• La première moitié du XXème siècle permet à Maeterlinck d'entrevoir la plupart des désastres de notre époque. Mais c'est un autre monde qu'il nous offre. Des réflexions sur le temps, la vie de l'esprit et celle de la matière côtoient des travaux sur la vie animale, celle des insectes en particulier, qui aide à envisager, par contraste, celle de l'homme. Les essais rassemblés ici sont extraits des premiers et des derniers recueils du dernier grand humaniste.

  • « Une variation supérieure sur l'admirable vieux mélodrame », notait Mallarmé à propos de Pelléas, dont l'intrigue, effectivement, peut sembler bien conventionnelle : le Prince Golaud recueille à l'orée d'un bois une jeune fille dont il va faire son épouse. Mais c'est du frère de Golaud, Pelléas, que Mélisande tombe amoureuse, et le destin fatal qui pèse sur les personnages de cette pièce de théâtre les mènera inévitablement à la désolation. La fable cependant n'est ici que prétexte à dérober au silence ses secrets.
    Universellement célèbres au début de ce siècle, grâce notamment à l'opéra de Debussy, les ombres de Pelléas et Mélisande nous reviennent dans leur innocence inquiète.

  • Dans la salle d'un vieux château, un vieillard aveugle, entouré de sa famille, devine à des signes imperceptibles l'approche de la mort qui va frapper sa fille. Isolé par sa cécité, l'aïeul a gardé intacte son intuition. Il est le seul à pouvoir interpréter le bruissement des arbres, le silence des oiseaux et des cygnes, l'entrée du froid dans la salle. Plongé dans les ténèbres, il communique avec l'inconnu. L'Intruse, drame en un acte publié en 1890, forme, avec Les Aveugles et Les Sept Princesses (1891), la première partie de ce que Maeterlinck appelait sa « petite trilogie de la mort ». On trouvera ici la première édition critique de cet ensemble qui fit date dans l'histoire théâtrale.

  • Un vieillard et un étranger observent à distance le bonheur d'une famille et tardent à leur annoncer la mauvaise nouvelle dont ils sont porteurs. Alladine et Palomides tombent amoureux, enfermés dans les souterrains d'un château. Ygraine se révolte et tente de soustraire le petit Tintagiles à l'emprise d'une reine invisible. Maeterlinck publie en 1894 ces Trois petits drames pour marionnettes, triptyque qui remet génialement en cause les conventions dramatiques de son temps. Sa dramaturgie fait le lien entre l'imagination du spectateur et les zones énigmatiques que suggère le texte. Car seul ce nondit, le « drame de l'existence ellemême », importe à Maeterlinck.

  • La guerre sépare la princesse Maleine du prince Hjalmar le jour de leurs fiançailles. Enfermée dans une tour, la princesse s'échappe et rejoint le prince, au grand dam de la reine Anne. Les mauvais présages s'accumulent dans une Hollande imaginaire.
    Première pièce publiée de Maeterlinck, La Princesse de Maleine est une féerie noire. Elle a ouvert le renouveau dramatique de la fin du XIXe siècle.

  • La vie des abeilles

    Maurice Maeterlinck

    • Omnia
    • 26 Septembre 2019

    Premier volume de la trilogie sur les insectes sociaux, la Vie des abeilles a remporté un vif succès à sa parution en 1901. Maeterlinck a choisi de prolonger sa réflexion sur les grandes questions existentielles en prolongeant ses travaux sur le fonctionnement de la nature. Depuis longtemps, Maeterlinck pratiquait l'apiculture ; il avait été frappé par le fait que certains comportements et certaines réactions des insectes ne pouvait s'expliquer qu'en se référant à l'attitude des êtres humains. Il entreprit alors une étude systématique de l'activité de la ruche, élargit son information en consultant toutes les oeuvres qui en traitent. C'est donc à la fois ici un ouvrage de biologie animale qu'il nous offre, mais en même temps le fruit de ses réflexions sur le destin de l'abeille, et par comparaison, sur notre propre destinée. Maeterlinck insiste sur l'extraordinaire discipline, l'abnégation des ouvrières, leur dévouement, leur affection pour leur souveraine, leur foi, leur espérance qui ne se démentent jamais. Souvent il les compare aux hommes... La Vie des abeilles est un très beau livre, suggestif et plein de poésie. À une époque où l'existence même des abeilles est menacée, Maeterlinck nous aide à mieux les comprendre et donc à mieux les aimer.

