Trois jours chez ma tante Trois jours chez ma tante
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Trois jours chez ma tante

À propos

Après vingt ans d'absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête. Elle lui fait savoir qu'elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter. Une discussion s'engage entre eux et ça démarre très fort. À nouveau, le romancier cerne au plus près de l'action qu'il raconte et s'interdit toute évasion ou interprétation. Quand on lit un roman d'Yves Ravey, on voudrait entrer, par effraction, pour un instant, dans la tête de l'auteur. Cela afin de mesurer ses intentions, ses sentiments surtout, d'évaluer quelles pensées le guident, quelle idée préside à l'invention de l'histoire qu'il est en train de nous conter. Comme si le résultat, c'est-à-dire le roman construit, écrit, publié, avec son intrigue bien délimitée, avec ses personnages, leurs noms, leurs actions, etc., ne suffisait pas et qu'un lourd mystère planait, que la lecture ne dissipe pas - bien au contraire... Et pourtant, au départ comme à l'arrivée, tout semble limpide : pas de complications psychologiques, pas de narration emberlificotée, à plusieurs niveaux, pas de troubles étalés, disséqués, de la conscience des personnages. Dans le précédent roman, Sans état d'âme (Minuit, 2015), les ressorts de l'intrigue étaient actionnés avec une certaine subtilité : il y avait comme un tremblement. Ici, ces mêmes ressorts sont visibles, la ligne narrative est volontairement épurée... Et cependant, le mystère demeure. Et même exposé à la pleine lumière, il n'est pas levé à la fin du livre. Comme dans un roman policier, on reste suspendu à l'action, dans l'attente de son dénouement. C'est bien le destin des protagonistes qui est en jeu, leur avenir, leur vie et leur mort. Simplement, cette action, si minutieusement décrite fût-elle, sans échappée ni digression, donne au lecteur un sentiment de forte (mais indéterminée) inquiétude. Chef d'orchestre, Yves Ravey ne cherche à imposer aucun point de vue - même si un lointain arrière-fond de préoccupations politiques et sociales, morales aussi, est présent. Finalement, le charme très singulier de son art est concentré dans la diffusion et l'organisation de cette inquiétude. Patrick Kéchichian, La Croix, 7 septembre 2017

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782707345486

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    160 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    124 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Yves Ravey

Yves Ravey est né à Besançon en 1953. Il a publié depuis 1992 seize ouvrages aux Editions de Minuit. Ses quatre derniers romans sont Enlèvement avec rançon (2010), Un notaire peu ordinaire (2013), La Fille de mon meilleur ami (2014) et Sans état d'âme (2015).

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