Vallotton est inadmissible

À propos

Le nom de Vallotton, le plus souvent, " dit quelque chose " mais sa peinture est assez méconnue.
Félix Vallotton est né à Lausanne en 1865 et mort à Paris en 1925. Naturalisé français sans renoncer à être suisse, il demeure fondamentalement en exil, en exil dans le territoire mais aussi dans la peinture. S'il est d'abord apparenté aux nabis, s'il a été l'ami de Vuillard, il est surtout le seul de son espèce, inclassable, inqualifiable, inadmissible. À l'exemple de Cézanne qu'il admire, et même si sa peinture n'a rien à voir avec la sienne - il n'est pas un suiveur, on l'aura compris -, il ne se contente jamais, il travaille avec acharnement, il refuse que ses tableaux soient séduisants. On dit de sa peinture qu'elle est froide, en réalité elle n'est jamais neutre : elle est violente, parfois même cruelle, ses nus par exemple font grincer des dents. Lui-même est un rebelle, anarchiste, dreyfusard de la première heure, mais là encore il est irrécupérable. Son mariage avec une grande bourgeoise, fille de marchands d'art, lui valut d'être qualifié de traître par ses amis.
La peinture de Vallotton ne raconte pas des histoires, ne berce pas d'illusions, ne jette pas des paillettes aux yeux. Mais dans le noir, on se sent épaulé par elle.


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  • Auteur(s)

    Maryline Desbiolles

  • Éditeur

    Seuil

  • Distributeur

    Mds

  • Date de parution

    26/09/2013

  • Collection

    Fiction Et Cie

  • EAN

    9782021134858

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    48 Pages

  • Longueur

    18.5 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    0.4 cm

  • Poids

    60 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Maryline Desbiolles

Maryline Desbiolles vit depuis longtemps dans l'arrière-pays niçois. Pour s'y rendre on peut passer par la banlieue-est de Nice, un quartier populaire qui s'appelle l'Ariane. Elle a toujours aimé ce nom au point d'en faire aujourd'hui un livre, "Aïzan". Publiée pour la première fois à l'École des loisirs, Maryline Desbiolles écrit depuis l'âge de six ans, quand elle a commencé à noircir les marges de ses cahiers d'écolière pendant les leçons de lecture, ce qui lui a valu de nombreuses heures de piquet. Remarquée en 1998, pour son roman "La Seiche", elle a reçu le prix Femina en 1999 pour "Anchise". Depuis, elle n'a cessé de publier.

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