• Taipei, fin des années 1980. Lazi, jeune étudiante en art quelque peu perdue, passe une grande partie de son temps seule à écrire et décoder ses obsessions jusqu'au bout de la nuit. Dépitée par son attraction vis-à-vis d'une camarade qui s'acharne à lui souffler le chaud et le froid, épuisée de danser sans relâche sur la frontière du désir et de la haine, Lazi va chercher du réconfort auprès de sa bande d'amis, tous vifs d'esprit, artistes plus ou moins moroses, amants autodestructeurs, rebelles et surtout queers, en quête acharnée de vie et d'émotions, qui découvrent l'amour, l'amitié et l'art.
    Dans son journal, Lazi écrit l'urgence de vivre, le désir, les sentiments brûlants... elle parle aussi de crocodiles qui portent des manteaux d'humains ! Les médias les traquent, craignent une épidémie : peuvent-ils se reproduire ? Quand, de leur côté, les crocodiles échangent sur leurs goûts littéraires et musicaux, adorent la glace à la crème, font des courses, prennent des bains...
    Un guide de survie pour les inadaptés de tous bords, pour tous ceux qui s'identifient parfois à un monstre caché dans un manteau humain.

  • Les Dernières lettres de Montmartre déploient, à travers une série de missives écrites par une narratrice sans nom, les tours et détours d'une relation amoureuse entre deux jeunes femmes. Éveil à la sexualité, passion dévorante, ruptures incessantes... Tout y passe, de la découverte de l'autre à l'expérience insoutenable de son absence. Entre Paris, Taipei et Tokyo, se dessine en creux une réflexion sur le brassage (souvent ardu) des cultures, des langues et des genres. À la croisée de Confession d'un masque de Mishima et des Souffrances du jeune Werther, ces Dernières lettres de Montmartre font de Qiu Miaojin une des étoiles filantes les plus remarquables de la littérature taïwanaise et chinoise.

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