Le faon

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Eszter est célèbre. Pourtant, son enfance, pauvre et frustrante, la hante. Son père, aristocrate ruiné et avocat trop honnête, refuse de défendre les causes qu'il n'estime pas justes. Sa mère donne des cours de piano aux enfants du voisinage. La famille tente de survivre dans une Hongrie rurale au quotidien difficile. Eszter monnaye chacun de ses services, s'occupe de l'intendance de la maison. tandis qu'Angela, sa voisine, riche et entourée d'amour, évolue dans un « paradis ». On lui a même offert un faon ! Rongée par la jalousie, Eszter échafaude un plan qui brisera ce bonheur trop parfait. Des années plus tard, Eszter est une actrice au sommet de son art, indépendante, mais très seule. Ses fantômes la tourmentent, l'empêchent de vivre. Elle rencontre pourtant l'amour. Jusqu'au jour où elle découvre que l'homme qu'elle aime est marié à Angela, celle qu'elle a tant haïe dans son enfance, la petite fille parfaite de son village natal ! Sa rancoeur, son amertume, la jalousie qui l'ont modelée et « pétrifiée », la conduisent à tout détruire de nouveau. Magda Szabó distille la jalousie, goutte à goutte. Eszter se confie, se confesse et expie dans un monologue intense, désespéré et tranchant. Ce portrait de femme contradictoire, mais lucide, qui ne maîtrise ni ses sentiments ni ses pulsions, se dessine comme une tragédie grecque. Eszter sera la première à pâtir de ses propres maux. Née à Debrecen en 1917, dans une famille cultivée de la grande bourgeoisie protestante, Magda Szabó était, de son vivant, considérée comme un auteur « classique » de la littérature hongroise. Certains la nommaient « le Mauriac protestant » car elle peignait les passions refoulées des habitants de la Grande Plaine. Ses premiers livres paraissent au lendemain de la Seconde Guerre, et elle est accueillie comme un des grands espoirs de la littérature hongroise. Cependant, en 1948, alors que sa patrie tombe dans la « corbeille » soviétique, elle rejoint le groupe littéraire « Nouvelle Lune » qui s'oppose violemment au régime en place, et qui décide, entre autres, d'utiliser le silence et de ne plus publier. C'est seulement au début des années soixante que Magda Szabó accepte à nouveau de publier et qu'elle rencontre un immense succès, tant dans son pays qu'à l'étranger. Certains de ses livres furent traduits aux éditions du Seuil dans les années 70, puis la France l'oublia. C'est en 2003 que les éd. V.H. publient La Porte qui obtient le Prix Femina Étranger. Elle décède en 2007.

Poche
9.00 €
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Autres informations

  • EAN 9782878585780
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 236 Pages
  • Longueur 18 cm
  • Largeur 12 cm
  • Épaisseur 1 cm
  • Poids 184 g
  • Distributeur Interforum

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles


Biographie

Magda Szabó - Magda Szabó est née à Debrecen en 1917, dans une famille cultivée de la grande bourgeoisie.ÿConsidérée comme un véritable classique vivant de la littérature hongroise, certains la nomment « le Mauriac protestant », car elle peint souvent les passions refoulées des habitants de la Grande Plaine peuplée majoritairement par des parpaillots.ÿSes premiers livres paraissent au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et elle est saluée comme un des grands espoirs de la littérature. Après 1948, pour des raisons politiques, elle disparaît de la scène littéraire. Pendant une longue période, elle vit de travaux de traduction et d'enseignement.ÿC'est à la fin des années cinquante qu'elle rencontre un immense succès. En 1959, elle reçoit le prix Attila Jozsef et, en 1978, le prix Lajos Kossuth. Sa notoriété ne fait que grandir.ÿEn 1987, son roman La Porte connaît un succès international. Ce chef-d'½uvre n'est pas immédiatement traduit en France, alors qu'il l'est en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. En 1992, elle obtient le prix Betz Corporation aux États-Unis.

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