• À Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute.

    Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin.

    Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.

  • La guerre civile russe est terminée. Nous sommes au début des années 1920. Les Rouges l'ont emporté. Mais un homme continue à résister quand tous les autres ont été vaincus, c'est le ba- ron Ungern. Replié en Mongolie, converti au bouddhisme, à la fois non violent et sanguinaire, Ungern s'est mis en tête de reconstituer la Horde d'or de Gengis Khan !
    Romanesque et exotique, son histoire est celle de rêves fous et de batailles sanglantes, de piété bouddhique et d'extravagances sadiques. La prise d'Ourga ou encore la libération du chef spiri- tuel des Mongols sont de vrais moments d'anthologie.

    Personnage excessif, héros shakespearien, être hors norme, Ungern a inspiré des auteurs aussi différents que Vladimir Pozner ou Jean Mabire, Hugo Pratt en a fait un de ses personnages de la série des Corto Maltese.
    Fruit de plusieurs années de travail, issu de documents inédits trouvés dans les archives se- crètes soviétiques, cet ouvrage de référence parvient à rester rigoureusement historique, tout en préservant la part incontestablement romanesque de l'incroyable histoire de ce baron fou.

  • Ivan Dmitrievitch Poutiline, le légendaire chef de la sûreté de Saint-Pétersbourg, prend sa retraite en 1893 et, retiré dans sa maison au bord du Volkhov, engage Safronov, un écrivain, pour rédiger ses mémoires à partir du récit qu'il lui en fait...
    Cette fois, il lui conte comment il résolut l'énigme du meurtre de son voisin, Iakov Koukoliev, un riche marchand, issu du milieu traditionaliste des vieux-croyants, retrouvé mort, empoisonné, dans une maison de rendez-vous appelé l'Arcadie. Sur le lieu du crime on découvrit un jeton mystérieux à l'effigie de la Grande Ourse et portant la devise « Le signe des sept ouvrira la porte. » Un jeton identique est retrouvé par le frère de Koukoliev le jour où il se dit victime d'une tentative d'empoisonnement. Et un autre pend, en médaillon, au cou de la baronne Neugardt, elle aussi voisine de Poutiline, dont le mari était par ailleurs en (mauvaises) relations professionnelles avec la victime. Aurait-on affaire à une société secrète ? À la franc-maçonnerie ? Ou à tout autre chose ? Guidé par ce mélange d'intuition et de sens de la déduction propre aux grands limiers, Poutiline mène son enquête et, dans les dernières pages, fera tomber les masques au cours d'une grande scène rassemblant tous les suspects... Après Le costume d'Arlequin (Noir sur Blanc, janv. 2005) voici le deuxième tome de la trilogie de romans policiers historiques ayant pour héros Ivan Poutiline, chef de la sûreté de Saint-Pétersbourg, un personnage réel dont l'auteur réinvente la carrière.

  • Premier tome d'une trilogie de romans policiers historiques ayant pour héros Ivan Poutiline, chef de la sûreté de Saint-Pétersbourg dans la deuxième moitié du XIXe siècle, un personnage réel dont l'auteur réinvente la carrière. Les deux tomes suivants paraîtront aux éditions Noir sur Blanc.
    Ivan Dmitrievitch Poutiline, le légendaire chef de la sûreté de Saint-Pétersbourg, prend sa retraite en 1893 et, retiré dans sa maison du bord du Volkhov, engage Safronov, un écrivain, pour rédiger ses mémoires à partir du récit qu'il lui en fait. Parmi toutes les affaires qui ont jalonné sa carrière de limier, celle du crime de la rue Millionnaïa fut particulièrement édifiante....
    Saint-Pétersbourg, 1871.
    Le prince von Arensberg, attaché militaire à l'ambassade d'Autriche, est retrouvé mort, chez lui, rue Millionnaïa.
    Un assassinat qui fait peser sur la Russie la menace d'une crise diplomatique grave. À Saint-Pétersbourg, les rumeurs les plus folles commencent à courir, et le tsar exige d'être informé au jour le jour des progrès de l'enquête. Celle-ci est confiée à Ivan Poutiline. On lui adjoint pour l'occasion le capitaine de gendarmerie Pevtsov, qui se pose aussitôt en rival.
    Compte tenu de la position de la victime, les mobiles abondent, tout comme les suspects. On soupçonne bientôt un étudiant bulgare, membre des « comités slaves », puis un lieutenant du régiment Préobrajenski, inventeur d'un nouveau fusil que la Russie a dédaigné au profit d'un modèle autrichien. À moins que le meurtre n'ait été orchestré par les Turcs ou les Polonais désireux de semer la discorde entre les empires russes et autrichiens, ou par des socialistes disciples de Bakounine qui, à travers l'Europe, tentent de déstabiliser les régimes en place...
    Tandis que Pevtsov privilégie la piste politique, le roué Poutiline s'intéresse d'abord aux indices laissés sur le lieu du crime, et lance ses informateurs en ville. Ainsi il découvre que le défunt, un mondain en réalité moins préoccupé par les devoirs de sa charge que par le jeu et les femmes, avait une liaison avec l'épouse d'un petit fonctionnaire. Loin d'un complot politique menaçant la paix européenne, l'assassinat de l'attaché militaire autrichien masquerait-il un trivial drame domestique ?

  • En 1870, Naïdan-van, prince mongol qui vient de se convertir au christianisme, arrive à Saint-Pétersbourg en compagnie de l'ambassadeur de Chine. Lors de cette visite officielle, le prince est assassiné, victime d'un règlement de comptes mystérieux. À peu de temps d'intervalle, l'écrivain Kamenski, auteur de romans populaires, trouve la mort dans des circonstances similaires. L'écrivain Ivan Tourgueniev est considéré comme suspect. Le célèbre policier pétersbourgeois, Ivan Poutiline, fin limier à l'ancienne, malin, roublard, intuitif et non dénué d'humour, mène l'enquête. Il découvre que les écrits de Kamenski, inspirés par des luttes sanglantes de sectes s'adonnant à la magie, constituent une des pistes possibles pour élucider l'énigme de ce double meurtre. D'autant plus qu'un certain Kiline, écrivain lui aussi, s'amuse à mettre en scène, façon happening, certains épisodes des romans de son confrère Kamenski, afin d'assurer leur "promotion" auprès des lecteurs. Ce récit principal est entrecoupé de passages des carnets de l'officier russe Solodnikov, conseiller militaire russe en Mongolie en 1913. Il y relate les impressions marquantes de son séjour dans ce pays en guerre contre la Chine et rapporte les redoutables coutumes et pratiques magiques mongoles. Comme par un jeu de miroirs, le Saint-Pétersbourg de 1870 et l'Urga de 1913 se reflètent l'un dans l'autre. Le Baphomet, les démons gardiens du bouddhisme tibétain et Saint Michel se répondent. Ici et là, des sectes criminelles s'adonnent à la magie, mais aussi la femme de Kamenski, voyante à ses heures, et... celle de Poutiline, voyante par nécessité, obsédée qu'elle est par l'état de santé de son mari.

    Léonid Youzéfovitch est né à Moscou en 1947 mais a passé son enfance et sa jeunesse dans l'Oural. Docteur en histoire, il est l'auteur de nombreux ouvrages scientifiques sur l'histoire russe et mongole dont un ouvrage sur l'étiquette diplomatique dans l'ancienne Russie et une monographie consacrée au baron Ungern von Sternberg, le "dictateur de Mongolie". Comme romancier, il s'est distingué par ses thrillers historiques, qualifiés d'exotiques, ethnographiques, philosophiques et drolatiques.


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