  • "Je n'ai pas l'intention d'écrire un traité d'apiculture ou de l'élevage des abeilles.
    Tous les pays civilisés en possèdent d'excellents qu'il est inutile de refaire. Ma part se bornera de présenter les faits d'une manière aussi exacte, mais un peu plus vive, à les mêler de quelques réflexions plus développées et plus libres, à les grouper d'une façon un peu plus harmonieuse qu'on ne le peut faire dans un guide, dans un manuel pratique ou dans une monographie scientifique. Qui aura lu ce livre ne sera pas en état de conduire une ruche, mais connaîtra à peu près tout ce qu'on sait de certain, de curieux, de profond et d'intime sur ses habitants." Maurice Maeterlinck

  • Tyltyl et Mytyl s'éveillent au seuil d'un grand voyage...
    Bérylune, petite fée bossue, les envoie quérir l'Oiseau bleu, le seul être capable d'enrayer le niai qui ronge sa fille. Le Pain, le Sucre, l'Eau, la Lumière, la Chatte et le Chien, qu'un diamant a pourvus de la parole, accompagnent les deux enfants dans leur quête.

  • Vie des fourmis

    Maurice Maeterlinck

    • Omnia
    • 26 Septembre 2019

    En 1930, Maeterlinck décide d'achever sa trilogie des insectes sociaux en composant La Vie des fourmis. Il les avait jusqu'alors négligées dans son observation de la vie animale, car il les croyait « antipathiques, ingrates et trop connues ». Il veut maintenant leur rendre justice. Toutefois, cette fois, Maeterlinck fonde son étude moins sur son expérience que sur les travaux de spécialistes. Ce qu'il apporte de nouveau, c'est un ordre, un parti pris, celui de considérer l'étude des fourmis comme une histoire ou plutôt comme une ethnologie d'espèces diverses. Là encore on retrouve son propos anthropomorphique. De ce volume, comme les précédents se dégage une philosophie de la vie, à la fois rationaliste et simple, fondée sur des observations justes, mais qui demeure subjective. Maeterlinck a su trouver des mots clairs et simples pour exprimer la complexité de ces sociétés de ces sociétés animales qui ne cessent de nous fasciner et continueront à le faire.

  • Un classique de nouveau disponible.
    Avec La Vie des fourmis (1930), le prix Nobel de littérature 1911 Maurice Maeterlinck décide d'observer l'univers minuscule de ces insectes prodigieux. Malgré tous les mystères qu'elles s'évertuent à entretenir, nombreuses sont les analogies possibles avec le comportement humain.
    Les fourmis nous y sont montrées fortes de leurs prouesses extraordinaires. Comme l'homme, elles font preuves d'un sens inné de l'organisation ; si certaines se sont spécialisées dans l'élevage, d'autres ont appris à cultiver les aliments. Leur système de communication également suscite notre étonnement - et n'est pas sans nous rappeler la télépathie...
    Un microcosme remarquable, admiré avec rigueur et émerveillement, décrit ici dans le style unique de Maurice Maeterlinck.

  • La vie des termites

    Maurice Maeterlinck

    • Omnia
    • 26 Septembre 2019

    Vingt-cinq ans après avoir écrit la Vie des abeilles, Maeterlinck entreprit de décrire la vie d'une autre espèce d'insectes sociaux dans la Vie des termites. Il ne s'agit plus ici d'expériences personnelles, l'auteur se contente de mettre en oeuvre les matériaux accumulés par les spécialistes. Si la vie des termites a attiré si fortement son attention, c'est qu'elle constitue comme une contrepartie de la vie des abeilles : « C'est en quelque sorte le jour et la nuit, l'aube et le crépuscule, le ciel et l'enfer. » ici, « tout est ténèbres, oppression souterraine, âpreté, avarice sordide et ordurière, atmosphère de cachot, de bagne et de sépulcre, mais aussi au sommet, sacrifice beaucoup plus complet, plus héroïque, plus réfléchi et plus intelligent à une idée ou à un instinct [...] démesuré et presque infini. » Maeterlinck insiste tout particulièrement sur le fait que la « civilisation » des termites est la « plus ancienne que l'on connaisse [...] la plus curieuse, la plus complexe, la plus intelligente et, en un sens, la plus logique, la mieux adaptée aux difficultés de l'existence qui, avant la nôtre, se soit manifestée sur ce globe ».

