• Ce recueil de contes tire sa source d'ateliers d'écritures menés auprès d'étudiants de l'Université Nationale de Chungbuk en Corée du sud. Partant de l'idée que les contes reflètent la vie d'un peuple, j'ai voulu satisfaire ma curiosité tout en permettant à ces étudiants de s'exprimer sur leur culture. C'est ainsi qu'ils m'ont donné les trames de ces histoires singulières, attachantes et drôles.
    Riche de ce substrat, j'ai par la suite sollicité mes collègues et amis coréens pour en savoir plus sur ces contes populaires issus de la tradition orale. Tous ces récits ouvrent la même porte sur la culture coréenne parfois déroutante à l'oeil occidental, mais toujours teintée d'une poésie propre à ces lointains pays d'Orient...
    Il était donc une fois...

  • Nous savons depuis bien longtemps qu'il existe des trésors de guerre, des trésors de pirates, des trésors perdus, oubliés, enfouis à jamais...
    Il y a quelques années, je vivais à Torreon dans l'Etat de Coahuila, dans le nord du Mexique, une région sauvage et méconnue. Là-bas, je rencontrais des hommes qui se transmettent depuis des lustres, de génération en génération, ces histoires insolites de fortunes à portée de pioche. Même si le fantasme des pesos en nombre fait tourner les têtes et altère bien souvent la réalité des faits, ces aventures sont pourtant loin d'être fantaisistes.
    Elles nous donnent à lire la grande histoire du Mexique et les figures de la révolution mexicaine y font des apparitions récurrentes. Je donne dans ces pages les détails, les aspects historiques, les caractères de tous les protagonistes, la nature et la valeur de ces trésors, les événements qui y sont rattachés et même, barbe d'or : les endroits où ils se trouvent. Avec ces histoires-là, il est donc possible de se mettre en chasse : les informations se recoupent, les cartes sont à jour, les emplacements précis...
    Attention cependant à une chose : les esprits de Pancho Villa, du général Calixto Contreras et autres companeros, rôdent toujours non loin de ces endroits et bien malin celui qui parviendra à les détourner de leurs trésors...

  • Nami, française par son père, coréenne par sa mère, découvre son pays maternel au fil des saisons. En Corée, les quatre saisons sont contrastées, le thermomètre navigue d'un extrême à l'autre. En été, la péninsule est sous l'influence de jangma, la mousson coréenne aux tonalités tropicales, mais il gèle à pierre fendre lorsque l'hiver sibérien arrive. Le printemps et l'automne offrent aux Coréens de doux répits qu'ils mettent à profit en se rendant en masse dans les montagnes pour admirer les couleurs de la nature.
    Dans ce pays qu'elle découvre, Nami retrouve aussi une famille avec laquelle elle va vivre l'intimité des fêtes qui ponctuent le calendrier.
    Les Saisons de Nami représente 16 petites histoires - 4 par saison - qui donnent aux enfants curieux, à travers les aventures d'une petite fille, les clés du Pays des matins calmes et de ses coutumes.

  • Il y a mille et une façon d'être économe, mais qui irait jusqu'à sucer les pattes d'une mouche ou tripoter des maquereaux sur l'étal d'un poissonnier pour épargner quatre sous ? Tout porterait à croire qu'il s'agit des pingreries de quelque mesquin, mais en Corée comme ailleurs, méfiez-nous des jugements hâtifs et venez découvrir l'histoire de ce vieux Jalingobi.

  • La Corée, longtemps ignorée, est désormais connue pour ses conglomérats, tels les géants Samsung et Hyundai, mais aussi pour ses percées culturelles : son cinéma est à l'affiche des plus grands festivals et les tubes de la K - P op sont dans presque toutes le s playlists. Toutefois, la Corée est aussi bien autre chose. Les contes libertins de La Porte des s ecrets lèvent un voile sur l'impudeur savoureuse d'une société toujours marquée par le confucianisme, cette morale ultra rigoureuse où officiellement toute débauche est fortement réprouvée. C'est donc un plaisir de présenter ces récits licencieux qui se racontaient dans les alcôves du dernier royaume de Corée.
    Les auteurs ont rassemblé et traduit ces textes d'une manière tout à fait originale, car Kim Hyeong - jun les a simplement et patiemment racontés en français, comme un conteur à la veillée, renouant ainsi avec la vieille tradition de transmission orale des contes populaires. Par la suite, Rodolphe Meidinger leur a donné une forme plus littéraire et pour ne pas agacer l'oeil du lecteur par d'incessantes notes de bas de page sur les aspects historiques, culturels et sociaux de ces narrations, il a intégré ces éléments dans son récit. Ainsi le lecteur non versé dans la société coréenne peut - il pleinemen t jouir de la finesse d'esprit, des non - dits et autres sous - entendus inscrits en filigrane dans les textes originaux.
    Enfin, ces narrations sont émaillées de lavis de Marcela Dvo ráková . Ces illustrations suggestives, inspirées des plus grands peintres érot iques coréens du XVIIIe siècle, offrent au lecteur d'autres clefs pour exercer son imaginaire sur la sensualité coréenne.

  • Le voyageur qui traverse la Bohême, cette partie occidentale de la République Tchèque, rencontrera assurément les êtres fabuleux et les héros traditionnels qui peuplent ces contrées.
    Teinté d'influences slaves, tsiganes et germaniques, les habitants y racontent des histoires étranges et énigmatiques qui ont pour décor le cadre majestueux des montagnes d'Europe centrale.
    Il était donc une fois...

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