• Seule dans sa voiture, la narratrice entreprend un voyage sur les routes de Norvège qui la conduisent toujours plus au nord, dans un monde vaste et inconnu. Au-delà du cercle polaire.
    Accompagnée du souvenir des grands expéditeurs ayant voulu découvrir le passage du Nord-Ouest.
    Accompagnée du souvenir d'un conte scandinave lu dans son enfance. Accompagnée des peuples premiers et de leurs croyances.
    Dans ce voyage arctique, elle part à la recherche du pays situé à l'est du soleil et à l'ouest de la lune. Un univers fait de glaces et de vents, de pierres et de lumières qu'il lui faut découvrir et reconnaître pour y déposer une part essentielle de sa propre mémoire.
    Récit de voyage sensible et littéraire, le livre est un vibrant appel à rencontrer le grand Nord.

  • Carnet de route entre terre et eau, entre imaginaire et réalité, comme une pérégrination au fil de l'eau, une dérive entre deux mondes, La mendiante et le Mékong, navigue entre le Mékong, son delta et les bords de la mer de Chine.
    C'est un roman de l'ailleurs, où l'on croise le fantôme de la mendiante, personnage de Marguerite Duras dans son livre Le vice-consul ; un carnet de voyage sur les rivières, où l'on se baigne en compagnie des esprits et des divinités qui s'y plongent.
    On y rencontre aussi le peuple de l'eau, ces navigateurs du fleuve qui ont organisé leur vie dans ses méandres, les habitants des berges et leur culture mais aussi les légendes et figures qui ont transformé ces endroits en lieux mythiques.

  • Laura croyait passer de tranquilles vacances sur une île grecque, sauvage et inconnue des touristes. Elle en parcourt les chemins, y rencontre des êtres fantasques rêvant leur vie et s'inventant d'improbables histoires. Elle s'arrête dans des ports solitaires et se promène dans les villages dont certains sont définitivement abandonnés. Elle rencontre peut-être l'amour et vit des moments passionnés dont l'étrangeté ne l'inquiète pas.

    Sous un ciel d'été brûlant, l'île d'une si pure intensité lumineuse est fascinante. davantage encore quand elle semble devenir menaçante et dangereuse : ne serait-elle pas le coeur vibrant d'une tragique cruauté ?

    Ce quatrième ouvrage de Louise Gabriel prend l'allure d'un huis-clos ayant pour cadre le décor majestueux d'une île grecque. Bien loin de la déambulation touristique, ces sentiers de poussière nous mènent dans un univers où le temps n'a plus cours. La langueur de la vie qui règne ici donne aux personnages le temps de la découverte. Subtile peinture d'un monde qui s'efface, ce quatrième roman révèle aussi toute la puissance d'une écriture qui évoque et raconte toujours sans trahir.

  • Le sommeil d'anna

    Louise Gabriel

    • Elytis
    • 13 Octobre 2005

    Raconter l'histoire d'Anna, c'est raconter l'histoire de son corps, dont elle devine, regardant celui de sa mère, les terrifiantes défaites à venir; la silhouette de cette chair vieillie, la démarche maladroite, la zone d'ombre abandonnée qui n'a plus rien à faire avec le désir ou le plaisir... Anna a un corps de passage, entre fille et mère. Un corps de transition et les désirs qui s'y accordent. L'érosion d'un corps que les années transforment. Charlotte sa fille est le miroir d'un corps qui fut le sien. Charlotte se pavane, se déhanche, cambre son dos devant la glace, curieuse de sa féminité naissante. La découverte du désir de sa fille, c'est la disparition de celui d'Anna, mais aussi l'usure du regard et du plaisir ...

  • Le héros de cette série est toujours le même : le fait divers, dans tout ce qu'il a de déroutant, toujours en dehors de la norme, en marge de l'attendu et du convenu.
    Cette façon qu'il a de casser l'ordinaire, de substituer au rythme du quotidien celui de la folie ponctuelle, lui confère tout l'intérêt que l'on peut lui porter. Il s'immisce ici dans la ville pour donner à l'auteur une matière à pétrir, avec cette liberté de ton et d'interprétation qui le rendra toujours risible ou tragique, souvent ephémère, radical.
    Le cadavre tatoué retrouvé sur la plage est-il celui d'un yakuza ? et cette vieille dame qui se jette du bout de la jetée Thiers est-elle aussi desespérée qu'elle en a l'air ? Pourquoi faire un jogging en pleine journée, alors que l'on est si bien sur les toits, quand il fait nuit noire et que la température devient enfin supportable ? et qu'en est-il de la vierge noire volée dans l'église Saint-Ferdinand oe
    Où l'on comprend que l'extraordinaire se cache bien souvent au coin de la rue.


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