  • Recherche 9782930646138

  • Ygraine seule pénètre où les vivants ne pénètrent pas, passe la ligne interdite, au-delà de la dernière marche et communique avec Tintagiles prêt à être absorbé - étouffé - par la force destructrice, le néant noir, mais prêt aussi à passer - si petit - par la fente élargie, prêt donc à renaître après ce passage au domaine des ombres.
    Est-ce lui l'initié, est-il l'initiateur ? En tout cas, la fragile membrane de l'inatteignable a été touchée.

  • Rien ne semble pouvoir troubler la plénitude dans laquelle Méléandre et Sélysette vivent depuis quatre ans leur amour doux et calme, au bord de la mer du Nord. Mais quand la mystérieuse Aglavaine lui écrit pour s'annoncer, Méléandre déclare avec joie à Sélysette qu'arrive le seul être capable de faire grandir encore leur sentiment...Un texte puissant et énigmatique, oscillant entre douceur et perversion, rêve et angoisse, une pièce méconnue de Maeterlinck mise en scène par Célie Pauthe.

  • "Ce monde végétal qui nous parait si paisible, si résigné, où tout semble acceptation, silence, obéissance, recueillement, est au contraire celui où la révolte contre la destinée est la plus véhémente et la plus obstinée. L'organe essentiel, l'organe nourricier de la plante, sa racine, l'attache indissolublement au sol. S'il est difficile de découvrir, parmi les grandes lois qui nous accablent, celle qui pèse le plus lourdement à nos épaules, pour la plante, il n'y a pas de doute : c'est la loi qui la condamne à l'immobilité depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Aussi sait-elle mieux que nous, qui dispersons nos efforts, contre quoi d'abord s'insurger. Et l'énergie de son idée fixe, qui monte des ténèbres de ses racines pour s'organiser et s'épanouir dans la lumière de sa fleur, est un spectacle incomparable..." C'est en poète, presqu'en prophète que Maurice Maeterlinck part à la découverte philosophique et sensible d'un univers floral dont il sait très heureusement capter les couleurs, les odeurs et les desseins cachés. Ce petit manuel de botanique littéraire, qui fait partie d'un cycle d'essais consacré à La vie de la nature (dont La vie des abeilles est le plus célèbre), nous convie à une promenade inspirée parmi les jardins, les chemins et les parcs. Plus d'un siècle après sa première parution, le parfum singulier de ce livre reste toujours enivrant.

  • «Aucun être vivant, pas même l'homme, n'a réalisé au centre de sa sphère ce que l'abeille a réalisé dans la sienne : et si une intelligence étrangère à notre globe venait demander à la terre l'objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l'humble rayon de miel. » Ces quelques mots résument à eux seuls toute la fascination de Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, pour la « vie de la nature », dont il est un fin observateur, et plus particulièrement pour les insectes sociaux, qu'il plaça au centre de ses travaux d'histoire naturelle. Ce cycle d'essais, commencé en 1901 avec La Vie des abeilles et poursuivi en 1910 avec L'Intelligence des fleurs, constitue une oeuvre profondément singulière. Chatoyance des images, musicalité de la prose et philosophie du propos tendent à révéler les liens secrets qui unissent l'homme et la nature. De ce chef d'oeuvre inclassable qu'est La Vie des abeilles, le biologiste Jean Rostand dira : « Maeterlinck nous fait partager l'émotion qu'il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. émotion que provoquent en lui non seulement l'aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l'intimité de leurs moeurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l'espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l'individu au groupe : sur tout cela, il médite, s'interroge passionnément, [faisant] entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l'âme du naturaliste. »

