• Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

    2 Autres éditions :

  • Dans un monde traversé de violence et de changements de toutes natures liés entre autres à notre vision à court terme du progrès, comment lancer une insurrection des consciences, quel sens donner à nos vies et comment agir ? Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, forts de leurs expériences riches et singulières, apportent ici un éclairage nouveau, pratique et spirituel sur les enjeux majeurs du XXIe siècle qui nous concernent tous.
    « Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'un système devenu fou et des logiques mortifères qui nous mènent à la catastrophe ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences. ».

    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir

  • Depuis mai 2017, Bruno Le Maire est ministre de l'Économie et des Finances auprès d'Emmanuel Macron. Acteur des trois premières années du quinquennat, il offre un éclairage unique sur les décisions économiques, industrielles, financières et fiscales qui ont été prises durant cette période. Il en explique les intentions et la cohérence en les confrontant à notre histoire nationale. Il nous donne un accès privilégié à la pratique du pouvoir comme aux événements et crises qui ont marqué ces années. Il fournit aussi des clés de compréhension de la vie politique des grandes nations occidentales, bousculées par la crise de la Covid-19 et par l'émergence de la Chine.
    Dans ce nouveau livre, Bruno Le Maire réaffirme le lien essentiel entre littérature et pouvoir. Il définit les enjeux qui façonneront la France et l'Europe de demain.

  • Leur folie, nos vies ; la bataille de l'après Nouv.

    Pendant le confinement, depuis sa cuisine, François Ruffin dessine le monde de demain.  On en était où ? Ah oui. On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir. Et soudain, la planète s'arrête. C'est une crise, avec son cortège de drames. Mais c'est aussi une fenêtre. L'occasion d'une bifurcation. La mondialisation, le tout-marché, c'était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ». L'espoir renaît. La crainte aussi. Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant... L'après se mérite. L'après est un champ de bataille. L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas. Durant les deux mois de confinement, François Ruffin, journaliste et député de la Somme, a animé sa radio-cuisine, « L'An 01 ». Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt... Des intellectuels, également, pour penser ce moment. En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité...

    1 autre édition :

  • «?Sommes-nous encore en démocratie?? Aujourd'hui, le fait même de poser la question est jugé indécent?: les citoyens n'ont aucune raison de se plaindre, eux qui vivent librement, ne sont pas en dictature. Elle paraît même suspecte, comme si s'interroger sur l'état de notre modèle démocratique signifiait en imposer un autre, autoritaire. Voilà à quoi est réduit le débat en France?; la juste mesure est la chose au monde la moins bien partagée.

    Face à la crise sanitaire et économique, notre vieille démocratie a certes tenu. Mais on ne mesure pas assez la défiance des peuples, comme si à aucun moment il ne fallait envisager qu'elle pût s'expliquer par le fait que ce serait la démocratie qui aurait joué contre eux. Dès lors que la révolte populaire, dont les Gilets jaunes ont constitué une première manifestation, a éclaté, nous ne pouvons ignorer la crise de la représentation que traverse notre pays?; et devons lancer une révolution raisonnable, pour faire tomber les nouvelles Bastille.?» Natacha Polony

  • Emmanuel le hardi

    Alain Duhamel

    "Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand ? ; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur.
    Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de "? hardi ? " semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable.
    Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance ? ; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre.
    Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi." A. D.

  • S'inspirant de sa carrière militaire comme des multiples rencontres que lui ont valu le succès de ses précédents livres, le général de Villiers dresse le portrait sans ambiguïté d'une France divisée, déboussolée, dépourvue de vision d'avenir dans un monde instable. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.
    « À la fin d'une conférence, une femme d'une cinquantaine d'années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu'elle a peur. «Peur pour samedi prochain.» Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d'aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l'ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre ? À cet instant, j'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale. ».

    Après ses deux premiers livres, Servir et Qu'est-ce qu'un chef ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d'une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d'un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s'en sortir. L'union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs. C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.

