La mort d'Ivan Ilitch

À propos

Tolstoï a écrit La mort d'Ivan Ilitch entre 1884 et 1886, trois ans avant La sonate à Kreutzer, Maître et serviteur est de 1898 ; avec Résurrection, c'est sa dernière oeuvre d'imagination a avoir été publiée de son vivant. Les analogies qui existent entre ces deux longues nouvelles sont frappantes : Ivan Ilitch, le fonctionnaire modèle et le maquignon Brékhounov subissent chacun une crise terrible qui aboutit à une résurrection ou plutôt à une seconde naissance. Sous l'action, l'un, de ses atroces douleurs physiques, l'autre de la terreur et de l'abandon, ils retrouvent leur vraie personnalité ; leur âme se dépouille de tous les sentiments, de toutes les idées qu'elle avait contractées dans la vie sociale, se voit nue, se juge et renonce à soi pour renaître pure à une vie nouvelle qui est, du point de vue des humains, la mort. Dans l'immense production de Tolstoï, ces deux textes occupent certainement une place de premier plan : jamais son art n'a été plus condensé et en même temps plus riche. Jamais Tolstoï n'a atteint à une plus parfaite simplicité, à une plus pure nudité. Si "classique" est synonyme de mesure, d'équilibre et de goût, La mort d'Ivan Ilitch et Maître et serviteur sont des oeuvres classiques où l'on sent, sous l'harmonie formelle, la tension formidable de la pensée de Tolstoï, l'inquiétude et la passion qui l'agitent. Cette perfection est instable, donc vivante, et c'est précisément ce qui en fait la beauté. B. de S.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782234016187

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Poids

    175 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Grand format

Léon Tolstoï

Léon Tolstoï (1828-1910) est un des géants des lettres russes. Ses romans et ses nouvelles se mêlent de réflexion morale et philosophique. Mobilisé lors de la guerre de Crimée (1853-1856), il témoigne de son expérience militaire dans les Récits de Sébastopol (1855). Guerre et Paix (1869), une reconstitution historique des guerres napoléoniennes, est aussi une réflexion sur la violence des conflits. Entrepris en 1873, Anna Karénine trouvera sa forme définitive en 1877, après que Le Messager russe, qui le publiait en feuilleton, eut désapprouvé son dernier chapitre. Tolstoï entame alors une quête spirituelle et morale qui se reflète dans La Mort d'Ivan Ilitch (1886), La Sonate à Kreutzer (1889) et plus encore dans Résurrection (1899), dont le héros rencontre la figure du Christ. À la fin de sa vie, il devient un maître à penser, prônant une vie simple et morale. Apôtre de la non-violence, il inspire directement le Mahatma Gandhi et Romain Rolland.

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