  • En 1908, le Inonde assiste, émerveillé, à un véritable miracle.
    L'écrivain symboliste Maurice Maeterlinck vient d'abandonner sa plume sombre pour écrire une nouvelle pièce de théâtre, lumineuse, aux allures de conte de fée. Il s'agit de l'histoire de deux enfants qui, à la recherche de l'oiseau bleu, symbole du bonheur, débarquent clans un univers fantastique peuplé de personnages surprenants. Après avoir été porté à la scène à Moscou où il connaît un succès fulgurant, L'Oiseau bleu prend son envol.
    Il part à la conquête du monde, séduisant Iota un chacun sur son passage tant sur les planches qu'à l'écran. Pendant des années, il voltigera ainsi d'un bout à l'autre de la planète, provoquant un engouement sans précédents, avant que le rideau ne tombe. Le présent ouvrage invite le lecteur à découvrir, notamment à la lumière (le nombreuses illustrations inédites, la men villeuse épopée de cet oiseau bleu qui tint le haut de l'affiche à Moscou, Londres, New York, Paris et Bruxelles, fil rage en Amérique et en Angleterre, et se tailla une place clans la mémoire collective au Japon.
    Mais il se penche également sur le message universel et intemporel véhiculé par ce chef d'oeuvre et fait pleins feux sur la vie romanesque de son auteur à qui il valut le remporter le prix Nobel de littérature il y a exactement un siècle.

  • Dans la salle d'un vieux château, un vieillard aveugle, entouré de sa famille, devine à des signes imperceptibles l'approche de la mort qui va frapper sa fille.
    Isolé par sa cécité, l'aïeul a gardé intacte son intuition. Il est le seul à pouvoir interpréter le bruissement des arbres, le silence des oiseaux et des cygnes, l'entrée du froid dans la salle. Plongé dans les ténèbres, il communique avec l'inconnu. L'Intruse, drame en un acte publié en 1890, forme avec Les Aveugles et Les Sept Princesses (1891) ce que Maeterlinck appelait sa " petite trilogie de la mort ".
    On trouvera ici la première édition critique de cet ensemble qui fit date dans l'histoire théâtrale.

  • Un vieillard et un étranger observent à distance le bonheur d'une famille et tardent à leur annoncer la mauvaise nouvelle dont ils sont porteurs. Alladine et Palomides tombent amoureux, enfermés dans les souterrains d'un château. Ygraine se révolte et tente de soustraire le petit Tintagiles à l'emprise d'une reine invisible. Maeterlinck publie en 1894 ces rois petits drames pour marionnettes, triptyque qui remet génialement en cause les conventions dramatiques de son temps. Sa dramaturgie fait le lien entre l'imagination du spectateur et les zones énigmatiques que suggère le texte. Car seul ce non-dit, le " drame de l'existence elle-même ", importe à Maeterlinck.

  • Venez découvrir la pièce de théâtre de Maurice Maeterlinck grâce à une analyse littéraire de référence ! Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants. Cet ouvrage contient la biographie de l'écrivain, le résumé détaillé, le mouvement littéraire, le contexte de publication de l'oeuvre et l'analyse complète. Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.

  • Je n'ai pas l'intention d'écrire un traité d'apiculture ou de l'élevage des abeilles. Tous les pays civilisés en possèdent d'excellents qu'il est inutile de refaire (...) Il ne s'agit pas davantage d'une monographie scientifique de lapis mellifica ligustica fasciata etc., ni d'un recueil d'observations ou d'études nouvelles. Je ne dirai presque rien qui ne soit connu de tous ceux qui ont quelque peu pratiqué les abeilles... Ma part se bornera de présenter les faits d'une manière aussi exacte, mais un peu plus vive, à les mêler de quelques réflexions plus développées et plus libres, à les grouper d'une façon un peu plus harmonieuse qu'on ne le peut faire dans un guide, dans un manuel pratique ou dans une monographie scientifique. Qui aura lu ce livre ne sera pas en état de conduire une ruche, mais connaîtra à peu près tout ce qu'on sait de certain, de curieux, de profond et d'intime sur ses habitants... Ouvrage singulier avec la Vie des Abeilles, Maeterlinck pose les bases de l'ethnographie animale en littérature. En observant le monde des abeilles essentiellement écrit d'un point de vue philosophique et éthologique tout en procédant par analogies avec l'homme, son livre pose de véritables questions sociales. Ce chef-d'oeuvre de la littérature belge est aussi celui d'un fin naturaliste et d'un observateur de la vie féru de science, dont l'un des plus grands savants de son temps dira : « Il est notre maître à tous ».

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