  • L'ultra-droite est de retour, obsédée par la fin de la République. Des attentats se fomentent sur notre sol. Des groupuscules se montent partout ; gagnent la bataille idéologique ; pénètrent les principaux mouvements de contestations dans le pays, saccagent nos institutions, l'Arc de triomphe lors d'une manifestation des Gilets jaunes. Leurs relais sont médiatiques, littéraires, politiques. La thèse du « grand remplacement » de Renaud Camus a irrigué bien au-delà des rangs extrémistes, pour s'imposer dans le débat public.
    Ils sont de plus en plus nombreux, sur le territoire, à se radicaliser autour des thèmes du déclin de la France, des crises économiques et sociales, de l'abandon du pays aux musulmans, de la faiblesse de l'État, au point que les services de renseignement pensent désormais inéluctable un affrontement entre communautés, dessinant l'ébauche d'une future guerre civile. Y sommes-nous déjà ? La société craquelle, la « dissidence », elle, s'organise. Alain Soral, Dieudonné, Boris Le Lay et autre prêcheur de haine sont interdits de Youtube Facebook ou Twitter, avant d'être poursuivis en justice et de devenir des martyrs de leur cause. Leurs sites sont fermés, ils en ouvrent de nouveaux. Quand leurs mouvements sont dissous, ils se reforment sous un autre nom. Actions coup de poing contre les immigrés - « kebabs, mosquées, on en a assez ! », camps d'été survivalistes, projets d'attaques, fermes à trolls, propagande numérique, etc. La DGSI craint l'attaque de loups solitaires de l'ultradroite et relève avec inquiétude l'apparition d'une frange de militants identitaires qui leur étaient jusqu'alors inconnus.
    Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon les ont rencontrés et font parler ceux qui s'estiment être les « Grands remplacés ». C'est à une plongée inquiétante que nous invitent ici les auteurs de Mimi. Portraits, réseaux, généalogie du combat, entrée dans la clandestinité : le feu couve.

  • Mes combats Nouv.

    Sa vie exemplaire, son amour des siens, sa fidélité sans faille aux valeurs de la République, son attachement à la cause des femmes, ont fait de Simone Veil un modèle de ce que doit être une personnalité politique de premier rang.
    À mesurer l'immensité des épreuves qu'elle a connues et surmontées, on comprend pourquoi tant de respect, d'admiration et d'affection entourent Simone Veil, la « mère courage » de notre génération.
    Robert Badinter.
    En dépit de sa pudeur, de sa réserve et à certains égards d'une réelle timidité, rares sont ceux, célèbres ou inconnus, qui n'ont pas trouvé auprès de notre mère une solution à leur problème, un conseil ou une écoute attentive et réconfortante. Jean et Pierre-François Veil.

    Combats pour la mémoire de la Shoah, pour l'Europe, pour l'émancipation des femmes..., cet ouvrage réunit les textes d'une vie d'engagements et de convictions que Simone Veil a souhaité partager.

    1 autre édition :

  • « Les Cahiers de l'Avenir en commun » permettent d'aborder le projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon à travers 4 thèmes : Démocratie et 6ème République, Le Progrès social et humain, La bifurcation écologique, et Pour une France indépendante.

    Après une introduction de Jean-Luc Mélenchon, chaque Cahier présente les sujets et les principales propositions. Pour terminer, un questionnaire consultatif permet aux lecteurs d'exprimer leur avis et de contribuer au programme.

    Ce mode de diffusion d'un programme et de consultation citoyenne est une première en France : il doit permettre aux lecteurs d'acquérir une vision globale du programme et d'en discuter.

    Le premier cahier traite de la crise démocratique et de la proposition phare du programme de Jean-Luc Mélenchon : convoquer une assemblée constituante en vue d'élaborer une nouvelle constitution, celle de la 6e République.

