• «Des touristes venus passer 15 jours au Japon m'ont dit avoir été enchanté par la gentillesse nationale et la serviabilité des Japonais ; mais beaucoup se posaient la question de savoir si la gentillesse légendaire des Japonais était innée ou si elle était le produit d'une programmation...
    Je suis la première à apprécier tout ce qui rend la vie si plaisante au Japon : le sens du travail bien fait, le désir de faire toujours mieux, et je ne parle pas de la sécurité inégalable, ni des services.
    Il est difficile - voire impossible - de théoriser sur un pays dont la définition semble être :
    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?» De fait, ces chroniques immergent le lecteur dans un continent autre, là où logique et culture occidentales sont désorientées.

  • Les dernieres chamanes du japon - rencontre avec l'invisible au pays du soleil levant Nouv.

  • Tokyo instantanés

    Muriel Jolivet

    • Elytis
    • 23 Mars 2012

    Les salons de beauté pour quatre pattes, Le secret du bonheur, A quoi sert un mari, Les maillots de bain flotteurs, Les herbivores s'habillent au rayon femmes, autant de thèmes abordés avec délectation par Muriel Jolivet, sociologue, chercheuse et enseignante, immergée dans le quotidien japonais depuis plus de trente ans.
    Convaincue que l'on apprend davantage sur une société en la regardant trier ses ordures qu'en élaborant sur elle des études quantitatives, Muriel Jolivet présente dans ce Tokyo Instantanés, un panorama des modes, des tendances, des déviances d'un peuple japonais qui n'est ni meilleur, ni pire qu'un autre, mais dont nous comprenons si mal les comportements. Autant d'instantanés, drôles ou surprenants, vus, observés à la télévision, ou lus dans la presse, et qui nous donnent à lire cette société fascinante.

  • Le japon familier raconté par des hommes qui y vivent.
    Ce livre est le fruit d'une longue et patiente enquête, une somme de travail impressionnante par sa richesse, sa profondeur et sa portée. sa force est celle des témoignages de ces japonais qui, à travers de très nombreux entretiens, acceptent d'ouvrir leur coeur et de parler sans détours. sans honte ni fausse pudeur, les voilà qui témoignent de leur désarroi et de leurs interrogations dans la société, dans leur famille, au travail et à tous les âges de la vie.
    Muriel jolivet s'est faite " écrivain public " pour ces pères qui n'en sont pas, ces hommes qui avouent être dépassés par leurs enfants, ces salariés prisonniers de leur entreprise, ces vies de couple à l'abandon, ces jeunes qui se cherchent. familière d'un pays oú elle vit depuis vingt-cinq ans, elle est allée à la rencontre de ceux qui craignent ou refusent d'entrer dans le système ou qui en sont exclus.
    Au détour de leurs récits, on découvre les " japonais moyens ". elle fait également parler ceux qui redonnent l'espoir du changement au japon, ceux qui ont décidé de vivre autrement et imaginent un monde nouveau.

  • Si les études quantitatives nous donnent des repères valables, Muriel Jolivet persiste à croire qu'on apprend davantage sur une société en la regardant trier ses ordures. C'est pourquoi Tokyo Memories est composé d'«instantanés» glanés ici et là, dans les couloirs, les sous-sols, le métro, les gares, les magasins, et l'on risque d'y découvrir l'envers d'un décor pour touristes, une manière autre de fonctionner, qui remet en question l'occidentalisation ou l'internationalisation des mentalités. On y découvre le Japon et les Japonais au quotidien. C'est un Japon tellement banal, qu'il en devient original, car il faut pour cela maîtriser la langue, connaître les gens, comprendre ce qu'il y a derrière les mots, les anecdotes, les non-dits et les sketchs télévisés. Au fil du récit, ceux que la société a rendus « transparents » à force de marginalisation ou de conformisme révèlent un Japon peut-être moins lisse qu'il n'y paraît.

