrevues avec l'artiste. nous avons souhaité qu'il soit complété par un parcours photographique et un montage sonore.

  • Que l'on soit pratiquants ou spectateurs, les sports occupent dans nos vies une place importante - sans avoir conquis de véritable dignité culturelle dans des sociétés où l'on distingue soigneusement, comme le bas et le haut, activités physiques et intellectuelles.
    Pourtant le sport s'écrit et se raconte, s'enregistre et se filme, se met en scène et se monte, sur des formats et des supports de plus en plus inventifs et diversifiés.
    Faisant trace des rencontres publiques organisées à Rennes au printemps 2017, cet ouvrage se propose d'interroger les représentations du corps provoquées par les sports. À travers un ensemble de textes, entretiens et documents, sportifs, journalistes, chercheurs et écrivains se rencontrent pour tenter de cerner ce qui se joue aujourd'hui dans les représentations du corps.

  • Pourquoi publier un livre sur, de, et... avec Bernard Hinault, 30 ans après la fin de sa carrière sportive : il ne peut être question aujourd'hui de raconter innocemment une histoire qui connaît déjà de si nombreuses versions.
    Ce livre est fondé sur un constat : dans la mesure où il est impossible d'être dans le même temps acteur, spectateur et narrateur de sa propre légende, le champion a longtemps été privé de la parole par les commentaires ou les récits, et Bernard Hinault, pourtant très respectueux des journalistes qui bâtissent « l'épopée » du cyclisme, a souvent déploré que l'on « pense à [s]a place ». Sur la base de ce constat, nous avons voulu rendre la parole à Bernard Hinault, en lui donnant la possibilité matérielle de prendre possession de sa légende. Concrètement, il fallait donc rassembler toutes les composantes de l'action et de sa dramaturgie, à travers un ensemble de documents (photographies, vidéos, articles de presse, entretiens, caricatures, etc.), de manière à replacer le champion (comme ses lecteurs) dans le temps de l'action, tout en lui redonnant le contrôle des mots. C'est pourquoi les entretiens ont été filmés à l'Université Rennes 2 dans un dispositif technique propre à recomposer la bulle perceptive de l'action pour la mettre à portée d'analyse : Bernard Hinault s'est exprimé continument devant des images, au cours de sessions qui ont permis de construire parallèlement un webdocumentaire, incorporant de nombreuses images d'archives. Outre les documents qu'il comporte, le présent livre renvoie donc, par des QR codes et des URL, à des vidéos permettant de revivre les moments importants de la carrière du Champion.

  • Qu'appelle-t-on littérature aujourd'hui ? De Kafka à Jean-Philippe Toussaint, de Proust à Duras, de Canetti à Modiano, Michon, Broch ou Dos Passos, ce livre tente de photographier le XXe siècle littéraire. Après l'important travail critique qui a accompagné les déconstructions du Nouveau Roman, les happenings du Living Theater ou le minimalisme de Grotowski, il s'agit de mieux pénétrer le concept de modernité. Et, à la suite de Jacques et Francine Dugast, de nourrir le savoir critique, porte d'accès à la littérature et à son plaisir esthétique.

  • Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, on peut considérer que le rapport à la représentation s'est profondément modifié.
    De ces profondes modifications, le Nouveau Roman puis la Nouvelle Vague présenteront, à la fin des années cinquante, les manifestations les plus spectaculaires : pour des raisons qui sont d'abord historiques, en littérature comme au cinéma, la bonne conscience et la toute puissance du récit ont été fortement ébranlées, de sorte que, si l'on nous raconte encore des histoires, les façons et les enjeux ont peut-être changé radicalement.
    Dans la perspective d'une réflexion sur le récit, la Nouvelle Vague représente d'abord le rassemblement plus ou moins formalisé des nouveaux cinéastes (Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Eric Rohmer, François Truffaut) qui ont travaillé aux Cahiers du Cinéma ; mais d'autres noms, qui évoquent pour nous d'autres territoires et d'autres choix formels, participent nécessairement aux interrogations suscitées par ce groupe : Chantal Akerman, John Cassavetes, Marguerite Duras, Jean Eustache, Pier Paolo Pasolini, Alains Resnais, Alain Robbe-Grillet, Jean Rouch, d'autres encore ont préparé ou prolongé le mouvement de cette vague dont l'insistance aura finalement permis de redessiner pour tout le monde les rivages de la fiction.
    Pour prendre la mesure des transformations du récit à partir des années cinquante, il nous faudra rompre enfin avec l'isolationnisme des pratiques cinéphiliques afin de faire apparaître les relations qui se tissent entre le cinéma et les autres pratiques, parce que la littérature, la télévision, la musique, la vidéo, interviennent activement dans la mobilisation de la représentation au cinéma.

  • S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet.
    Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Lettres : Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre ; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.

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