  • «L'islamisme, L'islamisme, L'islamisme, L'islamisme, L'islamisme, L'islamisme, l'idéologie l'idéologie l'idéologie l'idéologie la plus puissante puissantepuissantepuissante àl'oeuvre l'oeuvre l'oeuvre dans dans le monde contemporain, contemporain, contemporain,contemporain, aprivé privé l'Islam l'Islam l'Islam de parole, parole, parole,manipulant manipulant manipulantmanipulantmanipulantla religion, religion, pour s'insinuer s'insinuer s'insinuer s'insinuer pleinement pleinement pleinement dans dans la sociétésociété société française, française,française, française, française,française,pour la combattre combattre combattre et finalement finalement s'en s'en s'en séparerséparer séparer .VoiciVoici Voicicomment comment des millions millions de musulmansmusulmans musulmans musulmans se trouvent trouvent trouvent pris en otage otageparparparles lesmilitants militants politiques politiquesislamistes islamistes islamistes islamistes .VoiciVoici Voicicomment comment une sociétésociété société se réveilleréveille réveille réveille attaquéeattaquée attaquéeattaquée attaquéepar un ennemi ennemi pervers perverspervers qui stigmatise,stigmatise, stigmatise, stigmatise,stigmatise,insulte, insulte, insulte,calomnie calomnie calomnie quiconque quiconque combat combatce serpentserpent serpent venimeuxvenimeux venimeux .VoiciVoici Voicicomment comment notre notremodèle modèle modèlerépublicain, républicain,républicain, laïc laïclaïcet socialsocial socialsocialse découvre découvre sournoisementsournoisement sournoisement sournoisement sournoisement miné, laissant laissant laissantlaissantlaissant auxaux élites élites le soinsoin de mettre mettretardivement tardivementtardivement tardivement àjour ce que le peuple peupleressent ressentressent depuis depuis un certain certaincertain certaintemps .
    «Le présent présent manifeste manifeste manifeste s'inscrit s'inscrit s'inscrit dans dans le constat constatconstatet les lessolutionssolutions esquissées esquisséesesquissées esquisséespar parle PrésidentPrésident Président Président de la RépubliqueRépublique République .Il espère éclairer éclaireréclaireréclairer le lecteur lecteur sursur la situationsituation situationsituation situationd'urgence d'urgence d'urgence d'urgence d'urgence que notre notrenotrepays pays connaît .Il n'a n'a pas d'autre d'autre d'autre ambitionambition que celle, celle, celle,celle,comme d'autres d'autres d'autres avantavantavantavant lui, lui, d'aider d'aider d'aider àcerner cernercerner notre notreennemi ennemi :l'islamisme, l'islamisme, l'islamisme, terreau terreau terreaudu terrorisme terrorisme terrorisme terrorisme .
    «Une prise prisede conscience conscience est aujourd'hui aujourd'hui nécessaire, nécessaire, nécessaire,nécessaire, nécessaire,vitale vitalevitalemême .ElleElle est de salutsalutsalut public public.PuissePuisse PuissePuissecet argumentaireargumentaire argumentaire venirvenir venirexposer exposer exposer au lecteur lecteur lecteur les lesraisons raisonsprofondes profondesprofondes qui nous ont conduit conduitau texte de loi confortant confortant le respect respect respectdes principes principesde la RépubliqueRépublique République .»

  • « Ce vendredi 13 novembre 2015, je suis avec deux amis à un concert de rock, au Bataclan. Nous sommes là pour boire des bières, écouter de la bonne musique. La vie, quoi.
    À environ 21 h 40, c'est par un bruit de pétards que l'Histoire me percute. Le temps, en me retournant, de voir un terroriste, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s'accélère, je suis projeté en avant dans la fosse. Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un «cagibi» à droite de la scène. Nous n'en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid.
    Les jours suivants, je suis pris dans un tourbillon. Je dois gérer le deuil de mon ami Vincent et mon retour au travail. L'esprit bombardé de questionnements et de sollicitations, je décide d'écrire un journal pour coucher mes réactions à chaud, me vider, me reconstruire.
    Le texte est tel quel, brut, sans relecture et réécriture, avec la violence et l'absence de recul critique que cela peut entraîner.
    Avant d'être victime d'attentat, je suis enseignant et historien, j'ai travaillé sur l'Islam médiéval et sur les usages politiques de l'histoire. Avec les attentats, la violence du réel a frappé ma conscience du réel.
    Cinq ans après les attentats, deux ans après la fin de ce journal, il était temps de faire le bilan. »

  • Président cambrioleur

    Corinne Lhaïk

    • Fayard
    • 25 Novembre 2020

    « Les Français ne savent pas qui je suis. » Emmanuel Macron se plaint souvent de ne pas être compris. Ce livre est une enquête critique au coeur de sa personnalité, de son parcours, de sa manière de gouverner. Le huitième président de la Ve République s'est construit sur la transgression personnelle, familiale et politique. Son audace, son courage, son goût du risque peuvent fasciner. Ce président cambrioleur, on l'admire plus qu'on ne l'aime. On le hait plus qu'on ne le déteste.
    Son goût de la séduction jette un doute sur son authenticité. Macron prend la couleur du bain où il est plongé, il est l'homme de sincérités successives, contradictoires à force d'être multiples : quand est-il vrai ?
    Deux crises exceptionnelles, les gilets jaunes, puis la Covid-19, bouleversent son quinquennat. En révèlent les manques. Il tente de les combler, sans renier ses intentions d'origine, sans reconnaître qu'il est surpris, toujours dans la rationalisation a posteriori : au fond, ces choses-là, il les avait bien senties...
    Les crises sont pourtant un juge impitoyable et soulignent une faiblesse de ce président : sa difficulté à faire les choses. Elles lui offrent une scène où peut s'épanouir sa nature théâtrale. La normalité n'existe pas dans le métier de président, une bonne dose d'ego est indispensable à son exercice. À la condition de l'efficacité pour le pays.
    À la fois récit de l'intérieur, biographie, portrait, ce livre raconte le président. Il approche de près la réalité d'un homme qui verrouille son intimité. Fait inédit, la plupart des protagonistes de cette histoire romanesque, mais vraie, ont accepté de livrer leur témoignage :
    Emmanuel Macron, Brigitte Macron, leurs proches, le premier cercle du pouvoir, et tous ceux qui ont croisé, combattu, affronté ce président a-normal. Séduits ou déçus.