  • Cet essai sur les jeunes Japonais est le fruit de cinq ans de discussion, d'observation, et de lecture intensive... et de plus de trente-sept ans de méditation en immersion totale dans la société japonaise.
    Lorsque je rédigeais ma thèse à l'université de Tokyo, le livre du psychiatre et psychanalyste Okonogi Keigo, Moratoriamu ningen no jidai (L'ère des jeunes en moratoire, 1978), faisait la une des cours et des séminaires. Okonogi a réalisé alors un formidable travail de prospective qui contenait en germe tous les phénomènes par lesquels les jeunes sont passés au cours des trente dernières années, de la student apathy aux " parasites célibataires ".
    Les stratégies pour continuer à " faire l'enfant " sont multiples et variées (on peut " cocooner " huit ans au lieu de quatre dans l'université japonaise, en tirant sur toutes les ficelles), mais le report incessant de l'entrée dans la jisshakai (ou la " vraie vie ") a des répercussions profondes sur le devenir du pays, surtout quand le moratoire matrimonial se traduit par la baisse de la natalité.
    Ce travail repose sur la lecture de plus d'une centaine d'ouvrages (dont plus des trois quarts en japonais) et d'une cinquantaine de dossiers, parus dans la presse japonaise, sur la visualisation d'une vingtaine de documentaires ou de feuilletons, ainsi que sur des observations directes, des interviews d'auteurs et des échanges quotidiens avec les jeunes Japonais, sans parler du travail de terrain, qui m'a amenée jusque dans un host club en passant par des maid cafés.
    Du même auteur aux Editions Philippe Picquier : Homo japonicus.

  • Pour la naissance de Joseph, son grand-père, un tailleur qui habitait de l'autre côté de la rue, lui offrit une magnifique couverture cousue de ses mains. Joseph grandit mais ne s'en séparait jamais, c'était son schmat doudou, mieux, dégoûtant vraiment, sa mère le jeta. Vite ! Joseph le récupéra dans la qu'une peluche, il la traînait partout. Un soir, voyant le schmat doudou sale et déchirépoubelle et, ni vu ni connu, traversa la rue pour se rendre chez son grand-père...

  • Sociologue française basée au Japon depuis plus de 30 ans, chercheur-enseignante à l'université de Sophia (Tokyo), Muriel Jolivet travaille sur de nombreux thèmes comme les rapports hommes-femmes, les jeunes, la mode ou les curiosités.
    Taku Nishimura, plus connu en France sous son nom de plume Jean-Paul Nishi, est un mangaka japonais qui a fait de Paris l'un de ses thèmes de prédilection. Il y vient pour apprendre les techniques de la bande dessinée franco-belge.

  • En ce début de XXIe siècle, tout objet, tout lieu, tout concept ou idée semble susceptible de devenir un jour patrimoine. Au-delà de l'entrée traditionnelle par l'expertise professionnelle et scientifique de la protection des monuments historiques et du ministère de la Culture, l'entrée en patrimoine est possible par de multiples portes. En effet, les processus qui tendent à désigner un objet matériel ou immatériel comme patrimonial se complexifient, à la fois du point de vue des valeurs qui lui sont attribuées et des acteurs impliqués.
    Cet ouvrage pose un regard nouveau sur les processus contemporains de construction d'un patrimoine à l'oeuvre à l'université. Ce mode de production et de transmission des savoirs n'échappe pas aux changements de paradigme évoqués précédemment. Le passé des activités scientifiques fait régulièrement l'objet de pratiques mémorielles, menées aussi bien par des chercheurs que par les hommes politiques ou encore par les médias. Mais quel est le sens de ces commémorations, de ces productions historiographiques ou procédés muséographiques ? Tendent-ils à instituer une partie des sciences en patrimoine ? À partir du cas de l'Université de Toulouse, les études présentées ici donnent à voir la multiplicité des processus engagés pour attribuer une valeur mémorielle et patrimoniale à une figure, à un lieu ou à un instrument scientifique.

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