  • Ce voyage intérieur raconte une expérience d'accession au pouvoir jusqu'à son abandon, nous en faisant vivre et partager les espérances et les échecs.
    Un récit intime et sentimental qui passe de l'enthousiasme au doute, de l'inquiétude au conflit. La dimension humaine de l'action politique nous fait découvrir la difficulté d'agir, de concrétiser, d'exercer sa volonté au fil de dossiers qui deviennent ici des feuilletons, des imbroglios, parfois des romans noirs Arnaud Montebourg est à la fois un homme sincèrement engagé dans l'action et un narrateur toujours sur le fil du doute. Les portraits qu'il dresse sont cruels et joyeux, sa peinture des situations rocambolesque, parfois trépidante, ses confessions troublantes de vérité sur ce monde des puissants qu'il faut pourtant bien contrôler, diriger et conduire.
    Le « démondialisateur » raconte de l'intérieur la fermeture des hauts fourneaux de Florange, la quasi-faillite de Peugeot, la vente à la découpe d'Alstom aux Américains par une poignée de dirigeants... Il se bat contre la technostructure, observe la faiblesse des individus confrontés aux rapports de force des sommets internationaux. Il assiste à la naissance du Macronisme dans le ventre de François Hollande, à l'effondrement d'un quinquennat perdu, engage la bataille de la marinière Made in France pour une reconquête industrielle, affronte le mur de l'austérité de l'Union Européenne, jusqu'à la confrontation dans le coeur du collège gouvernemental, menant à la rupture.
    Son retour à la vie au milieu des abeilles est comme un retour à la terre lointaine d'une sincérité retrouvée.
    Ce livre est le récit d'une ligne de vie brisée par les circonstances, mais une ligne de vie une et indivisible, dans la force intime de sa cohérence.

  • Un temps troublé

    Lionel Jospin

    • Seuil
    • 3 Septembre 2020

    Ce livre est politique. Le lecteur y trouvera des rappels historiques, des analyses économiques, des réflexions sur la société et sur la réalité internationale.
    Mon regard porte sur la vie politique et ses forces, il s'élève vers le sommet de l'État où plus que jamais le pouvoir se concentre et il embrasse les craintes, les colères et les espérances des citoyens.
    Membre du Conseil constitutionnel pendant quatre ans, j'ai scrupuleusement respecté la neutralité et la réserve de celui qui avait revêtu, symboliquement s'entend, la toge du juge constitutionnel. Quand j'ai retrouvé en 2019 ma tenue de citoyen et ma liberté de parole, j'ai entrepris d'écrire ce livre.
    Le paysage politique de notre pays avait changé. J'ai voulu comprendre pourquoi et comment. J'ai aussi observé ce qui en résultait, non plus comme un acteur mais comme un témoin.
    Que s'est-il passé en 2017 ? Où en sommes-nous en 2020 ? Quelles perspectives s'offrent pour 2022 ? La promesse chimérique d'un « nouveau monde » est restée lettre morte. Notre pays est loin d'adhérer à ce qu'on lui propose aujourd'hui : un néolibéralisme orné de progressisme. Nous vivons un temps troublé.
    J'examine aussi trois confrontations mondiales à mes yeux décisives pour notre avenir commun : entre la démocratie et le despotisme, entre les migrations et les nations, entre l'expansion de l'homme et la sauvegarde de la vie sur terre.
    La postface de ce livre est consacrée à la pandémie qui en cette année 2020 a bouleversé le monde.

  • Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Ils ont l'oreille du « Président » et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Elysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces « visiteurs du soir » qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses « visiteurs ». Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme « Visiteurs du soir » apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces « visiteurs », au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des « visiteurs » de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • La mise en oeuvre d'un revenu universel d'existence et la promotion de l'écologie sociale sont les deux réponses les plus adéquates pour surmonter les crises que nous traversons et assurer la relève de notre société. L'alternative au statu quo ou au repli nationaliste sous le seul prétexte de reconstituer une souveraineté industrielle disparue, est l'écologie sociale. Il faudra engager une transition écologique et énergétique radicale au niveau européen et permettre le changement d'échelle de l'économie sociale et solidaire. Mais le passage à une autre société plus tempérante, plus respectueuse des personnes et de l'ensemble du vivant suppose que nous changions aussi notre regard sur le travail. Reconnaissons que notre société s'est lourdement trompée en préférant systématiquement les biens aux liens, la valeur économique à la valeur sociale. Dans plusieurs pays occidentaux, la proposition d'un revenu universel d'existence ou d'un revenu de base est réapparue avec la crise du Covid. La réponse sociale française est insuffisante et reste arrimée aux cendres d'un monde qui se consume sous nos yeux. L'accès au chômage partiel est conditionnel et de surcroît réservé aux salariés. Il est loin de couvrir les besoins de tous, notamment des indépendants, dont la propagation de l'épidémie et les décisions de confinement du gouvernement ont brutalement réduit les revenus à néant. Un revenu universel et inconditionnel réparerait cette injustice. Qui peut affirmer que d'autres crises sanitaires mondiales liées aux conséquences écologiques du néolibéralisme n'auront pas lieu à court terme ? S'il faut bien sûr prévenir ces crises en reconstituant une réponse sanitaire efficace, il faut nous prémunir de leurs conséquences économiques et sociales tragiques. Le revenu universel et inconditionnel est l'antidote social à la répétition de ces crises sanitaires. Il est enfin un outil incomparable d'émancipation. On peut aujourd'hui avoir un emploi et un salaire sans vivre décemment, sans être véritablement libre ni maître de son destin. En libérant chacun d'une dépendance exclusive au revenu qu'il tire de l'emploi, le revenu universel donne une capacité de négociation et de choix à chaque individu. En ce sens, il permet l'exercice d'une citoyenneté intégrale, y compris dans l'ordre économique. L'émancipation sociale passe par cette pratique individuelle de la liberté. Nous ne fabriquerons pas de société plus coopérative, moins égoïste et moins cupide sans donner davantage d'autonomie et de liberté à chaque citoyen.

  • Le livre : Pour Stéphane Hessel, le " motif de base de la Résistance, c'était l'indignation. " Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais " cherchez et vous trouverez " : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au " toujours plus ", à la compétition, la dictature des marchés financiers, jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites, Sécurité sociale. Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l'homme. en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu'il appelle à une " insurrection pacifique ".

    1 autre édition :

  • Les liquidateurs Nouv.

    Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.
    Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
    À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les « anciens » députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des « gilets jaunes », de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un « nouveau monde » qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • L'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.
    Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République.
    Il a tout vu et (presque) tout connu.
    De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses !
    Il a aimé travailler pour l'intérêt général.
    Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques.
    Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé.

  • Malgré le naufrage et la multiplication des alertes, le cap est à ce jour inchangé : c'est l'adaptation de toutes les sociétés au grand jeu de la compétition mondiale. Une marée de gilets jaunes a pourtant surgi sur le pont, bientôt rejointe par d'innombrables mutineries pour défendre les retraites, l'éducation et la santé. Reste, pour aller du cap aux grèves, à conjurer l'obsession du programme et du grand plan, qui paralyse l'action. Et à passer de la mobilisation virtuelle des écrans à la réalité physique des luttes et des lieux.
    À travers le récit de son propre engagement, Barbara Stiegler dit la nécessité de réinventer notre mobilisation là où nous sommes, en commençant par transformer les endroits précis et concrets de nos vies.

  • Passions

    Nicolas Sarkozy

    « Toute ma vie j'ai eu de la chance, beaucoup de chance, peut-être même trop de chance quand je pense à tous ceux qui n'ont d'autre choix que d'affronter la grisaille d'un quotidien désespérant et, souvent, douloureux. Ce n'est pas que les épreuves m'ont été épargnées. J'ai eu mon lot d'échecs professionnels et personnels. J'ai même l'impression d'avoir parfois dû payer un prix élevé au succès, et à la notoriété. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai connu l'ennui.

    D'aussi loin que je me souvienne, j'ai pu vivre avec passion, rencontrer des interlocuteurs souvent hors normes, et me confronter à des événements dont l'histoire pourra garder le souvenir. La passion et le besoin d'engagement ont toujours été présents au coeur de mon identité. Au fond, si je ne connais pas le «pourquoi» de cette inclination si ancrée en moi, au moins ai-je eu l'envie d'expliquer le «comment». J'ai pris beaucoup de temps avant de m'engager sur ce chemin d'une vérité que je veux la plus sincère possible, même si je sais qu'elle sera, par nature, relative. »

    1 autre édition :

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